samedi 19 mai 2012

Bruno Bettelheim

Nous abordons ici une dernière limite. Le sens véritable et l'impact d'un conte de fées ne peuvent être appréciés, et son enchantement ne peut être ressenti, que si l'histoire est exposé sous sa forme originale. Se contenter de citer des épisodes essentiels d'un conte, c'est exactement si on voulait faire apprécier un poème en le résumant.  Malheureusement,  à défaut de pouvoir reproduire intégralement les contes que j'étudie, j'ai du me borner à décrire leurs principaux épisodes. Comme est il facile de se procurer la plupart de ces contes, j'espère que ce livre donnera à beaucoup de lecteurs et de lectrices l'occasion de lire ou de relire le texte intégral des contes que je cite* Qu'il s'agisse du ''Petit Chaperon Rouge'', de ''Cendrillon'' ou de n'importe quel autre conte de fées, seule la version  originale permet d'apprécier ses qualités poétique et, en même temps, de comprendre comment il peuvent un jeune esprit prêt à réagir. 

115. Lois du syllogisme conditionnel. -- PREMIÈRE LOI--
Si l'on affirme la condition ou l'antécédent, il faut affirmer le conditionné ou le conséquent. Exemple :
Si vous êtes québécois (condition), vous êtes canadien (conditionné),
Or, vous êtes québécois,
Donc vous êtes canadien.
La raison de cette loi est que, dans l'ordre logique, la condition est la cause nécessaire du conditionné; à son tour, le conditionné est l'effet inséparable de la condition. (Leçons de Logique)
 
pool party chez Martin - température de l'eau 75F/23.8C -  une piscine chauffé à la thermopompe; on commence plus tôt et on fini plus tard!Posted by Picasa

vendredi 18 mai 2012

Bruno Bettelheim

Ce  livre a été écrit pour aider les adultes, et plus particulièrement ceux qui ont charge d'enfants, à comprendre plus facilement l'importance des contes de fées. Ainsi que je l'ai déjà fait remarquer, il est possible de découvrir, en dehors de celles qui sont proposées dans le texte qui va suivre, une foule d'interprétations pertinentes; les contes comme toutes les oeuvres d'art, possèdent une richesse et une profondeur qui vont bien au-delà de ce que peut tirer d'eux l'examen le plus complet. Ce que je dis dans ce livre ne doit être considéré qu'à titre d'exemple et de suggestion. Si le lecteur est facilité à aller voir à sa manière ce qui se passe derrière l'apparence d'un conte ou d'un autre, il en tirera de multiples significations personnelles dont l'enfant pourra bénéficier à son tour.
114. Syllogisme hypothétique. -- Le syllogisme hypothétique est celui dont la majeure est une proposition qui  affirme qu'un chose est ou n'est pas, avec condition. Exemple :
Quand on sait se taire, on mérite la confiance,
Or ce monsieur ne sait pas se taire,
Donc, il ne mérite pas la confiance.
Le syllogisme hypothétique est conditionnel si l'hypothèse et exprimée par la  particule conditionnelle. si: disjonctif, si elle est exprimée par la particule disjonctive, ou. (Leçons de Logique)

Bon anniversaire Suzanne


 
félicitations... Posted by Picasa

jeudi 17 mai 2012

Bruno Bettelheim

Les thèmes des contes de fées ne sont pas des symptômes névrotiques, quelque chose  qu'il faut comprendre rationnellement pour  mieux s'en débarrasser.Ces thèmes sont ressentis comme merveilleux par l'enfant parce qu'il se sent compris et apprécié au plus profond de ses sentiments, de ses espoirs et de ses angoisses, sans que tout cela soit mis de force et analysé sous la dure  lumière d'une rationalité qui est encore hors de sa portée. Les contes de fées enrichissent la vie de l'enfant et lui donnent une qualité d'enchantement uniquement parce qu'il ne sait pas très bien comment ces contes ont pu exercer sur lui leur charme.
113. Syllogisme catégorique. -- Le syllogisme catégorique est celui dont la majeure est une proposition catégorique, c'est-à-dire une proposition qui affirme qu'une chose est ou n'est pas sans condition. Exemple :
Tout ce qui nuit à la santé doit être évité,
Or l'abus de l'alcool nuit à la santé,
Donc l'abus de l'alcool doit être évité.
(Leçons de Logique)

mercredi 16 mai 2012

Bruno Bettelheim

Le fait d'expliquer à l'enfant les raisons pour lesquelles un conte l'intéresse au plus haut point détruit, en outre, le pouvoir d'enchantement de l'histoire qui vient en très grande partie de ce que l'enfant ne connaît pas exactement le pourquoi de son plaisir. La perte de ce pouvoir d'enchantement s'accompagne d'un affaiblissement de la faculté qu'a l'histoire d'aider l'enfant à lutter tout seul et à régler par ses propres moyens le problème qui a trouvé un écho dans le conte. Les interprétations des adultes  aussi judicieuses qu'elles puissent être, privent l'enfant de l'opportunité de sentir qu'il a, de lui-même, en entendant plusieurs fois l'histoire et en la ruminant, réglé une situation difficile. Nous évoluons, nous donnons un sens à la vie, nous découvrons la sécurité intérieure en comprenant et en résolvant tout seuls nos problèmes personnels et non pas en écoutant les explications des autres.
112. Syllogisme mixte.-- Le syllogisme mixte est celui dont les propositions sont absolus et modales. Exemples :
Il est impossible que l'homme soit une pierre (modale),
Or Jacques est un homme (absolue),
Donc il est impossible que Jacques soit une pierre
(Leçons de Logique)
 
