Ils sont uniques, non seulement en tant que forme de littérature, mais comme oeuvre d'art qui sont plus que toutes les autres totalement comprises par l'enfant. Comme toute production artistique, le sens le plus profond du conte est différent pour chaque individu, et différent pour la même personne à certaines époques de sa vie. L'enfant saisira des significations variées du même conte selon ses intérêts et ses besoins du moment. Lorsqu'il en aura l'occasion, il reviendra au même conte quand il sera prêt à en élargir les significations déjà perçues ou à les remplacer par d'autres.
lundi 30 avril 2012
96. Troisième loi des propositions : On ne peut rien conclure de deux prémisses particulières. -- Comme l'extension d'une proposition et la quantité même du sujet de cette proposition, les propositions particulières ont donc toujours comme sujets des termes particuliers. -- On peut supposer trois cas:
Premier cas. - Les deux prémisses particulières peuvent être négatives. Alors en vertu de la première loi des propositions (94) toute conclusion est impossible.
Deuxième cas. - Les deux prémisses particulières peuvent être affirmatives.
Exemple : Quelques savants sont incroyants,
Premier cas. - Les deux prémisses particulières peuvent être négatives. Alors en vertu de la première loi des propositions (94) toute conclusion est impossible.
Deuxième cas. - Les deux prémisses particulières peuvent être affirmatives.
Exemple : Quelques savants sont incroyants,
Or quelques incroyants sont illettrés,
Donc quelques savants sont illettrés.
Ici la quatrième loi des termes n'est pas observée. Le moyen terme incroyants est pris dans deux sens différents. En réalité, ce syllogisme contient quatre termes quant au sens.
Troisième cas. - Les deux prémisses particulières peuvent être, l'une affirmative, l'autre négative.
Exemple : Quelques étudiants sont paresseux
Or quelques hommes ne sont pas paresseux,
Donc quelques étudiants ne sont pas homme.
Dans ce syllogisme, la deuxième loi des termes n'est pas observée. Dans la conclusion, parce qu'attribut
d'une proposition négative, le terme hommes est universel. Dans les prémisses, il est particulier. Ou encore :
Quelques étudiants ne sont pas hommes,
Or quelques étudiants sont paresseux,
Donc quelques paresseux ne sont pas hommes
Ici la quatrième loi des termes n'est pas observée. Étudiants, moyen terme, est deux fois particulier.
(Leçons de Logique)
Météo / Brome avril 2012
Neige : 7.0
Pluie : 94.8
Maximum : 8.8 / 27.5 le 16 avril
Minimum: 1.5 / -8.0 le 1er avril
Nuages: 07/10
Vents : 10km / 25km le 27 avril
dominants NW
dimanche 29 avril 2012
Bruno Bettelheim
Le plaisir et l'enchantement que nous éprouvons quand nous nous laissons aller à réagir à un conte de fées viennent non pas de la portée psychologique du conte (qui y est pourtant pour quelque chose) mais de ses qualités littéraires. Les contes sont en eux-mêmes des oeuvres d'art. S'il n'en étaient pas, ils n'auraient pas un tel impact psychologique sur l'enfant.
95. Deuxième loi des propositions : De deux prémisses affirmatives, on ne peut pas déduire une conclusion négative. Cette loi et, pour ainsi parler, l'inverse de la précédente. Quand les deux prémisses sont affirmatives, les deux extrêmes (grand et petit terme) conviennent au troisième (moyen terme) C'est cette convenance qu'exprime la conclusion, et partant elle doit être affirmative.
Exemple : Le vice est détestable,
Or la paresse est un vice
Donc la paresse est détestable.
C'est la bonne conclusion. Et non pas celle-ci : Donc la paresse n'est pas détestable. (Leçons de Logique)
samedi 28 avril 2012
Bruno Bettelheim
J'ai essayé de montrer dans cette étude comment les contes de fées représentent sous une forme imaginaire ce que doit être l'évolution saine de l'homme et comment ils réussissent à rendre cette évolution séduisante, pour que l'enfant n'hésite pas à s'y engager. Ce processus de croissance commence par la résistance aux parents et la peur de grandir et finit quand le jeune s'est vraiment trouvé, quand il a atteint l'indépendance et la maturité morale et quand, ne voyant plus dans l'autre sexe quelque chose de menaçant ou de démoniaque, il est capable d'établir avec lui des relations positives. En bref, ce livre explique pour quelles raisons les contes de fées contribuent d'une façon importante et positive à la croissance intérieure de l'enfant.
