mardi 15 mai 2012

 
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2e journée : nouveau beamPosted by Picasa

Bruno Bettelheim

S'il arrive aux parents de deviner correctement les raisons pour lesquelles l'enfant a été ému par un conte de fées, ils feront bien de garder pour eux leur découverte. Les expériences et les réactions du jeune enfant sont pour la plupart inconscientes et elles doivent le rester jusqu'à ce qu'il ait atteint un âge plus mur qui lui permet de mieux comprendre, il est toujours indiscret d'interpréter les pensées inconscientes d'un individu et de lui rendre conscient ce qu'il désire cacher dans sa préconscience, et cela est particulièrement vrai pour les enfants. Il est aussi important, pour le bien-être de l'enfant, qu'il sente que ses parents partagent ses émotions en prenant plaisir au même conte, que de savoir qu'ils ignorent ses pensées les plus intimes jusqu'au moment où il aura décidé de les révéler. Si les parents indiquent qu'ils les connaissent déjà, ils empêchent l'enfant de leur faire le plus précieux des cadeaux en partageant avec eux ce qu'il a de plus secret de de plus intime. Et comme, par surcroît, les parents sont beaucoup plus puissants que l'enfant, leur dominance peut paraître sans limites (et donc envahissante et destructive) s.ils donnent à l'enfant l'impression qu'ils peuvent lire dans ses pensées avant même qu'il ait commencé à en prendre conscience.
111. Syllogisme modal. -- Le syllogisme modal est celui qui se compose de propositions modales, c'est-à-dire, de propositions dans lesquelles le mode de convenance ou de non convenance de l'attribut au sujet est exprimé. Exemple :
Il est impossible que l'homme descende du singe,
Or Jean est nécessairement un homme,
Donc il est impossible que Jean descende du singe.
(Leçons de Logique)

lundi 14 mai 2012

 
on commence par la façade et les cotés suivrontPosted by Picasa
 
Première journée ... et on recommence à zéro... par le toît Posted by Picasa

Bruno Bettelheim

Comme nous ne pouvons pas savoir à quel âge précis un conte de fées particulier a le plus d'importance pour un certain enfant, il est impossible de choisir parmi les innombrables contes celui qu'il convient de lui raconter.  Seul l'enfant, par l'intensité de ses réactions émotives à l'égard de tel ou tel conte, peut montrer que son inconscient, ou son conscient, est atteint. Naturellement, la mère (ou le père) commencera par raconter à l'enfant un conte qu'elle a aimé pendant sa propre enfance ou qui lui plaît sur le moment. Si l'enfant n'est pas accroché par l'histoire, c'est le signe que ses thèmes n'ont pas éveillé chez lui, à cette époque de sa vie, une réaction significative. Le mieux est de lui raconter un autre conte le lendemain soir. Il montrera bientôt que tel conte a pour lui de l'importance, par sa réaction immédiate ou en demandant inlassablement qu'on lui répète. Si tout va bien, l'enthousiasme de l'enfant deviendra contagieux et le conte prendra également de l'importance  pour le narrateur adulte, ne serait-ce que parce qu'il voit le plaisir de l'enfant, Le moment viendra, finalement, où l'enfant aura tiré de son  histoire préférée tout le bénéfice qu'il pouvait en attendre; peut-être aussi les problèmes qui le faisaient réagir à cette histoire auront-ils été remplacés par d'autres qui seraient mieux exprimés par un autre conte. Il peut alors se désintéresser du premier pour se passionner davantage encore pour un autre. Pour le choix des contes de fées, il est toujours bon de se laisser guider par l'enfant.
110. Le syllogisme absolu.-- Le syllogisme absolu est celui qui formé de propositions absolues, c'est-à-dire, de propositions dans lesquelles le mode de convenance ou de non convenance de l'attribut au sujet n'est pas exprimé. Exemple :
Les animaux ont des facultés sensitives,
Or le cheval est un animal,
Donc le cheval a des facultés sensitives. 
(Leçons de Logique)

G&G à Paris

 
Première étape - Paris 5 joursPosted by Picasa

G&G à Paris

 
Après 5 jours passés à Paris nous avons dû visiter des églises pour nous faire pardonner nos péchés. Devinez lequel?Posted by Picasa
Gaétan x et Ghislainexxx

dimanche 13 mai 2012

109. Syllogisme composé. - Le syllogisme composé est celui qui est orné de propositions composées. Exemple :
La philosophie, l'histoire sont très utiles,
Or la philosophie, l'histoire sont des sciences,
Donc quelques sciences sont utiles.
(Leçons de Logique)

Canadian Red Select Chokecherry

 
Superbe cet arbre - et les enfants aussi........Posted by Picasa

Bruno Bettelheim

Ces exemples expliquent pourquoi je me concentre dans ce livre sur les thèmes principaux et ils montrent que les contes de fées ont une puissante signification psychologique pour les enfants te tout âge, qu'ils soient fille ou garçon, quels que soient l'âge et le sexe des héros. Les contes ont une signification personnelle très riche parce qu'ils permettent des changements d'identification selon les problèmes que doit affronter l'enfant. A la lumière de sa première identification avec la Margot qui était heureuse de se laisser mener par Jeannot, et de sa seconde identification avec la Margot triomphant de la sorcière, le jeune fille dont je parle plus haut a pu évoluer vers son indépendance d'une façon plus sure et plus enrichissante. Quant au petit garçon dont il a été question tout à l'heure, après avoir été rassuré par la sécurité offerte par la tour, il a pu, un peu plus tard, se réjouir de savoir que son propre corps pourrait lui assurer une sécurité beaucoup plus stable.

Bonne Fête des Mères !

samedi 12 mai 2012

108. Syllogisme simple. - Le syllogisme simple est celui qui est formé de propositions simples. Exemples :
La vertu est aimable,
Or l'humilité est une vertu,
Donc l'humilité est aimable.
(Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