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Marc Simard

L'auteur enseigne l'histoire au collège François-Xavier-Garneau, à Québec.
La Presse

L'affrontement entre les étudiants et le gouvernement au sujet des droits de scolarité nous révèle quelques enseignements sur la société québécoise.
1. Les «grévistes» veulent être écoutés, mais n'entendent rien.
Depuis le début des manifestations, les étudiants qui boycottent leurs cours exigent qu'on accueille leur discours, mais ils ne veulent pas entendre les arguments de leurs confrères majoritaires ni l'assourdissant «NON» que leur oppose la société. La génération des enfants-rois ne tolère pas d'être contredite ni même rappelée à l'ordre.
2. Les «grévistes» ne veulent pas négocier, mais gagner.
Plusieurs observateurs de bonne volonté insistent depuis plusieurs semaines pour que le gouvernement négocie avec les étudiants boycotteurs. Ils ne veulent pas comprendre que ceux-ci sont entrés en croisade avec comme seule perspective la victoire et que leur mouvement est manoeuvré par un groupe radical qui n'acceptera rien d'autre que le gel, dans une perspective de gratuité.
3. La démocratie étudiante est gravement malade.
Intimidation, violence, non-respect des injonctions, entorses aux droits démocratiques des opposants, les étudiants malmènent la démocratie et l'État de droit. Après cette crise, le gouvernement devra légiférer pour encadrer les associations étudiantes et leurs pratiques. Le vote électronique, notamment, devra leur être imposé.
4. Ce mouvement est corporatiste et même réactionnaire.
Dans ce débat, le progressisme est à «droite» et la réaction à «gauche». La proposition gouvernementale (augmentation des droits plus amélioration du régime de prêts et bourses) suppose de faire payer davantage les riches, de protéger l'accessibilité et de mieux financer les universités, valorisant ainsi la qualité de l'éducation. Les opposants campent sur le gel et suggèrent même qu'on coupe les universités et qu'on éviscère la recherche.
5. Le terrorisme est de retour au Québec, sous l'appellation de désobéissance civile.
Il a d'ailleurs reçu la bénédiction d'anciens du FLQ et de quelques artistes excités. Certains aiment croire que les casseurs et les perturbateurs des services publics proviennent de l'extérieur du mouvement étudiant. C'est de l'aveuglement volontaire.
6. Les syndicats et les groupes populaires ont fait dévier le débat.
Obnubilés par leur haine du gouvernement Charest, accusé de tous les maux, et du néo-libéralisme, qu'ils voient partout, ils sont entrés dans la danse avec comme objectif de faire tomber le gouvernement libéral. Ils s'appuient pour ce faire sur la CLASSE, pour laquelle le débat sur les droits n'est qu'une étape vers la révolution anarchiste.
7. Les enseignants qui soutiennent ou même encouragent les «grévistes» nuisent à la profession.
Les profs qui portent le carré rouge, manifestent ou défient des injonctions prétendent promouvoir les droits sociaux ou même faire oeuvre de pédagogie. Une brève conversation avec eux montre toutefois qu'ils sont obsédés par leur aversion à l'endroit des libéraux, leur hostilité envers le capitalisme et leur romantisme révolutionnaire. En défiant la loi et l'État de droit pour des motifs aussi mal fondés, ils piétinent leur éthique et ternissent l'image du corps enseignant.
8. Le gouvernement Charest ne peut pas céder à ces revendications.
Négocier une baisse des droits ou accepter un moratoire (requis par les syndicats et par les «roses») équivaudrait à légitimer la violence et à s'agenouiller devant les pressions d'un groupe minoritaire: la raison d'État ne le permet pas. De plus, un recul équivaudrait à un suicide politique pour le premier ministre et le PLQ.
9. Le recours aux tribunaux est entré dans les moeurs.
À moins que le gouvernement n'accorde aux associations étudiantes le droit de grève en l'encadrant strictement, les étudiants brimés feront de plus en plus de demandes d'injonctions. On peut même penser que ceux qui ont subi des dommages dus à ce conflit intenteront des recours collectifs contre leurs associations, les syndicats d'enseignants qui ont appuyé le boycottage et les institutions qui n'ont pas rempli leurs devoirs légaux.
10. La démocratie est à la fois vulnérable et solide.
Les Che et autres Trotsky en herbe jouent une pantomime de Mai 68 et s'imaginent faire la révolution. Mais outre qu'ils oublient les leçons de l'histoire (notamment comment les étudiants français furent torpillés par leurs alliés syndicaux), ils sont aveugles à une des grandes lois des bouleversements révolutionnaires: que ceux-ci ne peuvent aboutir que s'ils ont le soutien de la population, de la police et de l'armée.
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mardi 15 mai 2012

 
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2e journée : nouveau beamPosted by Picasa

