samedi 21 avril 2012

LE SYLLOGISME
87. Définition du syllogisme. -- Le syllogisme est le signe sensible, l'expression du raisonnement. C'est un discours formé de trois propositions dont l'une appelée conclusion ou conséquent, découle nécessairement des deux autres, nommées prémisses ou antécédent.
Tous les hommes sont mortels.
Socrate
est un homme.
Donc Socrate est mortel
.(Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

Les conflits intérieurs profonds, qui ont leur origine dans nos pulsions primitives et dans nos émotions violentes, sont ignorés dans la plupart des livres modernes pour enfants qui n'aident donc en rien ceux-ci à les affronter. Mais l'enfant est sujet à des accès désespérés de solitude et d'abandon, et il est souvent en proie à des angoisses mortelles. Très souvent, il est incapable d'exprimer ces sentiments par des mots ou ne le fait que par des moyens détournés : il a peur de l'obscurité ou d'un animal quelconque, ou il est angoissé par son corps. Comme les parents se sentent mal à l'aise quand ils observent ce émotions chez leur enfant, ils ont tendance à les négliger, ou ils amoindrissent à partir de leurs propres angoisses, croyant ainsi calmer les peurs de l'enfant.

vendredi 20 avril 2012

 
Nouvelle sessionPosted by Picasa
 
Nouvelle sessionPosted by Picasa
86. Espèces de raisonnements. - Il y a deux espèces de raisonnements : le raisonnement déductif et le raisonnement inductif. Le  raisonnement déductif est l'acte par lequel l'esprit humain déduit légitimement un jugement particulier d'un jugement universel. --- Le raisonnement inductif est l'opération par laquelle l'esprit humain déduit un jugement universel d'un jugement particulier.
Exemple : Raisonnement déductif ou Déduction :
Tous les enfants bien élevés sont reconnaissants,
Or Jean-Marie et Charles sont bien élevés,
Donc Jean-Marie et Charles sont reconnaissants.
Exemple : Raisonnement inductif ou induction :
Jean-Marie et Charles sont reconnaissants,
Or Jean-Marie et Charles sont des enfants bien élevés,
Donc tous les enfants bien élevés sont reconnaissants.
N.B. ---Dans le langage courant, le raisonnement déductif, se confond avec le syllogisme.
(Leçons de  Logique)

Bruno Bettelheim

Les contes amoraux, où le bon n'est opposé au méchant, ont un tout autre but. Le Chat Botté, par exemple, qui triche pour assurer le triomphe du héros, et Jack ( héros d'un cycle anglais de contes de fées), qui vole le trésor du géant, ne proposent pas un choix entre le bien et le mal, mais font croire à l'enfant que les plus faibles peuvent réussir dans la vie. Après tout, à quoi bon décider d'être bon alors qu'on se sent si insignifiant qu'on a peur de ne jamais arriver à rien? Ces contes n'ont aucune intention morale; ils veulent donner l'assurance que l'on peut réussir. Ils répondent ainsi à un problème existentiel très important : faut-il aborder la vie avec la conviction que l'on peut venir à bout de toutes les difficultés ou avec une mentalité de vaincu?

jeudi 19 avril 2012

Karate Kids

 
Premier essai avec la planche
Martin : ''Mathieu and Sabrina are in Karate. Today both broke planks, with their hands, in a demonstration. It was the first time after many tries that Sabrina was able to break it the first time, with her fist. She usually tried 2-3 times and then broke it with foot''Posted by Picasa
 