''Rapunzel'' (Raiponce) nous raconte que la sorcière a enfermé l'héroïne dans la tour quand elle avait douze ans.L'histoire de ''Raiponce'' semble donc être également celle d'une fillette pubère et d'une mère jalouse qui veut l'empêcher de devenir indépendante; c'est un problème caractéristique de l'adolescence, qui est résolu lorsque Raiponce épouse le prince. Mais un petit garçon de cinq ans a tiré de cette histoire un réconfort d'un genre tout différent. Le jour où il apprit que sa grand-mère, qui s'occupait de lui pendant la journée, devait aller à l'hôpital (sa mère travaillait et il n'y avait pas de père à la maison) il demanda qu'on lui lise l'histoire de Raiponce à ce moment critique de sa vie, deux éléments du conte avaient pour lui de l'importance. Il y avait d'abord le fait que le substitut de la mère (la sorcière), en enfermant l'héroïne dans la tour, la mettait en sécurité; ce comportement égoïste avait aux yeux de l'enfant,  et dans les circonstances où il se trouvait, quelque chose de rassurant. Un autre thème de l'histoire avait pour cet enfant encore plus d'importance : le fait que Raiponce trouve le moyen d'échapper à son triste sort en s'aidant de son propre corps --ses tresses, qu'elle  laisse prendre le long de la tour et qui permettent au prince de grimper jusqu'à elle. L'enfant était rassuré de savoir qu'il pourrait le cas échéant se servir de son corps comme d'une bouée de sauvetage pour garantir sa propre sécurité. Cela nous montre que le conte de fées -- parce qu'il concerne d'une façon imaginative les problèmes humains essentiels -- peut avoir beaucoup à offrir à un petit garçon même si le personnage principal de l'histoire est une adolescente. 

vendredi 11 mai 2012

Les pompiers en visite à l'école de Zach

 
ce matin..... Chris a pris un avant-midi de congé afin d'être à l'école avec les autres pompiers!!Posted by Picasa
107. Syllogisme oratoire. -- Le syllogisme oratoire est celui dont les propositions et les termes sont arrangés comme on le fait dans le langage courant. Exemple : En ce monde ceux qui ne se soumettent pas à la volonté. de Dieu sont malheureux. Il est facile de ramener ce syllogisme oratoire à un syllogisme scolastique. (Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

Le thème central de  ''Blanche Neige'' est l'histoire d'une enfant pubère surpassant de différentes façons sa méchante belle-mère qui, par jalousie, lui refuse  une vie indépendante, ce qui symbolise par le fait que la marâtre essaie de supprimer l'héroïne. L'histoire avait pourtant, pour une certaine petite fille de cinq ans, un sens profond très éloigné de ces problèmes de puberté. Sa mère était froide et distante, ce qui laissait l'enfant désemparée. Le conte lui montra qu'elle avait tort de se désespérer : Blanche-Neige, trahie par sa belle-mère, était sauvé par des êtres du sexe masculin : les nains et, plus tard le prince. Cette enfant ne s'est pas désespérée de l'éloignement de sa mère et, encouragée par l'exemple de Blanche-Neige, s'est tournée vers son père qui réagit favorablement. La conclusion heureuse du conte a permis à l'enfant de sortir de l'impasse où l'avait fourvoyée le peu d'intérêt que lui manifestait sa mère. Ainsi, le même conte de fées peut délivrer un message important à un enfant de treize ans aussi bien qu'à un autre e cinq ans, bien que leurs interprétations personnelles soient très différentes.

jeudi 10 mai 2012

DIFFÉRENTES ESPÈCES DE SYLLOGISMES
106. Syllogisme scolastique. -- Le syllogisme scolastique ou en forme est celui qui se compose de trois propositions arrangées de manière que la troisième découle nécessairement des deux autres. Exemple :
Celui qui accomplit son devoir est heureux,
Or Jean accomplit son devoir,
Donc Jean est heureux.
(Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

D'autres traits de la même histoire peuvent offrir à l'enfant plus âgé un réconfort et un guide dont il a grand besoin. Je connais une jeune fille qui, au début de son adolescence, à été fascinée par ''Jeannot et Margot'' et qui s'est trouvé soulagée de lire et de relire l'histoire et de bâtir des fantasmes autour d'elle. Étant enfant, elle était dominée par un frère légèrement plus âgé qu'elle. Il lui avant, en quelques sorte, montré le chemin comme le fait Jeannot en semant des cailloux qui lui permettent de revenir avec sa soeur à la maison familiale. Étant parvenue à l'adolescence, cette jeune fille continua de compter sur son frère, et ce passage du conte avait pour elle quelque choses de rassurant. Mais, en même temps, elle souffrait de la domination de son frère. Sans qu'elle en eut conscience à l'époque, sa lutte pour son indépendance tournait autour de l'image de Jeannot. L'histoire disait à son inconscient qu'en se laissant guider par son frère (Hansel) elle reculait au lieu d'avancer (ils reviennent s'accrocher à leurs parents); un autre détail avait pour elle un sens: c'est Jeannot, au début de l'histoire, qui est le chef, mais c'est Margot qui, à la fin, conquiert la liberté et l'indépendance pour son frère et pour elle en réduisant la sorcière à l'impuissance. Cette jeune fille, étant parvenue à l'âge adulte, finit par comprendre que le conte l'avait beaucoup aidée  à se dégager de sa dépendance vis-a-vis de son frère et lui avait montré que cette dépendance précoce n'engageait absolument pas l'avenir. Ainsi, un conte qui, pour une certaine raison, avait eu pour elle un sens quand elle était enfant, l'avait guidée au cours de son adolescence pour une raison toute différente. 

mercredi 9 mai 2012

105. Conclusion directe et indirecte. -- La conclusion d'un syllogisme est directe lorsque ses termes y occupent la même place que dans les  prémisses. Exemple:
Les enfants intelligents et laborieux sont estimables,
Or les enfants de M.S. sont intelligents et laborieux,
Donc les enfants de M.X. sont estimables.
La conclusion d'un syllogisme est indirecte lorsque ses termes n'y occupent pas la même place que dans les prémisses. Exemple :
La vertu est une source de joie,
Or la vertu est une bonne habitude,
Donc une bonne habitude est une source joie.
(Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

Par exemple, dans mon étude sur ''Jeannot et Margot'', (Hansel et Gretel, Frères Grimm) j'ai insisté sur les efforts que faisaient les deux héros du conte pour s'accrocher à leurs parents alors que le moment était venu pour eux de se tourner tout seuls vers le monde extérieur, et j'ai insisté également sur la nécessité de dépasser l'oralité primitive, symbolisée par l'engouement des deux enfants pour la maison en pain d'épice. Il semblerait donc que ce conte de fées a le maximum de choses à offrir au jeune enfant que s'apprête à faire ses pemiers pas dans le monde. Il donne corps à ses angoisses et lui montre que se appréhensions, même sous leur forme la plus exagérée (la peur d'être dévoré), sont injustifiées : les deux héros sortent victorieux de leurs aventures et leur ennemi le plus menaçant, la sorcière subit une défaite totale. On pourrait donc parfaitement soutenir que ce conte a le maximum d'attrait et de valeur pour l'enfant à l'âge où les contes de fées commencent à exercer leur action bénéfique, c'est-à-dire vers quatre ou cinq ans.

mardi 8 mai 2012

104.Modes du syllogisme. -- Les modes  du syllogisme sont les différentes combinaisons dont sont susceptibles les prémisses d'un syllogisme en égard à leur quantité (universelle ou particulière) et à leur qualité (affirmative ou négative). (Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