Bruno Bettelheim

S'il arrive aux parents de deviner correctement les raisons pour lesquelles l'enfant a été ému par un conte de fées, ils feront bien de garder pour eux leur découverte. Les expériences et les réactions du jeune enfant sont pour la plupart inconscientes et elles doivent le rester jusqu'à ce qu'il ait atteint un âge plus mur qui lui permet de mieux comprendre, il est toujours indiscret d'interpréter les pensées inconscientes d'un individu et de lui rendre conscient ce qu'il désire cacher dans sa préconscience, et cela est particulièrement vrai pour les enfants. Il est aussi important, pour le bien-être de l'enfant, qu'il sente que ses parents partagent ses émotions en prenant plaisir au même conte, que de savoir qu'ils ignorent ses pensées les plus intimes jusqu'au moment où il aura décidé de les révéler. Si les parents indiquent qu'ils les connaissent déjà, ils empêchent l'enfant de leur faire le plus précieux des cadeaux en partageant avec eux ce qu'il a de plus secret de de plus intime. Et comme, par surcroît, les parents sont beaucoup plus puissants que l'enfant, leur dominance peut paraître sans limites (et donc envahissante et destructive) s.ils donnent à l'enfant l'impression qu'ils peuvent lire dans ses pensées avant même qu'il ait commencé à en prendre conscience.
111. Syllogisme modal. -- Le syllogisme modal est celui qui se compose de propositions modales, c'est-à-dire, de propositions dans lesquelles le mode de convenance ou de non convenance de l'attribut au sujet est exprimé. Exemple :
Il est impossible que l'homme descende du singe,
Or Jean est nécessairement un homme,
Donc il est impossible que Jean descende du singe.
(Leçons de Logique)

lundi 14 mai 2012

 
on commence par la façade et les cotés suivrontPosted by Picasa
 
Première journée ... et on recommence à zéro... par le toît Posted by Picasa

Bruno Bettelheim

Comme nous ne pouvons pas savoir à quel âge précis un conte de fées particulier a le plus d'importance pour un certain enfant, il est impossible de choisir parmi les innombrables contes celui qu'il convient de lui raconter.  Seul l'enfant, par l'intensité de ses réactions émotives à l'égard de tel ou tel conte, peut montrer que son inconscient, ou son conscient, est atteint. Naturellement, la mère (ou le père) commencera par raconter à l'enfant un conte qu'elle a aimé pendant sa propre enfance ou qui lui plaît sur le moment. Si l'enfant n'est pas accroché par l'histoire, c'est le signe que ses thèmes n'ont pas éveillé chez lui, à cette époque de sa vie, une réaction significative. Le mieux est de lui raconter un autre conte le lendemain soir. Il montrera bientôt que tel conte a pour lui de l'importance, par sa réaction immédiate ou en demandant inlassablement qu'on lui répète. Si tout va bien, l'enthousiasme de l'enfant deviendra contagieux et le conte prendra également de l'importance  pour le narrateur adulte, ne serait-ce que parce qu'il voit le plaisir de l'enfant, Le moment viendra, finalement, où l'enfant aura tiré de son  histoire préférée tout le bénéfice qu'il pouvait en attendre; peut-être aussi les problèmes qui le faisaient réagir à cette histoire auront-ils été remplacés par d'autres qui seraient mieux exprimés par un autre conte. Il peut alors se désintéresser du premier pour se passionner davantage encore pour un autre. Pour le choix des contes de fées, il est toujours bon de se laisser guider par l'enfant.
110. Le syllogisme absolu.-- Le syllogisme absolu est celui qui formé de propositions absolues, c'est-à-dire, de propositions dans lesquelles le mode de convenance ou de non convenance de l'attribut au sujet n'est pas exprimé. Exemple :
Les animaux ont des facultés sensitives,
Or le cheval est un animal,
Donc le cheval a des facultés sensitives. 
(Leçons de Logique)

G&G à Paris

 
Première étape - Paris 5 joursPosted by Picasa

G&G à Paris

 
Après 5 jours passés à Paris nous avons dû visiter des églises pour nous faire pardonner nos péchés. Devinez lequel?Posted by Picasa
Gaétan x et Ghislainexxx

dimanche 13 mai 2012

109. Syllogisme composé. - Le syllogisme composé est celui qui est orné de propositions composées. Exemple :
La philosophie, l'histoire sont très utiles,
Or la philosophie, l'histoire sont des sciences,
Donc quelques sciences sont utiles.
(Leçons de Logique)

Canadian Red Select Chokecherry

 
Superbe cet arbre - et les enfants aussi........Posted by Picasa

Bruno Bettelheim

Ces exemples expliquent pourquoi je me concentre dans ce livre sur les thèmes principaux et ils montrent que les contes de fées ont une puissante signification psychologique pour les enfants te tout âge, qu'ils soient fille ou garçon, quels que soient l'âge et le sexe des héros. Les contes ont une signification personnelle très riche parce qu'ils permettent des changements d'identification selon les problèmes que doit affronter l'enfant. A la lumière de sa première identification avec la Margot qui était heureuse de se laisser mener par Jeannot, et de sa seconde identification avec la Margot triomphant de la sorcière, le jeune fille dont je parle plus haut a pu évoluer vers son indépendance d'une façon plus sure et plus enrichissante. Quant au petit garçon dont il a été question tout à l'heure, après avoir été rassuré par la sécurité offerte par la tour, il a pu, un peu plus tard, se réjouir de savoir que son propre corps pourrait lui assurer une sécurité beaucoup plus stable.