94. Première loi des propositions : Si les deux prémisses sont négatives, pas de conclusion possible. -- La conclusion des le résultat de la comparaison faite dans les prémisses. Si les deux extrêmes (sujet et attribut de la conclusion) conviennent au moyen terme, la conclusion sera affirmative, Si l'un des extrêmes ne convient pas au moyen terme, la conclusion sera affirmative. Si l'un des extrêmes ne convient pas au moyen terme, le petit et le grand terme (sujet et attribut de la conclusion) ne conviendront pas entre eux dans la conclusion, et celle-ci sera négative. Il ne peut donc pas y avoir de conclusion, lorsque les deux extrêmes ne conviennent pas au moyen terme, parce que, dans ce cas, il n'y a pas eu de comparaison. Et les deux prémisses sont négatives précisément lorsque le grand et le petit terme ne conviennent pas au moyen terme.
Exemple : L'homme n'est pas un minéral
Le minéral n'est pas un animal
Que conclure? Rien, c'est évident. (Leçons de Logique)
vendredi 27 avril 2012
Bruno Bettelheim
Le conte de fées, forme d'art unique.
Le conte de fées, tout en divertissant l'enfant, l'éclaire sur lui-même et favorise le développement de sa personnalité. Il a tant de significations à des niveaux différents et enrichit tellement la vie de l'enfant qu'aucun autre livre ne peut l'égaler.
93. Quatrième loi des termes : Le moyen terme doit être universel au moins une fois. -- Le moyen terme est répété deux fois dans les prémisses. Supposons qu'il soit particulier les deux fois; dans ce cas on aura quatre termes quant au sens. Le particulier est une fraction de l'universel et deux fractions de l'universel sont différentes et constituent deux termes complètement distincts.
jeudi 26 avril 2012
Bruno Bettelheim
Comme l'enfant moderne, qui se sent souvent isolé, le héros de contes de fées poursuit parfois sa route dans la solitude; il est aidé par les choses primitives avec lesquelles il est en contact : un arbre, un animal, la nature, toutes choses dont l'enfant se sent le plus proche que ne l'est l'adulte. Le sort de ces héros persuade l'enfant que, comme eux. il peut se sentir abandonné dans le monde comme un hors-la-loi, il peut tâtonner dans l'obscurité mais que, comme eux, au cours de sa vie, il sera guidé pas à pas et recevra toute l'aide dont il pourra avoir besoin. Aujourd'hui, plus encore que par le passé, l'enfant a besoin d'être rassuré par l'image d'un être qui malgré son isolement, est capable d'établir des relations significatives et riches en récompenses avec le monde qui l'entoure.
92. Troisième loi des termes : Le moyen terme ne doit jamais se trouver dans la conclusion.. -- La conclusion énonce que le petit et le grand terme conviennent ou ne conviennent pas entre eux suivant que tout deux ou l'un d'eux conviennent ou ne conviennent pas, dans les prémisses, au moyen terme. La comparaison se fait donc dans les deux première propositions. Et le moyen terme n'est exigé que pour la comparaison. S'il se rencontre dans la conclusion, il n'est donc pas à sa place. Exemple :
La Mère Marie de l'incarnation fut une grande sainte,
Or la Mère Marie de l'incarnation a été la première supérieure des Ursulines de Québec.
Donc la première supérieure des Ursulines de Québec a été une grande sainte --et la Mère Marie de l'Incarnation.
La ''Mère Marie de l'Incarnation'' et le moyen terme de ce syllogisme. Ce terme est de trop dans la conclusion. (Leçons de Logique)
mercredi 25 avril 2012
Bruno Bettelheim
Les enfants de nos jours, ne grandissent plus dans la sécurité d'une famille extensive, ni dans des communautés bien intégrées. Il est donc important, beaucoup plus qu'à l'époque où les contes ont été inventés, de procurer à l'enfant moderne des images de héros qui doivent s'aventurer tout seuls dans le monde et qui, sans savoir au départ comment leurs aventures finiront, découvrent des endroits où ils se sentent en sécurité, tout en suivent le droit chemin avec une confiance solide.