Si ce livre  n'avait été consacré qu'à un ou deux contes, il aurait été possible de mettre en valeur un plus grand nombre de leurs facettes; mais je n'aurais pas pu pour autant sonder leur profondeur: Chaque histoire, en effet, à des significations à trop de niveaux différents. L'importance qu'un conte peut avoir pour un certain enfant, et à un âge particulier, dépend de son niveau de développement psychologique et de ces problèmes dominants du moment. Tandis que j'écrivais ce livre, il m'a paru raisonnable de me contrer sur les significations essentielles des contes, tout en me rendant compte que je négligeais d'autres aspects qui pouvaient être significatifs pour tel ou tel enfant en raison des difficultés qu'il devait affronter.

lundi 7 mai 2012

103. Troisième figure du syllogisme. -- Quand le moyen terme est sujet et dans la majeure et dans la mineure, le syllogisme est appelé syllogisme de la troisième figure. Exemple :
Tous les papes ont été infaillibles,
Or quelques papes furent des allemands,
Donc quelques allemands ont été infaillibles.
Ici le moyen terme est papes. (Leçons de Logiques)

Bruno Bettelheim

La première de ces limites vient du fait que, de nos jours (1976), un petit nombre seulement de contes de fées ont une notoriété universelle. Certains points abordés dans ce livre  auraient pu être illustrés avec plus d'éclat si j'avais pu me référer à des contes moins connus. Il aurait fallu en effet inclure le texte de ces contes, ce qui aurait donné à l'ouvrage des dimensions excessives. J'ai donc décidé de limiter mon choix à quelques contes de fées encore populaires, et de montrer leur sens caché et leur rapport avec  les problèmes de croissance de l'enfant et notre compréhension de nous-mêmes et du monde.  Dans la seconde partie du livre, plutôt que d'essayer inutilement une étude exhaustive je me suis contenté d'examiner sur certains points quelques-uns des contes les plus connus, pour leurs significations et pour le plaisir que l'on peut en tirer.

dimanche 6 mai 2012

 
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Bruno Bettelheim

Malgré l'objectif  relativement restreint  de cette étude, qui est de montrer comment les contes de fées aident les enfants à régler les problèmes psychologique de la croissance et à intégrer leur personnalité, j'ai dû m'imposer des limites sérieuses.
102. Deuxième figure du syllogisme. -- Si le moyen terme est attribut et dans la majeure et dans la mineure, le syllogisme appartient à la deuxième figure. Exemple :
Tout homme peut pécher,
Or aucun ange ne peut pécher,
Donc aucun ange n'est homme.
Dans cet exemple le moyen terme est peut pécher. (Leçons de Logique)

samedi 5 mai 2012

Bruno Bettelheim

De nombreuses autres histoires des frères  Grimm commencent par (ou contiennent) des allusions religieuses ''Le Vieillard rajeuni'' commence ainsi ;  ''A l'époque ou Notre-Seigneur marchait encore sur la terre, il s'arrêta un soir, avec saint Pierre, à la maison d'un forgeron..." Dans un autre conte, "Le Pauvre et le Riche'', Jésus comme n'importe quel autre héros de conte de fées, est fatigué de marcher. Voici le début de cette histoire : '' Dans les temps d'autrefois, quand le bon Dieu se promenait encore en personne parmi les hommes, sur la terre, il se trouva qu'un soir, alors qu'il était bien fatigué, la nuit vint Le surprendre avant qu'il eût pu trouver une auberge. Devant lui, sur la route, se trouvaient deux maisons qui se faisaient vis-à-vis...'' Mais aussi importants et fascinants que soient ces aspects religieux des contes de fées, ils échappent à la portée et au propos de ce livre et ne seront donc pas étudié ici.
101. Première figure du syllogisme. --  Lorsque le moyen terme est sujet dans la majeure et attribut dans la mineure, le syllogisme appartient à la première figure. Exemple :
Toute science mérite le respect,
Or la philosophie est une science,
Donc la philosophie mérite le respect.
Dans ce syllogisme le moyen terme est science. (Leçons de Logique)

vendredi 4 mai 2012

Bruno Bettelheim

La plupart des contes de fées remontent à des époques où la religion tenait une place importante dans la vie; c'est pourquoi ils sont en rapport direct ou indirect avec des thèmes religieux. Les contes des Milles et Une Nuits sont pleins de référence à la religion islamique. De nombreux contes occidentaux ont un contenu religieux; mais ils sont pour la plupart négligés de nos jours et inconnus du large public uniquement parce que, pour beaucoup, ces thèmes religieux n'éveillent plus d'associations significatives.L'oubli dans lequel est tombé ''L'enfant de Marie'', l'une des plus belles histoires des frères Grimm, est bien la preuve de ce désintéressement. Cette histoire commence exactement comme ''Jeanno et Margot'', des mêmes auteurs :''A la lisière d'une grande foret vivaient un bûcheron et sa femme...'' Comme dans ''Jeanno et Margot'',  le couple est si pauvre qu'il est devenu incapable d'assurer sa subsistance en même temps que celle de leur petite fille de trois ans, Émue par leur détresse, la Vierge Marie leur apparaît et leur offre de s'occuper de l'enfant qu'elle amène avec elle au ciel. La petite fille vit une vie merveilleuse jusqu'à ce qu'elle atteigne l'âge de quatorze ans. A ce moment-là comme dans les différentes versions de ''Barbe-Bleue.'', la vierge confie à la fillette les clés de treize portes; elle a le droit d'en ouvrir douze, mais pas la treizième. L'enfant  est incapable de résister à la tentation, et, questionnée par la Vierge, elle ment. En punition, elle est renvoyée sur la terre, elle est muette. Elle subit une série d'épreuves puis, étant sur le point de mourir sur un bûcher, elle éprouve le désir de confesser sa faute. La Vierge, aussitôt, la sauve du bûcher, délie sa langue et lui donne ''le bonheur pour toute son existence''.  La leçon de l'histoire est celle-ci : si nous nous servons de  notre voix pour proférer des mensonges, nous sommes perdus; autant être privé de la parole, comme l'héroïne de l'histoire, Mais si nous utilisons notre voix pour nous repentir, pour reconnaître nos fautes et dire la vérité, nous pouvons nous racheter.
 