Bonne Fête des Mères !

samedi 12 mai 2012

108. Syllogisme simple. - Le syllogisme simple est celui qui est formé de propositions simples. Exemples :
La vertu est aimable,
Or l'humilité est une vertu,
Donc l'humilité est aimable.
(Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

''Rapunzel'' (Raiponce) nous raconte que la sorcière a enfermé l'héroïne dans la tour quand elle avait douze ans.L'histoire de ''Raiponce'' semble donc être également celle d'une fillette pubère et d'une mère jalouse qui veut l'empêcher de devenir indépendante; c'est un problème caractéristique de l'adolescence, qui est résolu lorsque Raiponce épouse le prince. Mais un petit garçon de cinq ans a tiré de cette histoire un réconfort d'un genre tout différent. Le jour où il apprit que sa grand-mère, qui s'occupait de lui pendant la journée, devait aller à l'hôpital (sa mère travaillait et il n'y avait pas de père à la maison) il demanda qu'on lui lise l'histoire de Raiponce à ce moment critique de sa vie, deux éléments du conte avaient pour lui de l'importance. Il y avait d'abord le fait que le substitut de la mère (la sorcière), en enfermant l'héroïne dans la tour, la mettait en sécurité; ce comportement égoïste avait aux yeux de l'enfant,  et dans les circonstances où il se trouvait, quelque chose de rassurant. Un autre thème de l'histoire avait pour cet enfant encore plus d'importance : le fait que Raiponce trouve le moyen d'échapper à son triste sort en s'aidant de son propre corps --ses tresses, qu'elle  laisse prendre le long de la tour et qui permettent au prince de grimper jusqu'à elle. L'enfant était rassuré de savoir qu'il pourrait le cas échéant se servir de son corps comme d'une bouée de sauvetage pour garantir sa propre sécurité. Cela nous montre que le conte de fées -- parce qu'il concerne d'une façon imaginative les problèmes humains essentiels -- peut avoir beaucoup à offrir à un petit garçon même si le personnage principal de l'histoire est une adolescente. 

vendredi 11 mai 2012

Les pompiers en visite à l'école de Zach

 
ce matin..... Chris a pris un avant-midi de congé afin d'être à l'école avec les autres pompiers!!Posted by Picasa
107. Syllogisme oratoire. -- Le syllogisme oratoire est celui dont les propositions et les termes sont arrangés comme on le fait dans le langage courant. Exemple : En ce monde ceux qui ne se soumettent pas à la volonté. de Dieu sont malheureux. Il est facile de ramener ce syllogisme oratoire à un syllogisme scolastique. (Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

Le thème central de  ''Blanche Neige'' est l'histoire d'une enfant pubère surpassant de différentes façons sa méchante belle-mère qui, par jalousie, lui refuse  une vie indépendante, ce qui symbolise par le fait que la marâtre essaie de supprimer l'héroïne. L'histoire avait pourtant, pour une certaine petite fille de cinq ans, un sens profond très éloigné de ces problèmes de puberté. Sa mère était froide et distante, ce qui laissait l'enfant désemparée. Le conte lui montra qu'elle avait tort de se désespérer : Blanche-Neige, trahie par sa belle-mère, était sauvé par des êtres du sexe masculin : les nains et, plus tard le prince. Cette enfant ne s'est pas désespérée de l'éloignement de sa mère et, encouragée par l'exemple de Blanche-Neige, s'est tournée vers son père qui réagit favorablement. La conclusion heureuse du conte a permis à l'enfant de sortir de l'impasse où l'avait fourvoyée le peu d'intérêt que lui manifestait sa mère. Ainsi, le même conte de fées peut délivrer un message important à un enfant de treize ans aussi bien qu'à un autre e cinq ans, bien que leurs interprétations personnelles soient très différentes.

jeudi 10 mai 2012

DIFFÉRENTES ESPÈCES DE SYLLOGISMES
106. Syllogisme scolastique. -- Le syllogisme scolastique ou en forme est celui qui se compose de trois propositions arrangées de manière que la troisième découle nécessairement des deux autres. Exemple :
Celui qui accomplit son devoir est heureux,
Or Jean accomplit son devoir,
Donc Jean est heureux.
(Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

D'autres traits de la même histoire peuvent offrir à l'enfant plus âgé un réconfort et un guide dont il a grand besoin. Je connais une jeune fille qui, au début de son adolescence, à été fascinée par ''Jeannot et Margot'' et qui s'est trouvé soulagée de lire et de relire l'histoire et de bâtir des fantasmes autour d'elle. Étant enfant, elle était dominée par un frère légèrement plus âgé qu'elle. Il lui avant, en quelques sorte, montré le chemin comme le fait Jeannot en semant des cailloux qui lui permettent de revenir avec sa soeur à la maison familiale. Étant parvenue à l'adolescence, cette jeune fille continua de compter sur son frère, et ce passage du conte avait pour elle quelque choses de rassurant. Mais, en même temps, elle souffrait de la domination de son frère. Sans qu'elle en eut conscience à l'époque, sa lutte pour son indépendance tournait autour de l'image de Jeannot. L'histoire disait à son inconscient qu'en se laissant guider par son frère (Hansel) elle reculait au lieu d'avancer (ils reviennent s'accrocher à leurs parents); un autre détail avait pour elle un sens: c'est Jeannot, au début de l'histoire, qui est le chef, mais c'est Margot qui, à la fin, conquiert la liberté et l'indépendance pour son frère et pour elle en réduisant la sorcière à l'impuissance. Cette jeune fille, étant parvenue à l'âge adulte, finit par comprendre que le conte l'avait beaucoup aidée  à se dégager de sa dépendance vis-a-vis de son frère et lui avait montré que cette dépendance précoce n'engageait absolument pas l'avenir. Ainsi, un conte qui, pour une certaine raison, avait eu pour elle un sens quand elle était enfant, l'avait guidée au cours de son adolescence pour une raison toute différente. 