91. Deuxième loi des termes : les termes, dans la conclusion, de doivent pas avoir une extension plus grande que dans les prémisses. La conclusion donne le résultat de la comparaison faite dans les prémisses entre le petit, le grand et le moyen terme. Si le petit et le grand terme conviennent au moyen terme dans les prémisses, ils doivent convenir entre eux dans la conclusion; si l'un ne convient pas au moyen terme dans les prémisses, il ne peuvent convenir entre eux dans la conclusion. Il faut donc que ce soit exactement les mêmes termes dans la conclusion. Autrement, la conclusion ne serait pas le résultat de la comparaison. Exemple : Tout prête a le pouvoir d'absoudre les péchés,
Or tout prêtre est homme,
Donc tout homme a le pouvoir d'absoudre les péchés.
Dans les prémisses, parce qu'attribut d'une proposition affirmative, homme est un terme particulier, en effet tout prêtre est quelque homme. Dans la conclusion, parce qu'affecté du terme tout, homme est universel. Par conséquent, ayant une extension particulière dans la mineure, et une extension universelle dans la conclusion, le terme homme n'est plus exactement le même. Aussi bien ce syllogisme est faux.
(Leçons de Logique)
mardi 24 avril 2012
Bruno Bettelheim
Le héros de conte de fées (l'enfant) ne peut se trouver qu'en explorant le monde extérieur ; et, ce faisant, il découvrira aussi '' l'autre'' avec qui il pourra ensuite vivre heureux, c'est-a-dire sans avoir jamais à connaître l'angoisse de séparation. Le conte de fée est orienté vers l'avenir et sert de guide à l'enfant, dans des termes que peuvent saisir son conscient ou son inconscient; il l'aide à renoncer à ses désirs infantiles de dépendance et à parvenir à une existence indépendante plus satisfaisante.
90. Première loi des termes : Trois termes sont exigés :le grand, le petit et le moyen. -- Cette loi et basée sur l'essence même du syllogisme. Celui-ci , consiste dans la comparaison de deux termes, appelés extrêmes, avec un troisième nommé moyen terme. Donc, s'il y a plus ou moins que trois termes, la comparaison ne se fait point, et partant, il n'y a pas de syllogisme possible. ---Notons que les termes doivent être trois quant au sens. Il se peut rencontrer parfois quatre termes dont deux ont le même sens. Alors la loi est observée.
Exemple :
Bossuet est un grand orateur,
Or Bossuet est un mot de trois syllabes,
Donc un mot de trois syllabes est un grand orateur.
Dans ce syllogisme, quant aux mots, il y a trois termes, mais quant au sens, il y en a quatre, puisque Bossuet orateur et Bossuet mot de trois syllabes sont deux Bossuet distincts.
Les pape est partout respecté,
Or celui qui est partout respecté a bonne réputation.
Donc le chef de l'Église a bonne réputation.
Quant aux mots, ce syllogisme possède quatre termes; quant au sens, il n'en a que trois, parce que pape et chef de l'Église ont la même signification. (Leçons de Logique)
lundi 23 avril 2012
89. Lois du syllogisme. - Pour que la conclusion soit légitimement déduites des prémisses, il est nécessaire d'observer certaines lois dites ''lois du syllogisme'' Ces lois sont aux nombres de huit, dont quatre pour les termes, et quatre pour les propositions.
A. LOIS DES TERMES :
I 1. Trois termes sont exigés : le grand, le petit et le moyen terme.
II 2. Les termes dans la conclusion, ne doivent pas avoir une extension plus grande que dans les prémisses.
III 3. Le moyen terme ne doit jamais se trouver dans la conclusion.
IV 4. Le moyen terme doit être universel, au moins une fois.
B. LOIS DES PROPOSITIONS :
V 1. Si les deux prémisses sont négatives pas de conclusion possible.
VI 2. De deux prémisses affirmatives on ne peut pas déduire une conclusion négative.
VII 3. On ne peut rien conclure de deux prémisses particulières.
VIII 4. La conclusion suit toujours la partie la plus faible. (Leçons de Logique)
A. LOIS DES TERMES :
I 1. Trois termes sont exigés : le grand, le petit et le moyen terme.
II 2. Les termes dans la conclusion, ne doivent pas avoir une extension plus grande que dans les prémisses.
III 3. Le moyen terme ne doit jamais se trouver dans la conclusion.
IV 4. Le moyen terme doit être universel, au moins une fois.
B. LOIS DES PROPOSITIONS :
V 1. Si les deux prémisses sont négatives pas de conclusion possible.
VI 2. De deux prémisses affirmatives on ne peut pas déduire une conclusion négative.
VII 3. On ne peut rien conclure de deux prémisses particulières.
VIII 4. La conclusion suit toujours la partie la plus faible. (Leçons de Logique)
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