Ah! quelle belle photo - Salem, Mass (merci Martin)Posted by Picasa
100. Différentes espèces de figures. -- Il y a trois figures de syllogisme. En effet le moyen terme peut occuper trois places différentes dans la majeure et la mineure. (Leçons de Logique)

jeudi 3 mai 2012

Bruno Bettelheim

Les contes de fées abondent également en thèmes religieux : de nombreuses histoires bibliques sont de la même nature qu'eux. Les associations conscientes et inconscientes qu'évoquent les contes de fées dans l'esprit de l'auditeur dépendent de son cadre général  de référence et de ses préoccupations personnelles. Les personnes religieuses trouveront donc en eux des éléments d'importance dont il ne sera pas question ici.
99. Figures du syllogisme. -- La figure d'un syllogisme est la place successivement occupée par le moyen terme dans les prémisses. (Leçons de Logique)
 
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mercredi 2 mai 2012

Bruno Bettelheim

** ''Un exemple illustrera très bien cet aspect des contes de fées. Dans l'histoire des Grimm ''Les sept corbeaux'',  sept frères vont puiser de l'eau dans une cruche pour le baptême de leur petite soeur. Ils perdent la cruche et sont transformés en corbeaux. La cérémonie du baptême annonce le début d'une existence chrétienne. On peut considérer que les sept frères représentent ce qui a du disparaître pour laisser la place à la chrétienté. S'il en est ainsi, ils symbolisent le monde païen, où les sept planètes représentaient les dieux du ciel. La petite fille qui vient de naître est alors la nouvelle religion qui ne peut  se propager que si les anciennes croyances ne gênent pas son développement. La chrétienté (la soeur) ayant vu le jour, les frères représentent le paganisme, sont relégués dans l'ombre. Mais en tant que corbeaux, ils vivent au sein d'une montagne, à l'autre bout du monde, ce qui laisse supposer qu'ils continuent de vivre dans un monde souterrain subconscient. Ils ne retrouvent leur apparence humaine que lorsque leur petite soeur sacrifie l'un de ses doigts, ce qui est  conforme à l'idée chrétienne que seuls ont accès au ciel ceux qui sont prêts, s'il le faut, à sacrifier la partie de leur corps qui les empêche d'atteindre la perfection. La nouvelle religion, le christianisme, peut libérer ceux qui se sont attardés dans le paganisme. ''

Bruno Bettelheim

Les folkloristes abordent les contes de fées sous l'angle de leur discipline; les linguiste et les critiques littéraires examinent leur  signification pour d'autres raisons. Il est intéressant de noter, par exemple, que certains voient dans le thème du Petit Chaperon rouge avalé par le loup le thème de la nuit absorbant le jour, de la lune éclipsant le soleil, de l'hiver remplaçant les saisons chaudes, du dieu avalant la victime propiatoire, etc. Aussi intéressantes que puissent être ces interprétations, elles n.apportent pas grand-chose aux parents et aux éducateurs qui veulent connaître le sens qu'un conte de fée peut avoir pour l'enfant dont l'expérience, après tout, est bien  éloignée d'une explication du monde fondée sur des concepts où interviennent la nature et les déités.
98. A quoi sert le syllogisme. - Le syllogisme est une excellent moyen de découvrir l'erreur. Celle-ci, pour se faire accepter, se présente aux lecteurs toute enveloppée des ornements et des grâces du style. Dépouillée de ses atours par le syllogisme qui l'exhibe en trois phrases courtes, sèches, précises. elle a moins de chance de se faire admettre. C'est ce qu'enseignent de grands esprits comme Bossuet qui avait soin d'ôter du discours ''les figures et le autres ornement de parole''... pour mieux ''voir ce que la logique fait dans ces ouvrages et ce que la rhétorique y ajoute'' Selon Kant, ''tous les vices de raisonnement se découvrent très facilement quand on les fait ressortir en mettant un argument en forme'' Et pour Cousin, ''tout raisonnement qui ne peut être mis sous cette forme, est un raisonnement dont il faut se défier''. - En employant le syllogisme, l'esprit humain acquiert de la précision et de la pénétrationé ''L'art syllogisme, écrit V.Cousin, est une escrime puissante qui donne à l'esprit l'habitude de la précision et de la rigueur. C'est à cette male  école que sont formés nos pères, et il n'y a que de l'avantage à y retrnir la jeunesse actuelle'' (Leçons de Logique)
http://www.lapresse.ca/debats/le-cercle-la-presse/actualites/201204/30/48-201-la-crise-etudiante-cessons-de-rever-en-couleurs.php


à lire  - Cessons de rêver en couleur - Pierre Calvé - L'auteur a été professeur au département de linguistique et à la faculté d'éducation de l'Université d'Ottawa de 1969 à 2001. Il a été doyen de cette faculté de 1994 à 1997. Il est détenteur d'un doctorat en linguistique de l'Université Georgetown, à Washington D.C.

mardi 1 mai 2012

Bruno Bettelheim

En tant qu'oeuvre d'art, les contes de fées présentent de nombreux aspects qui vaudraient d'être explorés en dehors de leur signification et de leur portée psychologique qui font l'objet de ce livre. Notre héritage culturel, par exemple, trouve son expression dans les contes de fées et il est transmis à l'esprit de l'enfant par son intermédiaire **.Un autre livre pourrait étudier en détail la contribution unique que les contes de fées peuvent apporter effectivement à l'éducation morale de l'enfant, sujet qui n'est qu'effleuré dans les pages qui suivent.
97. Quatrième loi des propositions : La conclusion suit la partie la plus faible. -- Si l'une des prémisses est négative la conclusion est négative; si l'une des prémisses est particulière, la conclusion est particulière. En effet, si l'une des prémisses est négative, c'est parce que l'un des extrêmes ne convient pas au moyen terme. Et la conclusion sera négative. Exemple :
Tous ceux qui offensent Dieu ne sont pas ordinairement heureux,
Or les pêcheurs offensent Dieu,
Donc les pêcheurs ne sont pas ordinairement heureux.
Cette conclusion est juste, évidemment.
Si l'une des prémisses est particulière, c'est parceque l'un des extrêmes ne convient qu'en partie ou partiellement au moyen terme. C'est cette partie de l'extrême convenant au moyen terme qui sera exprimée dans la conclusion. Celle-ci sera donc particulière. Exemple :
Quelques souverains ne sont pas aimés,
Or tous les souverains sont les représenants de l'autorité,
Donc tous les représentant de l'autorité ne sont pas aimés.
Cette conclusion et fausse. Il faut dire quelques représentants de l'autorité... (Leçon de Logique)