mercredi 9 mai 2012

105. Conclusion directe et indirecte. -- La conclusion d'un syllogisme est directe lorsque ses termes y occupent la même place que dans les  prémisses. Exemple:
Les enfants intelligents et laborieux sont estimables,
Or les enfants de M.S. sont intelligents et laborieux,
Donc les enfants de M.X. sont estimables.
La conclusion d'un syllogisme est indirecte lorsque ses termes n'y occupent pas la même place que dans les prémisses. Exemple :
La vertu est une source de joie,
Or la vertu est une bonne habitude,
Donc une bonne habitude est une source joie.
(Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

Par exemple, dans mon étude sur ''Jeannot et Margot'', (Hansel et Gretel, Frères Grimm) j'ai insisté sur les efforts que faisaient les deux héros du conte pour s'accrocher à leurs parents alors que le moment était venu pour eux de se tourner tout seuls vers le monde extérieur, et j'ai insisté également sur la nécessité de dépasser l'oralité primitive, symbolisée par l'engouement des deux enfants pour la maison en pain d'épice. Il semblerait donc que ce conte de fées a le maximum de choses à offrir au jeune enfant que s'apprête à faire ses pemiers pas dans le monde. Il donne corps à ses angoisses et lui montre que se appréhensions, même sous leur forme la plus exagérée (la peur d'être dévoré), sont injustifiées : les deux héros sortent victorieux de leurs aventures et leur ennemi le plus menaçant, la sorcière subit une défaite totale. On pourrait donc parfaitement soutenir que ce conte a le maximum d'attrait et de valeur pour l'enfant à l'âge où les contes de fées commencent à exercer leur action bénéfique, c'est-à-dire vers quatre ou cinq ans.

mardi 8 mai 2012

104.Modes du syllogisme. -- Les modes  du syllogisme sont les différentes combinaisons dont sont susceptibles les prémisses d'un syllogisme en égard à leur quantité (universelle ou particulière) et à leur qualité (affirmative ou négative). (Leçons de Logique)

Bruno Bettelheim

Si ce livre  n'avait été consacré qu'à un ou deux contes, il aurait été possible de mettre en valeur un plus grand nombre de leurs facettes; mais je n'aurais pas pu pour autant sonder leur profondeur: Chaque histoire, en effet, à des significations à trop de niveaux différents. L'importance qu'un conte peut avoir pour un certain enfant, et à un âge particulier, dépend de son niveau de développement psychologique et de ces problèmes dominants du moment. Tandis que j'écrivais ce livre, il m'a paru raisonnable de me contrer sur les significations essentielles des contes, tout en me rendant compte que je négligeais d'autres aspects qui pouvaient être significatifs pour tel ou tel enfant en raison des difficultés qu'il devait affronter.

lundi 7 mai 2012

103. Troisième figure du syllogisme. -- Quand le moyen terme est sujet et dans la majeure et dans la mineure, le syllogisme est appelé syllogisme de la troisième figure. Exemple :
Tous les papes ont été infaillibles,
Or quelques papes furent des allemands,
Donc quelques allemands ont été infaillibles.
Ici le moyen terme est papes. (Leçons de Logiques)

Bruno Bettelheim

La première de ces limites vient du fait que, de nos jours (1976), un petit nombre seulement de contes de fées ont une notoriété universelle. Certains points abordés dans ce livre  auraient pu être illustrés avec plus d'éclat si j'avais pu me référer à des contes moins connus. Il aurait fallu en effet inclure le texte de ces contes, ce qui aurait donné à l'ouvrage des dimensions excessives. J'ai donc décidé de limiter mon choix à quelques contes de fées encore populaires, et de montrer leur sens caché et leur rapport avec  les problèmes de croissance de l'enfant et notre compréhension de nous-mêmes et du monde.  Dans la seconde partie du livre, plutôt que d'essayer inutilement une étude exhaustive je me suis contenté d'examiner sur certains points quelques-uns des contes les plus connus, pour leurs significations et pour le plaisir que l'on peut en tirer.