Mathieu est réfléchit!Posted by Picasa

Bruno Bettelheim

En outre, les choix de l'enfant ne se fondent pas tellement sur le bien opposé au mal, ni sur le personnage qui éveille sa sympathie et celui qu'il trouve antipathique. Plus le personnage bon est simple et direct, plus l'enfant s'identifie facilement avec lui et rejette le méchant. Il s'identifie avec le bon non pas en raison de sa vertu, mais parce que la situation du héros trouve en lui un écho profond. L'enfant ne se demande pas : '' Est-ce que j'ai envie d'être bon ? '' mais : ''A qui ai-je envie de ressembler?'' Il décide de son choix en commençant par se projeter de plein gré dans le personnage. Si celui-ci est bon, l'enfant, du même coup, veut être bon lui aussi.
85. Le raisonnement suppose une vérité immédiate. - La vérité immédiate est celle qui ne se prouve pas, qui s'impose tout de suite à l'esprit, qui, pour avoir l'adhésion de l'intelligence n'a qu'à se présenter. D'une  façon prochaine ou éloignée, le raisonnement suppose cette vérité. S'il fallait tout démontrer, le chemin qui conduit à la certitude serait très long, voire, sans issues. Et donc, pour ne pas procéder à l'infini, ce qui est absurde. il faut arriver à une ou à quelques vérités immédiates, indémontrables, base nécessaire de tout raisonnement et de toute argumentation. (Leçons de Logique)

mercredi 18 avril 2012

84. Principes de Raisonnements. -- Le raisonnement s'appuie sur les deux principes suivants : Deux choses qui conviennent à une troisième, conviennent entre elles. Deux choses, dont l'une ne convient pas à un troisième, ne peuvent pas convenir entre elles. Faisons voir par  deux exemples que le raisonnement est bien l'application de ces principes.
Tout homme est mortel,
Or le roi est homme,
Donc le roi est mortel.
Nous concluons que le pape est mortel, parce qu'il est  homme. En d'autres termes, l.'idée pape et l'idée mortel conviennent entre elles, parce qu'elles conviennent à une troisième idée, celle d'homme. C'est donc l'application du principe: Deux choses qui conviennent à une troisième, conviennent entre elles.
Les hommes ne sont pas infaillibles,
Or les politiciens sont des hommes,
Donc les politiciens ne sont pas infaillibles
Les politiciens ne sont pas infaillibles, c'est parce qu'ils sont des hommes. Il n'y a pas de convenance entre les idées politiciens et infaillibles parce que l'une d'elle --- idée infaillible ---ne convient pas à l'idée hommes. Ce second raisonnement s'appuie sur le principe : Deux choses, dont l'une ne convient pas à la troisième, ne peuvent pas convenir entre elles. (Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

Les personnages des contes de fées ne sont pas ambivalents; ils ne sont pas à la fois bons et méchants, comme nous le sommes tous dans la réalitée. De même qu'une polarisation domine l'esprit de l'enfant, elle domine le conte de fées. Chaque personnage est tout bon ou tout méchant. Un frère est idiot, l'autre intelligent. Une soeur est vertueuse et active, les autres infâmes et indolentes. L'une est belle, les autres sont laides. La juxtaposition de ces personnages opposés n'a pas pour but de souligner le comportement le plus louable, comme ce serait vrai pour les contes de  mise en garde. (Il existe des contes de fées amoraux où le bien et le mal et la beauté et la laideur ne jouent aucun rôle) Ce contraste des personnages permet à l'enfant de comprendre facilement leurs différences, ce qu'il serait incapable de faire aussi facilement si les protagonistes, comme dans la vie réelle, se présentaient avec toute  leur complexité. Pour comprendre les ambiguïtés, l'enfant doit attendre d'avoir solidement établi sa propre personnalité sur la base d'identifications positives. Il peut alors voir que les gens sont très différents les uns des autres et qu'il doit lui-même décider de ce qu'il sera. Cette décision fondamentale, sur laquelle s'édifiera plus tard l'évolution de la personnalité, est facilitée par la polarisation des contes de fées.

L'Infini selon Mathieu!