lundi 30 avril 2012

Bruno Bettelheim

Ils sont uniques, non seulement en tant que forme de littérature, mais comme oeuvre d'art qui sont plus que toutes les autres totalement comprises par l'enfant. Comme toute production artistique, le sens le plus profond du conte est différent pour chaque individu, et différent pour la même personne à certaines  époques de  sa vie. L'enfant saisira des significations variées du même conte selon ses intérêts et ses besoins du moment. Lorsqu'il en aura l'occasion, il reviendra au même conte quand il sera prêt à en élargir les significations déjà perçues ou à les remplacer par d'autres.
96. Troisième loi des propositions : On ne peut rien conclure de deux prémisses  particulières. -- Comme l'extension d'une proposition et  la quantité même du sujet de cette proposition, les propositions particulières ont donc toujours comme sujets des termes particuliers. -- On peut supposer trois cas:
Premier cas. - Les deux prémisses particulières peuvent être négatives. Alors en vertu de la première loi des propositions (94)  toute conclusion est impossible.
Deuxième cas. - Les deux prémisses particulières peuvent être affirmatives.
Exemple :                                      Quelques savants sont incroyants,
 Or quelques incroyants sont illettrés,
Donc quelques savants sont illettrés.
Ici la quatrième loi des termes n'est pas observée. Le moyen terme incroyants est pris dans  deux sens différents. En réalité, ce syllogisme contient quatre termes quant au sens.
Troisième cas. - Les deux prémisses particulières peuvent être, l'une affirmative, l'autre négative.
Exemple :                                 Quelques étudiants sont paresseux
Or quelques hommes ne sont pas paresseux,
Donc quelques étudiants ne sont pas homme.
Dans ce syllogisme, la deuxième loi des termes n'est pas observée. Dans la conclusion, parce qu'attribut
d'une proposition négative, le terme hommes est universel. Dans les prémisses, il est particulier. Ou encore :
Quelques étudiants ne sont pas hommes,
Or quelques étudiants sont paresseux,
Donc quelques paresseux ne sont pas hommes
Ici la quatrième loi des termes n'est pas observée. Étudiants, moyen terme, est deux fois particulier.
(Leçons de Logique)
 
Bravo Sabrina, je suis fière de toi!Posted by Picasa

Moyennes des mois d'avril

 
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Météo / Brome avril 2012


Neige : 7.0
Pluie : 94.8
Maximum : 8.8 / 27.5 le 16 avril
Minimum:  1.5 / -8.0 le 1er avril
Nuages: 07/10
Vents : 10km / 25km le 27 avril
dominants NW

Brome / Avril 2012

 
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dimanche 29 avril 2012

Bruno Bettelheim

Le plaisir et l'enchantement que nous éprouvons quand nous nous laissons aller à réagir à un conte de fées viennent non pas de la portée psychologique du conte (qui y est pourtant pour quelque chose) mais de ses qualités littéraires.  Les contes sont en eux-mêmes des oeuvres d'art. S'il n'en étaient pas, ils n'auraient pas un tel impact psychologique sur l'enfant.
95. Deuxième loi des propositions : De deux prémisses affirmatives, on ne peut pas déduire une conclusion négative. Cette loi et, pour ainsi parler, l'inverse de la précédente. Quand les deux prémisses sont affirmatives, les deux extrêmes (grand et petit terme) conviennent au troisième (moyen terme) C'est cette convenance qu'exprime la conclusion, et partant elle doit être affirmative.
Exemple : Le vice est détestable,
Or la paresse est un vice
Donc la paresse est détestable.
C'est la bonne conclusion. Et non pas celle-ci : Donc la paresse n'est pas détestable. (Leçons de Logique)

samedi 28 avril 2012

Bruno Bettelheim

J'ai essayé de montrer dans cette étude comment les contes de fées représentent sous une forme imaginaire ce que doit être l'évolution saine de l'homme et comment ils réussissent  à rendre cette évolution séduisante, pour que l'enfant n'hésite pas à s'y engager. Ce processus de croissance commence par la résistance aux parents et la peur de grandir et finit quand le jeune s'est vraiment trouvé, quand il a atteint l'indépendance et la maturité morale et quand, ne voyant plus dans l'autre sexe quelque chose de menaçant ou de démoniaque, il est capable d'établir avec lui des relations positives. En bref, ce livre explique pour quelles raisons les contes de fées contribuent d'une façon importante et positive à la croissance intérieure de l'enfant.
94.  Première loi des propositions : Si les deux prémisses sont négatives, pas de conclusion possible. --  La conclusion des le résultat de la comparaison faite dans les prémisses. Si les deux extrêmes (sujet et attribut de la conclusion) conviennent au moyen terme, la conclusion sera affirmative, Si l'un des extrêmes ne convient pas au moyen terme, la conclusion sera affirmative. Si l'un des extrêmes  ne convient pas au moyen terme, le petit et le grand terme (sujet et attribut de la conclusion) ne conviendront pas entre eux dans la conclusion, et celle-ci sera négative. Il ne peut donc pas y avoir de conclusion, lorsque les deux extrêmes ne conviennent pas au moyen terme, parce que, dans ce cas, il n'y a pas eu de comparaison. Et les deux prémisses sont négatives précisément lorsque le grand et le petit terme ne conviennent pas au moyen  terme.
 Exemple : L'homme n'est pas un minéral
Le minéral n'est pas un animal
Que conclure? Rien, c'est évident. (Leçons de Logique)

vendredi 27 avril 2012

Bruno Bettelheim

Le conte de fées, forme d'art unique.
Le conte de fées, tout en divertissant l'enfant, l'éclaire sur lui-même et favorise le développement de sa personnalité. Il a tant de significations à des niveaux différents et enrichit tellement la vie de l'enfant qu'aucun autre livre ne peut l'égaler.
93. Quatrième loi des termes : Le moyen terme doit être universel au moins une fois. -- Le moyen terme est répété deux fois dans les prémisses. Supposons qu'il soit particulier les deux fois; dans ce cas on aura quatre termes quant au sens. Le particulier est une fraction de l'universel et deux fractions de l'universel sont différentes et constituent deux termes complètement distincts.