dimanche 6 mai 2012

 
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Bruno Bettelheim

Malgré l'objectif  relativement restreint  de cette étude, qui est de montrer comment les contes de fées aident les enfants à régler les problèmes psychologique de la croissance et à intégrer leur personnalité, j'ai dû m'imposer des limites sérieuses.
102. Deuxième figure du syllogisme. -- Si le moyen terme est attribut et dans la majeure et dans la mineure, le syllogisme appartient à la deuxième figure. Exemple :
Tout homme peut pécher,
Or aucun ange ne peut pécher,
Donc aucun ange n'est homme.
Dans cet exemple le moyen terme est peut pécher. (Leçons de Logique)

samedi 5 mai 2012

Bruno Bettelheim

De nombreuses autres histoires des frères  Grimm commencent par (ou contiennent) des allusions religieuses ''Le Vieillard rajeuni'' commence ainsi ;  ''A l'époque ou Notre-Seigneur marchait encore sur la terre, il s'arrêta un soir, avec saint Pierre, à la maison d'un forgeron..." Dans un autre conte, "Le Pauvre et le Riche'', Jésus comme n'importe quel autre héros de conte de fées, est fatigué de marcher. Voici le début de cette histoire : '' Dans les temps d'autrefois, quand le bon Dieu se promenait encore en personne parmi les hommes, sur la terre, il se trouva qu'un soir, alors qu'il était bien fatigué, la nuit vint Le surprendre avant qu'il eût pu trouver une auberge. Devant lui, sur la route, se trouvaient deux maisons qui se faisaient vis-à-vis...'' Mais aussi importants et fascinants que soient ces aspects religieux des contes de fées, ils échappent à la portée et au propos de ce livre et ne seront donc pas étudié ici.
101. Première figure du syllogisme. --  Lorsque le moyen terme est sujet dans la majeure et attribut dans la mineure, le syllogisme appartient à la première figure. Exemple :
Toute science mérite le respect,
Or la philosophie est une science,
Donc la philosophie mérite le respect.
Dans ce syllogisme le moyen terme est science. (Leçons de Logique)

vendredi 4 mai 2012

Bruno Bettelheim

La plupart des contes de fées remontent à des époques où la religion tenait une place importante dans la vie; c'est pourquoi ils sont en rapport direct ou indirect avec des thèmes religieux. Les contes des Milles et Une Nuits sont pleins de référence à la religion islamique. De nombreux contes occidentaux ont un contenu religieux; mais ils sont pour la plupart négligés de nos jours et inconnus du large public uniquement parce que, pour beaucoup, ces thèmes religieux n'éveillent plus d'associations significatives.L'oubli dans lequel est tombé ''L'enfant de Marie'', l'une des plus belles histoires des frères Grimm, est bien la preuve de ce désintéressement. Cette histoire commence exactement comme ''Jeanno et Margot'', des mêmes auteurs :''A la lisière d'une grande foret vivaient un bûcheron et sa femme...'' Comme dans ''Jeanno et Margot'',  le couple est si pauvre qu'il est devenu incapable d'assurer sa subsistance en même temps que celle de leur petite fille de trois ans, Émue par leur détresse, la Vierge Marie leur apparaît et leur offre de s'occuper de l'enfant qu'elle amène avec elle au ciel. La petite fille vit une vie merveilleuse jusqu'à ce qu'elle atteigne l'âge de quatorze ans. A ce moment-là comme dans les différentes versions de ''Barbe-Bleue.'', la vierge confie à la fillette les clés de treize portes; elle a le droit d'en ouvrir douze, mais pas la treizième. L'enfant  est incapable de résister à la tentation, et, questionnée par la Vierge, elle ment. En punition, elle est renvoyée sur la terre, elle est muette. Elle subit une série d'épreuves puis, étant sur le point de mourir sur un bûcher, elle éprouve le désir de confesser sa faute. La Vierge, aussitôt, la sauve du bûcher, délie sa langue et lui donne ''le bonheur pour toute son existence''.  La leçon de l'histoire est celle-ci : si nous nous servons de  notre voix pour proférer des mensonges, nous sommes perdus; autant être privé de la parole, comme l'héroïne de l'histoire, Mais si nous utilisons notre voix pour nous repentir, pour reconnaître nos fautes et dire la vérité, nous pouvons nous racheter.
 
Ah! quelle belle photo - Salem, Mass (merci Martin)Posted by Picasa
100. Différentes espèces de figures. -- Il y a trois figures de syllogisme. En effet le moyen terme peut occuper trois places différentes dans la majeure et la mineure. (Leçons de Logique)

jeudi 3 mai 2012

Bruno Bettelheim

Les contes de fées abondent également en thèmes religieux : de nombreuses histoires bibliques sont de la même nature qu'eux. Les associations conscientes et inconscientes qu'évoquent les contes de fées dans l'esprit de l'auditeur dépendent de son cadre général  de référence et de ses préoccupations personnelles. Les personnes religieuses trouveront donc en eux des éléments d'importance dont il ne sera pas question ici.
99. Figures du syllogisme. -- La figure d'un syllogisme est la place successivement occupée par le moyen terme dans les prémisses. (Leçons de Logique)
 
