dimanche 12 août 2012

Bruno Bettelheim

190. Probabilité mathématique et morale.-- La probabilité est mathématique lorsque ''tous les cas de probabilité étant de même nature et connus à l'avance, leur degré de probabilité peut être évalué sous forme de fraction dont le dénominateur exprime le nombre de tous les cas possibles, et le numérateur le nombre des cas favorables''. Soit dans une loterie où il y  a cinq cents numéros en circulation. Sur ce nombre, cinquante sont appelés gagnants. La probabilité de gagner sera de 50/100. C'est sur ce calcul que se basent les compagnies d'assurances pour déterminer le montant de leur primes. Supposons que sur 100 maisons il y ait 5 qui brûlent chaque année, la compagnie présente sa perte probable par la fraction 5/100 ou 1/25. Et donc, comme montant de prime, elle exigera 1/20 de la valeur de chaque maison. La probabilité morale ne peut pas être assimilée à la probabilité mathématique. Aussi bien, on ne peut l'exprimer par une fraction. Cette probabilité, elle s'appelle sur les moeurs, les us, les coutumes : autant de contingences de toutes sortes qui varient avec les individus et sont  soumises à leur libre arbitre. ''En pareille matière, il faut peser les probabilités plutôt que les compter, et faire la part de chaque inconnu'' Voila pourquoi dans les questions de morale, d'histoire, de sociologie, on ne peut faire application sans danger, de la méthode mathématique. Ça été le tort de Descartes. (Leçons de Logique)

samedi 11 août 2012

Bruno Bettelheim

189. Probabilité intrinsèque et extrinsèque. -- La probabilité est intrinsèque lorsque les raison pour lesquelles l'intelligence adhère sont tirées de la nature même de la question dont il s'agit. -- La probabilité est extrinsèque quand les motifs d'adhérer se ramènent au témoignage de quelqu'un, ou d'un livre. (Leçons de Logique)

vendredi 10 août 2012

                                                                    Porel Pueblo

ROBERT CRAIS: THE WATCHMAN: A Joe Pike Novel

The city was hers for a single hour, just the one magic hour, only hers.

Larkin Conner Barkley lives like the City of Angels is hers for the taking. Young and staggeringly rich, she speeds through the city during its loneliest hours, blowing through red after red in her Aston Martin as if running for her life. Until out of nowhere a car appears, and with it the metal-on-metal explosion of a terrible accident. Dazed, Larkin attempts to help the other victims. And finds herself the sole witness in a secret federal investigation.
For maybe the first time in her life, Larkin wants to do the right thing. But by agreeing to cooperate with the authorities, she becomes the target for a relentless team of killers. And when the U.S. Marshals and the finest security money can buy can't protect her, Larkin's wealthy family turns to the one man money can't buy -- Joe Pike.
Pike lives a world away from the palaces of Beverly Hills. He's an ex-cop, ex-Marine, ex-mercenary who owes a bad man a favor, and that favor is to keep Larkin alive. The one upside of the job is reuniting with Bud Flynn, Pike's LAPD training officer, and a man Pike reveres as a father. The downside is Larkin Barkley, who is the uncontrollable cover girl for self-destruction -- and as deeply alone as Pike.
Pike commits himself to protecting the girl, but when they immediately come under fire, he realizes someone is selling them out. In defiance of Bud and the authorities, Pike drops off the grid with the girl and follows his own rules of survival: strike fast, hit hard, hunt down the hunters. With the help of private investigator Elvis Cole, Pike uncovers a web of lies and betrayals, and the stunning revelation that even the cops are not who they seem. As the body count rises, Pike's biggest threat might come from the girl herself, a lost soul in the City of Angels, determined to destroy herself unless Joe Pike can teach her the value of life...and love.
Excellent - page turner

Bruno Bettelheim

Mais en s'identifiant avec les petits cochons, l'enfant apprend qu'un évolution est possible, que l'on peut passer de plaisir au principe de réalité qui, après tout n'est qu'une modification du premier. L'histoire des trois petits cochons évoque une transformation qui permet un accroissement de plaisir, parce que la satisfaction est alors recherchée en tenant des exigences de la réalité. Le troisième petit cochon, intelligent et enjoué, roule plusieurs fois son ennemi: d'abord quand le loup essaie par trois fois de l'attirer hors de la maison où il est en sécurité, en faisant appel à son avidité orale, lui proposant des expéditions à des endroits où ils trouveront tous deux une nourriture délicieuse; le loup le tente avec des carottes, qui ont peut-être été volées, puis avec des pommes et enfin avec la perspective d'une visite à la foire. 
188.La probabilité.-- La probabilité est cette lumière imparfaite sous laquelle le vrai apparaît souvent à notre esprit. La probabilité d'une opinion varie avec la valeur des motifs qui sollicitent  notre assentiment. (Leçons de Logique)