jeudi 26 avril 2012

Bruno Bettelheim

Comme l'enfant moderne, qui se sent souvent isolé, le héros de contes de fées poursuit parfois sa route dans la solitude; il est aidé par les choses primitives avec lesquelles il est en contact : un arbre, un animal, la nature, toutes choses dont l'enfant se sent le plus proche que  ne l'est l'adulte. Le sort de ces héros persuade l'enfant que, comme eux. il peut se sentir abandonné dans le monde comme un hors-la-loi, il peut tâtonner dans l'obscurité mais que, comme eux, au cours de sa vie, il sera guidé pas à pas et recevra toute l'aide dont il pourra avoir besoin. Aujourd'hui, plus encore que par le passé, l'enfant a besoin d'être rassuré par l'image d'un être qui malgré son isolement, est capable d'établir des relations significatives et riches en récompenses avec le monde qui l'entoure.
92. Troisième loi des termes : Le moyen terme ne doit jamais se trouver dans la conclusion.. -- La conclusion énonce que le petit et le grand terme conviennent ou ne conviennent pas entre eux suivant que tout deux ou l'un d'eux conviennent ou ne conviennent pas, dans les prémisses, au moyen  terme. La comparaison se fait donc dans les deux première propositions. Et le moyen terme n'est exigé que pour la comparaison. S'il se rencontre dans la conclusion, il n'est donc pas à sa place. Exemple :
La Mère Marie de l'incarnation fut une grande sainte,
Or la Mère Marie de l'incarnation a été la première supérieure des Ursulines de Québec.
Donc la première supérieure des Ursulines de Québec a été une grande sainte --et la Mère Marie de l'Incarnation.
La ''Mère Marie de l'Incarnation'' et le moyen terme de ce syllogisme. Ce  terme est de trop dans la conclusion. (Leçons de Logique)

mercredi 25 avril 2012

Bruno Bettelheim

Les enfants de nos jours, ne grandissent plus dans la sécurité d'une famille extensive, ni dans des communautés bien intégrées. Il est donc important, beaucoup plus qu'à l'époque où les contes ont été inventés, de procurer à  l'enfant moderne des images de héros qui doivent  s'aventurer tout seuls dans le monde et qui, sans savoir au départ comment leurs aventures finiront, découvrent des endroits où ils se sentent en sécurité, tout en suivent le droit chemin avec une confiance solide.
91. Deuxième loi des termes : les termes, dans la conclusion, de doivent pas avoir une extension plus grande que dans les prémisses. La conclusion donne le résultat de la comparaison faite dans les prémisses entre le petit, le grand et le moyen terme. Si le petit et le grand terme conviennent au moyen terme dans les prémisses, ils doivent convenir entre eux dans la conclusion; si l'un ne convient pas au moyen terme dans les prémisses, il ne peuvent convenir entre eux dans la conclusion. Il faut donc que ce soit exactement les mêmes termes dans la conclusion. Autrement, la conclusion ne serait pas le résultat de la comparaison. Exemple :    Tout  prête a le pouvoir d'absoudre les péchés,
Or tout prêtre est homme,
Donc tout homme a le pouvoir d'absoudre les péchés.
Dans les prémisses, parce qu'attribut d'une proposition affirmative, homme est un terme particulier, en effet tout prêtre est quelque homme. Dans la conclusion, parce qu'affecté du terme tout,  homme est universel. Par conséquent, ayant une extension particulière dans la mineure, et une extension universelle dans la conclusion, le terme homme n'est plus exactement  le même. Aussi bien ce syllogisme est faux.
 (Leçons de Logique)

mardi 24 avril 2012


Une amitié de longue date qui se termine.(74 ans)
Ta route  s'achève dans la dignité;
Tu as combattu cette terrible maladie avec sérénité.
Repose en paix
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Bruno Bettelheim

Le héros de conte de fées (l'enfant) ne peut se trouver qu'en explorant le monde extérieur ; et, ce faisant, il découvrira aussi '' l'autre'' avec qui il pourra ensuite vivre heureux, c'est-a-dire sans avoir jamais à connaître l'angoisse de séparation. Le conte de fée est orienté vers l'avenir et sert de guide à l'enfant, dans des termes que peuvent saisir son conscient ou son inconscient; il l'aide à renoncer à ses désirs infantiles de dépendance et à parvenir à une existence indépendante plus satisfaisante.
90. Première loi des termes : Trois termes sont exigés :le grand, le petit et le moyen. -- Cette loi et basée sur l'essence même du syllogisme. Celui-ci , consiste dans la comparaison de deux termes, appelés extrêmes, avec un troisième nommé moyen terme. Donc, s'il y a plus ou moins que  trois  termes, la comparaison ne se fait point, et partant, il n'y a pas de syllogisme possible. ---Notons que les termes doivent être trois quant au sens. Il se peut rencontrer parfois quatre termes dont deux ont le même sens. Alors la loi est observée.
Exemple :
Bossuet est un grand orateur,
Or Bossuet est un mot de trois syllabes,
Donc un mot de trois syllabes est un grand orateur.
Dans ce syllogisme, quant aux mots, il y a trois termes, mais quant au sens, il y en a quatre, puisque Bossuet orateur et Bossuet mot de trois syllabes sont deux Bossuet distincts.
Les pape est partout respecté,
Or celui qui est partout respecté a bonne réputation.
Donc le chef de l'Église a bonne réputation.
Quant aux mots, ce syllogisme possède quatre termes; quant au sens, il n'en a que trois, parce que pape et chef de l'Église ont la même signification. (Leçons de Logique)

lundi 23 avril 2012

89. Lois du syllogisme. - Pour que la conclusion soit légitimement déduites des prémisses, il est nécessaire d'observer certaines lois dites ''lois du syllogisme'' Ces lois sont aux nombres de huit, dont quatre  pour les termes, et quatre pour les propositions.
A. LOIS DES TERMES :
I      1. Trois termes sont exigés : le grand, le petit et le moyen terme.
II     2. Les termes dans la conclusion, ne doivent pas avoir une extension plus grande que dans les prémisses.
III    3. Le moyen terme ne doit jamais se trouver dans la conclusion.
IV    4. Le moyen terme doit être universel, au moins une fois.
B.  LOIS DES PROPOSITIONS :
V     1. Si les deux prémisses sont négatives pas de conclusion possible.
VI    2. De deux prémisses affirmatives on ne peut pas déduire une conclusion négative.
VII   3. On ne peut rien conclure de deux prémisses particulières.
VIII  4. La conclusion suit toujours la partie la plus faible. (Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

Les gens mal informés peuvent voir dans ces conclusions de contes de fées une façon irréaliste de satisfaire les aspirations de l'enfant : c'est rester aveugle au message important que délivrent ces fins de contes. L'enfant apprend qu'en formant une véritable relation interpersonnelle il échappera à l'angoisse de séparation qui le hante (c'est le thème principal de nombreux contes et leur conclusion est toujours heureuse). Ces contes disent aussi que cette conclusion est impossible si l'enfant (contrairement à ce qu'il croit et espère) s'accroche éternellement aux jupes de se mère. S'il essaie de se délivrer de l'angoisse de séparation et de l'angoisse de mort en s'accrochant désespérément à ses parents, il subira le sort de Jeannot et Margot qui ont été obligés de quitter la maison familiale.
(Mathieu's first move of the day was an act of kindness, giving his balloon to Sabrina who lost hers in a fiery explosion yesterday. He does another one when we're at IGA and asks the cashier for a balloon in his cute accented voice: "Est ce que je peux avoir un ballon? Est- ce que je peux en prendre un pour ma soeur?".