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mercredi 2 mai 2012

Bruno Bettelheim

** ''Un exemple illustrera très bien cet aspect des contes de fées. Dans l'histoire des Grimm ''Les sept corbeaux'',  sept frères vont puiser de l'eau dans une cruche pour le baptême de leur petite soeur. Ils perdent la cruche et sont transformés en corbeaux. La cérémonie du baptême annonce le début d'une existence chrétienne. On peut considérer que les sept frères représentent ce qui a du disparaître pour laisser la place à la chrétienté. S'il en est ainsi, ils symbolisent le monde païen, où les sept planètes représentaient les dieux du ciel. La petite fille qui vient de naître est alors la nouvelle religion qui ne peut  se propager que si les anciennes croyances ne gênent pas son développement. La chrétienté (la soeur) ayant vu le jour, les frères représentent le paganisme, sont relégués dans l'ombre. Mais en tant que corbeaux, ils vivent au sein d'une montagne, à l'autre bout du monde, ce qui laisse supposer qu'ils continuent de vivre dans un monde souterrain subconscient. Ils ne retrouvent leur apparence humaine que lorsque leur petite soeur sacrifie l'un de ses doigts, ce qui est  conforme à l'idée chrétienne que seuls ont accès au ciel ceux qui sont prêts, s'il le faut, à sacrifier la partie de leur corps qui les empêche d'atteindre la perfection. La nouvelle religion, le christianisme, peut libérer ceux qui se sont attardés dans le paganisme. ''

Bruno Bettelheim

Les folkloristes abordent les contes de fées sous l'angle de leur discipline; les linguiste et les critiques littéraires examinent leur  signification pour d'autres raisons. Il est intéressant de noter, par exemple, que certains voient dans le thème du Petit Chaperon rouge avalé par le loup le thème de la nuit absorbant le jour, de la lune éclipsant le soleil, de l'hiver remplaçant les saisons chaudes, du dieu avalant la victime propiatoire, etc. Aussi intéressantes que puissent être ces interprétations, elles n.apportent pas grand-chose aux parents et aux éducateurs qui veulent connaître le sens qu'un conte de fée peut avoir pour l'enfant dont l'expérience, après tout, est bien  éloignée d'une explication du monde fondée sur des concepts où interviennent la nature et les déités.
98. A quoi sert le syllogisme. - Le syllogisme est une excellent moyen de découvrir l'erreur. Celle-ci, pour se faire accepter, se présente aux lecteurs toute enveloppée des ornements et des grâces du style. Dépouillée de ses atours par le syllogisme qui l'exhibe en trois phrases courtes, sèches, précises. elle a moins de chance de se faire admettre. C'est ce qu'enseignent de grands esprits comme Bossuet qui avait soin d'ôter du discours ''les figures et le autres ornement de parole''... pour mieux ''voir ce que la logique fait dans ces ouvrages et ce que la rhétorique y ajoute'' Selon Kant, ''tous les vices de raisonnement se découvrent très facilement quand on les fait ressortir en mettant un argument en forme'' Et pour Cousin, ''tout raisonnement qui ne peut être mis sous cette forme, est un raisonnement dont il faut se défier''. - En employant le syllogisme, l'esprit humain acquiert de la précision et de la pénétrationé ''L'art syllogisme, écrit V.Cousin, est une escrime puissante qui donne à l'esprit l'habitude de la précision et de la rigueur. C'est à cette male  école que sont formés nos pères, et il n'y a que de l'avantage à y retrnir la jeunesse actuelle'' (Leçons de Logique)
http://www.lapresse.ca/debats/le-cercle-la-presse/actualites/201204/30/48-201-la-crise-etudiante-cessons-de-rever-en-couleurs.php


à lire  - Cessons de rêver en couleur - Pierre Calvé - L'auteur a été professeur au département de linguistique et à la faculté d'éducation de l'Université d'Ottawa de 1969 à 2001. Il a été doyen de cette faculté de 1994 à 1997. Il est détenteur d'un doctorat en linguistique de l'Université Georgetown, à Washington D.C.

mardi 1 mai 2012

Bruno Bettelheim

En tant qu'oeuvre d'art, les contes de fées présentent de nombreux aspects qui vaudraient d'être explorés en dehors de leur signification et de leur portée psychologique qui font l'objet de ce livre. Notre héritage culturel, par exemple, trouve son expression dans les contes de fées et il est transmis à l'esprit de l'enfant par son intermédiaire **.Un autre livre pourrait étudier en détail la contribution unique que les contes de fées peuvent apporter effectivement à l'éducation morale de l'enfant, sujet qui n'est qu'effleuré dans les pages qui suivent.
97. Quatrième loi des propositions : La conclusion suit la partie la plus faible. -- Si l'une des prémisses est négative la conclusion est négative; si l'une des prémisses est particulière, la conclusion est particulière. En effet, si l'une des prémisses est négative, c'est parce que l'un des extrêmes ne convient pas au moyen terme. Et la conclusion sera négative. Exemple :
Tous ceux qui offensent Dieu ne sont pas ordinairement heureux,
Or les pêcheurs offensent Dieu,
Donc les pêcheurs ne sont pas ordinairement heureux.
Cette conclusion est juste, évidemment.
Si l'une des prémisses est particulière, c'est parceque l'un des extrêmes ne convient qu'en partie ou partiellement au moyen terme. C'est cette partie de l'extrême convenant au moyen terme qui sera exprimée dans la conclusion. Celle-ci sera donc particulière. Exemple :
Quelques souverains ne sont pas aimés,
Or tous les souverains sont les représenants de l'autorité,
Donc tous les représentant de l'autorité ne sont pas aimés.
Cette conclusion et fausse. Il faut dire quelques représentants de l'autorité... (Leçon de Logique)