 
Mardi en revenant de la pré-maternelle Mathieu dit à Martin :
 '' En arrivant à la maison je vais te dessiner l'infini'' Posted by Picasa

mardi 17 avril 2012

Bruno Bettelheim

Le mal est présenté avec tous ses attraits --- symbolisés dans les contes par le géant tout-puissant ou par le dragon, par les pouvoirs de la sorcière, la reine rusée de Blanche-Neige --- et, souvent, il triomphe momentanément. De nombreux contes nous disent que l'usurpateur réussit pendant quelque temps à se tenir à la place qui appartient de droit au héros (comme les méchantes soeurs de Cendrillon). Ce n'est pas seulement parce que le méchant est puni à la fin de l'histoire que les contes ont une portée morale; dans les contes de fées, comme dans la vie, la châtiment ou la peur qu'il inspire, n'a qu'un faible effet préventif contre le crime; la conviction que le crime ne paie pas est beaucoup plus efficace, et c'est pourquoi les méchants des contes finissent toujours par perdre.  Ce n'est pas le triomphe final de la vertu qui assure la moralité du conte mais le fait que l'enfant, séduit par le héros, s'identifie avec lui à travers toutes ses épreuves. A cause de cette identification, l'enfant imagine qu'il. partage toutes les souffrances du héros au cours de ses tribulations et qu'il triomphe avec lui au moment où la vertu l'emporte sur le mal, L'enfant accomplit tout seul cette identification, et les luttes intérieures et extérieures du héros impriment en lui le sens moral.
83. Différence entre la conséquence et le raisonnement. - Il y a une indépendance entre la conséquence et le conséquent ou la conclusion d'un raisonnement. En effet:  1) la conséquence peut être fausse et le conséquent vrai. L'exemple suivant le prouve :
Tout homme est mortel,
Or le pape et un homme,
Donc Paris est une grande ville.
Paris est une grande ville, ce  conséquent est vrai. Par contre la conséquence  est fausse, puisqu'il n'y a pas de lien, de trait d'union, entre ce troisième jugement et les deux premiers. --
2) La conséquence peut être vraie et le conséquent faux. Voici un exemple :
Celui qui est libre a le droit de tout faire,
Or l'homme est libre,
Donc, l'homme a le droit de tout faire.
L'homme a le droit de tout faire, ce conséquent est faux. Mais il est déduit légitimement des deux premiers jugements. La conséquence est vraie. (Leçons de Logique)

lundi 16 avril 2012

Bruno Bettelheim

Contrairement à ce qui se passe  dans la plupart des histoires modernes pour enfants, le mal, dans les contes de fées, est aussi répandu que  la vertu. Dans pratiquement tous les contes de fées, le bien et le mal sont matérialisés par des personnages et par leurs actions, de même que le bien et le mal sont omniprésents dans la vie et que chaque homme a  des penchants pour les deux. C'est ce dualisme qui pose le problème moral; l'homme doit lutter pour le résoudre.
 
un petit déjeuner suédois...Posted by Picasa
82. La forme du raisonnement. - Comme son nom l'indique, la forme du raisonnement est ce qui lui donne son caractère spécifique, distinctif. Or, la caractéristique d'un raisonnement est qu'un jugement soit déduit légitimement de deux autres. Et pour qu'un jugement soit déduit légitimement de deux autres, il faut qu'il y ait un lien, un trait d'union entre lui et ces deux autres. Ce lien, ce trait d'union entre les deux premiers jugements et le troisième, c'est la forme du raisonnement. La forme du raisonnement s'appelle la conséquence qu'il ne faut pas confondre avec le conséquent ou la conclusion qui est le nom du troisième jugement déduit des deux premiers. La matière et la forme d'un raisonnement sont ses éléments. (Leçons de Logique)

dimanche 15 avril 2012

Bruno Bettelheim

Les contes de  fées ont pour caractéristique de poser des problèmes existentiels en termes brefs et précis. L'enfant peut ainsi affronter ces problèmes dans leur forme essentielle, alors qu'une intrigue plus élaborée lui compliquerait les choses.  Le conte de fée simplifie touts les situations. Ses personnages sont nettement dessinés; et les détails, à moins qu'ils ne soient très importants, sont laissés de côté. Tous les personnages correspondent à un type; ils n'ont rien d'unique.