He just asked her by himself, surprising me and her. If he wants something he's ready to ask for it which is good.'')

dimanche 22 avril 2012

Bruno Bettelheim

Le conte de fées, au contraire, prend très au sérieux ces angoisses et ces dilemmes existentiels et les aborde directement : le besoin d'être aimé, et la peur d'être considéré comme un bon à rien; l'amour de la vie et la peur de la mort. En outre, il présente des solutions que l'enfant peut saisir selon son niveau de compréhension. Les contes de fées, par exemple, posent le problème du désir d'une vie éternelle en concluant parfois : ''Et s'ils ne sont pas morts, ils vivent encore à l'heure qu'il est.'' D'autres, qui se terminent ainsi : ''Et ils vécurent toujours heureux''. ne font pas croire un instant qu'il n'y a qu'une façon de moins souffrir de la brièveté de la vie : en établissant un lien vraiment satisfaisant avec l'autre. Quand on a réussi cela, dit le conte, on a atteint le point culminant de la sécurité affective de l'existence et on dispose de la relation la plus permanente dont puisse disposer l'homme; et cela seul peut dissiper la peur de la mort, le conte dit aussi que quand on a trouvé le véritable amour adulte, on n'a pas à désirer une vie éternelle, et c'est ce qu'exprime la conclusion d'autres contes de fées : ''Et ils vécurent désormais pendant de longues années de bonheur''
88. Terminologie du syllogisme. - Dans le syllogisme, il y a trois termes et trois propositions. Les trois termes se nomment : grand terme, moyen terme et petit terme. A leur  tour les propositions s'appellent proposition majeure, proposition mineure et conclusion. --Le grand terme est l'attribut de la conclusion; le petit terme est le sujet de la conclusion; le moyen terme est celui qui est à la fois et dans la première et dans la deuxième proposition. -- La proposition majeure est celle qui contient et le grand et le moyen terme; la proposition mineure est celle qui contient et le petit et le moyen terme. Les deux premières propositions -- propositions majeure et mineure -- s'appellent antécédent ou prémisses. Le grand et le petit terme sont aussi appelés extrêmes. (Leçons de Logique)

samedi 21 avril 2012

LE SYLLOGISME
87. Définition du syllogisme. -- Le syllogisme est le signe sensible, l'expression du raisonnement. C'est un discours formé de trois propositions dont l'une appelée conclusion ou conséquent, découle nécessairement des deux autres, nommées prémisses ou antécédent.
Tous les hommes sont mortels.
Socrate
est un homme.
Donc Socrate est mortel
.(Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

Les conflits intérieurs profonds, qui ont leur origine dans nos pulsions primitives et dans nos émotions violentes, sont ignorés dans la plupart des livres modernes pour enfants qui n'aident donc en rien ceux-ci à les affronter. Mais l'enfant est sujet à des accès désespérés de solitude et d'abandon, et il est souvent en proie à des angoisses mortelles. Très souvent, il est incapable d'exprimer ces sentiments par des mots ou ne le fait que par des moyens détournés : il a peur de l'obscurité ou d'un animal quelconque, ou il est angoissé par son corps. Comme les parents se sentent mal à l'aise quand ils observent ce émotions chez leur enfant, ils ont tendance à les négliger, ou ils amoindrissent à partir de leurs propres angoisses, croyant ainsi calmer les peurs de l'enfant.

vendredi 20 avril 2012

 
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86. Espèces de raisonnements. - Il y a deux espèces de raisonnements : le raisonnement déductif et le raisonnement inductif. Le  raisonnement déductif est l'acte par lequel l'esprit humain déduit légitimement un jugement particulier d'un jugement universel. --- Le raisonnement inductif est l'opération par laquelle l'esprit humain déduit un jugement universel d'un jugement particulier.
Exemple : Raisonnement déductif ou Déduction :
Tous les enfants bien élevés sont reconnaissants,
Or Jean-Marie et Charles sont bien élevés,
Donc Jean-Marie et Charles sont reconnaissants.
Exemple : Raisonnement inductif ou induction :
Jean-Marie et Charles sont reconnaissants,
Or Jean-Marie et Charles sont des enfants bien élevés,
Donc tous les enfants bien élevés sont reconnaissants.
N.B. ---Dans le langage courant, le raisonnement déductif, se confond avec le syllogisme.
(Leçons de  Logique)

Bruno Bettelheim

Les contes amoraux, où le bon n'est opposé au méchant, ont un tout autre but. Le Chat Botté, par exemple, qui triche pour assurer le triomphe du héros, et Jack ( héros d'un cycle anglais de contes de fées), qui vole le trésor du géant, ne proposent pas un choix entre le bien et le mal, mais font croire à l'enfant que les plus faibles peuvent réussir dans la vie. Après tout, à quoi bon décider d'être bon alors qu'on se sent si insignifiant qu'on a peur de ne jamais arriver à rien? Ces contes n'ont aucune intention morale; ils veulent donner l'assurance que l'on peut réussir. Ils répondent ainsi à un problème existentiel très important : faut-il aborder la vie avec la conviction que l'on peut venir à bout de toutes les difficultés ou avec une mentalité de vaincu?

jeudi 19 avril 2012

Karate Kids

 
Premier essai avec la planche
Martin : ''Mathieu and Sabrina are in Karate. Today both broke planks, with their hands, in a demonstration. It was the first time after many tries that Sabrina was able to break it the first time, with her fist. She usually tried 2-3 times and then broke it with foot''Posted by Picasa
 
Mathieu est réfléchit!Posted by Picasa

Bruno Bettelheim

En outre, les choix de l'enfant ne se fondent pas tellement sur le bien opposé au mal, ni sur le personnage qui éveille sa sympathie et celui qu'il trouve antipathique. Plus le personnage bon est simple et direct, plus l'enfant s'identifie facilement avec lui et rejette le méchant. Il s'identifie avec le bon non pas en raison de sa vertu, mais parce que la situation du héros trouve en lui un écho profond. L'enfant ne se demande pas : '' Est-ce que j'ai envie d'être bon ? '' mais : ''A qui ai-je envie de ressembler?'' Il décide de son choix en commençant par se projeter de plein gré dans le personnage. Si celui-ci est bon, l'enfant, du même coup, veut être bon lui aussi.
85. Le raisonnement suppose une vérité immédiate. - La vérité immédiate est celle qui ne se prouve pas, qui s'impose tout de suite à l'esprit, qui, pour avoir l'adhésion de l'intelligence n'a qu'à se présenter. D'une  façon prochaine ou éloignée, le raisonnement suppose cette vérité. S'il fallait tout démontrer, le chemin qui conduit à la certitude serait très long, voire, sans issues. Et donc, pour ne pas procéder à l'infini, ce qui est absurde. il faut arriver à une ou à quelques vérités immédiates, indémontrables, base nécessaire de tout raisonnement et de toute argumentation. (Leçons de Logique)