jeudi 9 août 2012

Bruno Bettelheim

Cette comparaison entre '' Les Trois Petits Cochons'' et ''La Cigale et la Fourmi'' souligne bien la différence qui existe entre le conte des fées et la fable. La Cigale, comme les petits cochons et l'enfant lui-même, est encline à jouer sans se préoccuper de l'avenir. Dans les deux histoires, l'enfant s'identifie avec les animaux (quoique petit saint hypocrite puisse s'identifier avec la méchante fourmi et un enfant malade mental avec le loup); mais après s'être identifié avec la cigale, l'enfant, selon la fable, est laissé sans espoir. La cigale, possédée par le principe de plaisir, est vouée à un sort funeste; la situation est nette : ''Agis de telle façon, sinon...'' Le choix est fait une fois pour toute.
187. L'opinion. -- Si l'esprit adhère à ce qu'on lui propose, toute de même, sans crainte de se tromper, alors on dit qu'il opine. C'est l'opinion. Ce n'est pas encore la ferme adhésion qui ne laisse aucune place à la crainte de se tromper, mais cependant, c'est une adhésion basée sur des motifs qui la justifient. Dans l'opinion, la vérité n'appartient pas encore à l'esprit sous un jour complet, dans toute sa réalité; ce n'est pas encore la pleine lumière chassant toutes les ombres; c'est une lumière, tout de même,  mais vacillante; elle éclaire, mais imparfaitement. La proposition apparaît à l'esprit comme probable. (Leçons de Logique)
 
Hydrangea Posted by Picasa

mercredi 8 août 2012

Bruno Bettelheim

Le conte de fées, lui, nous laisse tout le soin de la décision et ne nous incite même pas à la prendre. C'est à nous qu'il appartient de décider si nous l'appliquons à notre vie ou si nous nous contentons d'apprécier les événements qu'il nous raconte. C'est le plaisir que nous en tirons qui nous incite à réagir au moment de notre choix à ses messages secrets, s'ils se rapportent à notre expérience vitale et au stage de développement que nous avons atteint sur le moment.
186. Le soupçon. -- Il arrive, qu'après avoir douté, l'esprit commence à adhérer à ce qu'on lui propose, il incline vers une partie plutôt que vers l'autre; c'est le soupçon. Ce n'est pas encore l'adhésion mais un commencement d'adhésion. (Leçons de Logique)
 
Starfish Island - (petite pointe de terre à droite qui disparait lors de la marée haute)
à la recherche de crabes et d'étoiles de mer Posted by Picasa

mardi 7 août 2012

 
Bonaventure, Baie des Chaleurs - chez Thelma Posted by Picasa

Bruno Bettelheim

Cette conclusion est caractéristique des fables qui sont, elle aussi, des contes populaires qui se sont transmis de génération en génération. ''La fable semble être, sous sa forme première, un récit où des êtres irrationnels, et parfois des objets inanimés, sont censés, à des fins d'éducation morale, agir et parler au nom des intérêts et des passions de l'homme'' (Samuel Johnson) Souvent papelardes, parfois amusantes, les fables expriment toujours une vérité morale; elles ne contiennent aucun sens caché; rien n'est laissé à l'imagination.
165. Les causes du doute. -- Les principales causes du doute sont les dispositions naturelles de certains esprits, l'éducation reçue, les opinions étranges, contradictoires, émises sur la même question dans le cours des âges. les difficultés à vaincre pour arriver à la certitude ...etc.  (Leçons de Logique)
 
vu sur Facebook, merci SophiePosted by Picasa
 
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lundi 6 août 2012

Bruno Bettelheim

Le conte ''Les Trois Petits Cochons'' fait sur les enfants une plus forte impression que la fable d'Ésope ''La Cigale et la Fourmi'', tout à fait comparable, mais ouvertement moralisante. Dans cette fable, la cigale, affamée par l'hiver, va supplier une fourmi de lui accorder une petite partie de la nourriture qu'elle a patiemment accumulée pendant l'été, La fourmi demande à la cigale ce qu'elle faisait pendant l'été. Apprenant qu'elle a chanté, au lieu de travailler, la fourmi repousse sa supplique en disant : '' Puisque vous avez chanté durant tout l'été, vous pouvez danser tout au long de l'hiver!''