lundi 30 avril 2012

Bruno Bettelheim

Ils sont uniques, non seulement en tant que forme de littérature, mais comme oeuvre d'art qui sont plus que toutes les autres totalement comprises par l'enfant. Comme toute production artistique, le sens le plus profond du conte est différent pour chaque individu, et différent pour la même personne à certaines  époques de  sa vie. L'enfant saisira des significations variées du même conte selon ses intérêts et ses besoins du moment. Lorsqu'il en aura l'occasion, il reviendra au même conte quand il sera prêt à en élargir les significations déjà perçues ou à les remplacer par d'autres.
96. Troisième loi des propositions : On ne peut rien conclure de deux prémisses  particulières. -- Comme l'extension d'une proposition et  la quantité même du sujet de cette proposition, les propositions particulières ont donc toujours comme sujets des termes particuliers. -- On peut supposer trois cas:
Premier cas. - Les deux prémisses particulières peuvent être négatives. Alors en vertu de la première loi des propositions (94)  toute conclusion est impossible.
Deuxième cas. - Les deux prémisses particulières peuvent être affirmatives.
Exemple :                                      Quelques savants sont incroyants,
 Or quelques incroyants sont illettrés,
Donc quelques savants sont illettrés.
Ici la quatrième loi des termes n'est pas observée. Le moyen terme incroyants est pris dans  deux sens différents. En réalité, ce syllogisme contient quatre termes quant au sens.
Troisième cas. - Les deux prémisses particulières peuvent être, l'une affirmative, l'autre négative.
Exemple :                                 Quelques étudiants sont paresseux
Or quelques hommes ne sont pas paresseux,
Donc quelques étudiants ne sont pas homme.
Dans ce syllogisme, la deuxième loi des termes n'est pas observée. Dans la conclusion, parce qu'attribut
d'une proposition négative, le terme hommes est universel. Dans les prémisses, il est particulier. Ou encore :
Quelques étudiants ne sont pas hommes,
Or quelques étudiants sont paresseux,
Donc quelques paresseux ne sont pas hommes
Ici la quatrième loi des termes n'est pas observée. Étudiants, moyen terme, est deux fois particulier.
(Leçons de Logique)
 
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Moyennes des mois d'avril

 
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Météo / Brome avril 2012


Neige : 7.0
Pluie : 94.8
Maximum : 8.8 / 27.5 le 16 avril
Minimum:  1.5 / -8.0 le 1er avril
Nuages: 07/10
Vents : 10km / 25km le 27 avril
dominants NW

Brome / Avril 2012

 
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dimanche 29 avril 2012

Bruno Bettelheim

Le plaisir et l'enchantement que nous éprouvons quand nous nous laissons aller à réagir à un conte de fées viennent non pas de la portée psychologique du conte (qui y est pourtant pour quelque chose) mais de ses qualités littéraires.  Les contes sont en eux-mêmes des oeuvres d'art. S'il n'en étaient pas, ils n'auraient pas un tel impact psychologique sur l'enfant.
95. Deuxième loi des propositions : De deux prémisses affirmatives, on ne peut pas déduire une conclusion négative. Cette loi et, pour ainsi parler, l'inverse de la précédente. Quand les deux prémisses sont affirmatives, les deux extrêmes (grand et petit terme) conviennent au troisième (moyen terme) C'est cette convenance qu'exprime la conclusion, et partant elle doit être affirmative.
Exemple : Le vice est détestable,
Or la paresse est un vice
Donc la paresse est détestable.
C'est la bonne conclusion. Et non pas celle-ci : Donc la paresse n'est pas détestable. (Leçons de Logique)

samedi 28 avril 2012

Bruno Bettelheim

J'ai essayé de montrer dans cette étude comment les contes de fées représentent sous une forme imaginaire ce que doit être l'évolution saine de l'homme et comment ils réussissent  à rendre cette évolution séduisante, pour que l'enfant n'hésite pas à s'y engager. Ce processus de croissance commence par la résistance aux parents et la peur de grandir et finit quand le jeune s'est vraiment trouvé, quand il a atteint l'indépendance et la maturité morale et quand, ne voyant plus dans l'autre sexe quelque chose de menaçant ou de démoniaque, il est capable d'établir avec lui des relations positives. En bref, ce livre explique pour quelles raisons les contes de fées contribuent d'une façon importante et positive à la croissance intérieure de l'enfant.
94.  Première loi des propositions : Si les deux prémisses sont négatives, pas de conclusion possible. --  La conclusion des le résultat de la comparaison faite dans les prémisses. Si les deux extrêmes (sujet et attribut de la conclusion) conviennent au moyen terme, la conclusion sera affirmative, Si l'un des extrêmes ne convient pas au moyen terme, la conclusion sera affirmative. Si l'un des extrêmes  ne convient pas au moyen terme, le petit et le grand terme (sujet et attribut de la conclusion) ne conviendront pas entre eux dans la conclusion, et celle-ci sera négative. Il ne peut donc pas y avoir de conclusion, lorsque les deux extrêmes ne conviennent pas au moyen terme, parce que, dans ce cas, il n'y a pas eu de comparaison. Et les deux prémisses sont négatives précisément lorsque le grand et le petit terme ne conviennent pas au moyen  terme.
 Exemple : L'homme n'est pas un minéral
Le minéral n'est pas un animal
Que conclure? Rien, c'est évident. (Leçons de Logique)