mercredi 18 avril 2012

84. Principes de Raisonnements. -- Le raisonnement s'appuie sur les deux principes suivants : Deux choses qui conviennent à une troisième, conviennent entre elles. Deux choses, dont l'une ne convient pas à un troisième, ne peuvent pas convenir entre elles. Faisons voir par  deux exemples que le raisonnement est bien l'application de ces principes.
Tout homme est mortel,
Or le roi est homme,
Donc le roi est mortel.
Nous concluons que le pape est mortel, parce qu'il est  homme. En d'autres termes, l.'idée pape et l'idée mortel conviennent entre elles, parce qu'elles conviennent à une troisième idée, celle d'homme. C'est donc l'application du principe: Deux choses qui conviennent à une troisième, conviennent entre elles.
Les hommes ne sont pas infaillibles,
Or les politiciens sont des hommes,
Donc les politiciens ne sont pas infaillibles
Les politiciens ne sont pas infaillibles, c'est parce qu'ils sont des hommes. Il n'y a pas de convenance entre les idées politiciens et infaillibles parce que l'une d'elle --- idée infaillible ---ne convient pas à l'idée hommes. Ce second raisonnement s'appuie sur le principe : Deux choses, dont l'une ne convient pas à la troisième, ne peuvent pas convenir entre elles. (Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

Les personnages des contes de fées ne sont pas ambivalents; ils ne sont pas à la fois bons et méchants, comme nous le sommes tous dans la réalitée. De même qu'une polarisation domine l'esprit de l'enfant, elle domine le conte de fées. Chaque personnage est tout bon ou tout méchant. Un frère est idiot, l'autre intelligent. Une soeur est vertueuse et active, les autres infâmes et indolentes. L'une est belle, les autres sont laides. La juxtaposition de ces personnages opposés n'a pas pour but de souligner le comportement le plus louable, comme ce serait vrai pour les contes de  mise en garde. (Il existe des contes de fées amoraux où le bien et le mal et la beauté et la laideur ne jouent aucun rôle) Ce contraste des personnages permet à l'enfant de comprendre facilement leurs différences, ce qu'il serait incapable de faire aussi facilement si les protagonistes, comme dans la vie réelle, se présentaient avec toute  leur complexité. Pour comprendre les ambiguïtés, l'enfant doit attendre d'avoir solidement établi sa propre personnalité sur la base d'identifications positives. Il peut alors voir que les gens sont très différents les uns des autres et qu'il doit lui-même décider de ce qu'il sera. Cette décision fondamentale, sur laquelle s'édifiera plus tard l'évolution de la personnalité, est facilitée par la polarisation des contes de fées.

L'Infini selon Mathieu!

 
Mardi en revenant de la pré-maternelle Mathieu dit à Martin :
 '' En arrivant à la maison je vais te dessiner l'infini'' Posted by Picasa

mardi 17 avril 2012

Bruno Bettelheim

Le mal est présenté avec tous ses attraits --- symbolisés dans les contes par le géant tout-puissant ou par le dragon, par les pouvoirs de la sorcière, la reine rusée de Blanche-Neige --- et, souvent, il triomphe momentanément. De nombreux contes nous disent que l'usurpateur réussit pendant quelque temps à se tenir à la place qui appartient de droit au héros (comme les méchantes soeurs de Cendrillon). Ce n'est pas seulement parce que le méchant est puni à la fin de l'histoire que les contes ont une portée morale; dans les contes de fées, comme dans la vie, la châtiment ou la peur qu'il inspire, n'a qu'un faible effet préventif contre le crime; la conviction que le crime ne paie pas est beaucoup plus efficace, et c'est pourquoi les méchants des contes finissent toujours par perdre.  Ce n'est pas le triomphe final de la vertu qui assure la moralité du conte mais le fait que l'enfant, séduit par le héros, s'identifie avec lui à travers toutes ses épreuves. A cause de cette identification, l'enfant imagine qu'il. partage toutes les souffrances du héros au cours de ses tribulations et qu'il triomphe avec lui au moment où la vertu l'emporte sur le mal, L'enfant accomplit tout seul cette identification, et les luttes intérieures et extérieures du héros impriment en lui le sens moral.
83. Différence entre la conséquence et le raisonnement. - Il y a une indépendance entre la conséquence et le conséquent ou la conclusion d'un raisonnement. En effet:  1) la conséquence peut être fausse et le conséquent vrai. L'exemple suivant le prouve :
Tout homme est mortel,
Or le pape et un homme,
Donc Paris est une grande ville.
Paris est une grande ville, ce  conséquent est vrai. Par contre la conséquence  est fausse, puisqu'il n'y a pas de lien, de trait d'union, entre ce troisième jugement et les deux premiers. --
2) La conséquence peut être vraie et le conséquent faux. Voici un exemple :
Celui qui est libre a le droit de tout faire,
Or l'homme est libre,
Donc, l'homme a le droit de tout faire.
L'homme a le droit de tout faire, ce conséquent est faux. Mais il est déduit légitimement des deux premiers jugements. La conséquence est vraie. (Leçons de Logique)

lundi 16 avril 2012

Bruno Bettelheim

Contrairement à ce qui se passe  dans la plupart des histoires modernes pour enfants, le mal, dans les contes de fées, est aussi répandu que  la vertu. Dans pratiquement tous les contes de fées, le bien et le mal sont matérialisés par des personnages et par leurs actions, de même que le bien et le mal sont omniprésents dans la vie et que chaque homme a  des penchants pour les deux. C'est ce dualisme qui pose le problème moral; l'homme doit lutter pour le résoudre.
 
un petit déjeuner suédois...Posted by Picasa
82. La forme du raisonnement. - Comme son nom l'indique, la forme du raisonnement est ce qui lui donne son caractère spécifique, distinctif. Or, la caractéristique d'un raisonnement est qu'un jugement soit déduit légitimement de deux autres. Et pour qu'un jugement soit déduit légitimement de deux autres, il faut qu'il y ait un lien, un trait d'union entre lui et ces deux autres. Ce lien, ce trait d'union entre les deux premiers jugements et le troisième, c'est la forme du raisonnement. La forme du raisonnement s'appelle la conséquence qu'il ne faut pas confondre avec le conséquent ou la conclusion qui est le nom du troisième jugement déduit des deux premiers. La matière et la forme d'un raisonnement sont ses éléments. (Leçons de Logique)