mardi 10 juillet 2012

 
on étend le gravier Posted by Picasa
 
première journée depuis le début des travaux ou mes deux entrées sont inaccessibles, les ouvriers on creusé environ un pied (si on regarde la hauteur des chenilles du tracteur) pour recevoir le gravierPosted by Picasa

lundi 9 juillet 2012

Bruno Bettelheim

Tout le monde est d'accord pour reconnaître  que les mythes et les contes de fées s'adressent à nous dans un langage symbolique qui traduit un matériel inconscient. Ils font appel simultanément à notre esprit conscient et inconscient sous ses trois aspects : le ça, le moi et le surmoi, et également aux besoins d'idéaux de notre moi.  C'est ce qui fait leur efficacité; dans le conte, les phénomènes psychologiques internes sont matérialisés sous une forme symbolique.
156. Sophisme d'accident. -- Le sophisme d'accident consiste à attribuer comme essentiel à un être ou à une classe d'êtres ce qui ne lui appartient qu'accidentellement. Exemple :
Charles est paresseux.
Or, Charles est un canadien-français.
Donc tous les Canadiens-français sont des paresseux.
L'homme chante.
Or, Aristote est une homme,
Donc, Aristote chante.
(Leçons de Logique)

dimanche 8 juillet 2012

Bruno Bettelheim

Il ne nous est  pas possible de contrôler ce qui se passe dans nos rêves. Notre censure interne influence bien ce que nous pouvons rêver, mais ce contrôle ne s'exerce  qu'à un niveau inconscient. Le conte de fées, lui, est essentiellement le résultat du conscient normal et d'un contenu inconscient mis en forme pas l'esprit conscient, non pas d'une personne en particulier, mais du consensus du plus grand nombre à l'égard de ce qu'ils considèrent comme problèmes humains universels et de ce qu'ils acceptent comme solution désirables.  Si tous ces éléments n'étaient pas présents dans les contes de fées, ils ne seraient pas répétés de génération en génération. Ils ne sont redits, et écoutés avec le plus grand intérêt, que s'ils répondent aux exigences conscientes et inconscientes du plus grand nombre. Aucun rêve d'un individu ne peut éveiller un intérêt durable s'il n'est pas transformé en mythe, comme le furent les rêves du pharaon interprétés  par Joseph dans la Bible.
155. Sophisme de sens divisé. -- Ce sophisme consiste à affirmer de choses séparés ce  qui n'est vrai de ces mêmes choses que prises ensemble, ou encore, à affirmer successivement ce qui n'es vrai que simultanément. Exemple :
Les incréules commettent ce sophisme logique, de ce texte de l'Évangile :
Allez dans tout le monde, prêchez l'Évangile à toute créature,
ils concluent que l'Évangile doit être prêché à chaque individu en particulier.
Il est évident qu'il s'agit ici des hommes pris collectivement.
3 + 3 = 6.  Or, 6 est un nombre pair, Donc 3 et 3 sont des nombres pairs.
(Leçons de Logique)

samedi 7 juillet 2012

Bruno Bettelheim

Il existe évidemment des différences très importantes entre le contes de fées et les rêves. Par exemple, dans les rêves l'accomplissement des désirs est le plus souvent déguisé alors qu'il est ouvertement exprimé dans le contes de fées,  Les rêves, à un degré considérable, sont les résultats de pressions intérieures qui  n'ont pas trouvé à se soulager, de problèmes qui bouleversent l'individu, celui-ci ne sachant quelle solution leur donner et n'en trouvant aucune dans le rêve.  Le conte de fées a l'effet contraire : il projette le soulagement de toutes les pressions et, sans se contenter de proposer des  façons de résoudre le problème, il promet qu'une solution ''heureuse'' sera trouvée.
154.  Sophisme de sens composé .-- Ce sophisme consiste à affirmer de choses unies ensemble ce qui n'est vrai de ces mêmes choses que prisent séparément, ou, à affirmer comme vrai simultanément ce  qui,  en réalité ne l'est que successivement. Exemple :
Dans l'Évangile, Jésus-Christ dit :
Les aveugles voient, le boiteux marchent droit, les sourds entendent.
Ces phrases sont fausses dans le sens  composé et simultanément.  Les aveugles ne voient pas, le boiteux ne marchent pas droit, les sourds n'entendent pas, quand leur infirmité leur est unie, mais quand leur infirmité est séparée d'eux, quand ils sont guéris. -- L'exemple suivant est aussi un sophisme de sens composé :
5+3= 8; 5 et 3 sont des nombres impairs,
Donc. 8 est un nombre impair.
(Leçons de Logique)

vendredi 6 juillet 2012

 
Treasure Island, MainePosted by Picasa
 
Alex - MePosted by Picasa

Bruno Bettelheim

D'autres chercheurs orientés vers la psychologie des profondeurs insistent sur les similitudes qu'ils observent entre les événements fantastiques des mythes et des contes de fées et ceux qui se présentent dans les rêves éveillés de l'adulte : l'accomplissement des désirs, la victoire remportée contre tous les rivaux, la destruction des ennemis; et ils en concluent que l'un des agréments de cette littérature réside dans le fait qu'elle est l'expression de ce qui, normalement est empêché d'accéder au conscient.
153. L'amphibologie. -- L'amphibologie est l'emploi d'une ou de plusieurs propositions dans un sens ambigu. Exemple :
Cette phrase à l'enseigne d'un magasin :
''Pourquoi aller ailleurs pour être fraudés? Venez ici. ''
(Leçons de Logique)

Nous sommes allés à l'épicerie ce matin Martin les enfants et moi, j'en ai profité pour faire ma réserve d'eau. Martin m'a apporté des petits plats concoctés par lui.  Au retour un café, mise à jour dans nos nouvelles même si on se parle  tous le jours sur MSN.  MSN je l'appelle mon cordon ombilical  puisque que je suis en contact avec mes enfants au besoin.
Merci Martin. xxx love you!
 
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jeudi 5 juillet 2012

Bruno Bettelheim

Les penseurs contemporains qui ont étudié les mythes et les contes de fées à la lumière de la philosophie et de la psychanalyse parviennent à la même conclusion, quelle qu'ait été leur conviction initiale, Mircea Eliade, par exemple, définit ces histoires comme ''des modèles de comportement humain, ce qui leur permet de donner, par le fait même, un sens et une valeur à la vie''. Traçant des parallèles anthropologiques, lui et bien d'autres suggèrent que les mythes et les contes de fées dérivent ou sont l'expression symbolique de rites d'initiation ou autres rites de passages, par exemple la mort métaphorique d'un ancien mot inadapté afin de renaître sur un plan d'existence supérieur.  Eliade sent que c'est pour cette raison que ces contes répondent à un besoin fortement ressenti et sont riches d'une signification aussi profonde.
152. L'équivoque. -- L'équivoque est l'emploi d'un même mot dans deux ou plusieurs sens différents. On appelle ce sophisme homonymie. Exemple :
Platon est un grand philosophe,
Or, Platon est un mot de deux syllabes.
Donc, un mot de syllabes est un grand philosophe. --
L'âme est immortelle,
Or, les brutes ont une âme.
Donc, les brutes sont immortelles.
Il est évident qu'il s'agit de l'âme humaine. Pour répondre à ce sophisme, on demande à l'interlocuteur de bien définir les termes dont il se sert. (Leçons de Logique)
 
Saco river - North Conway NHPosted by Picasa
 
North Conway, Saco River NHPosted by Picasa
 
Saco river NHPosted by Picasa