dimanche 27 mai 2012

 
Alex et Zachary  au camping Posted by Picasa

Charivari

Dessin d'Ydel

Il s'agit d'un cortège dans lequel de nombreux musiciens et passants font du bruit avec toutes sortes d'objets, généralement détournés de leur usage traditionnel (ustensiles de cuisine), ou instruments rudimentaires tels que crécelle, claquoir ou tambour à friction. Cette « contre-musique » fait pendant aux musiques religieuse, à l'harmonie. C'est une parodie.
Le terme désigne aussi bien le défilé en lui-même qu'un bruit discordant généré par de nombreuses personnes, du tapage ou encore du bruit accompagné de désordre. Dans ce dernier cas on parle aussi de chahut.Les autorités interdisaient la pratique du charivari qui troublait l'ordre public. (Wikipedia)

Bruno Bettelheim

Mais la fonction la plus importante des contes de fées pour l'individu en cours de croissance est bien autre que de lui donner des leçons sur la façon dont il doit se conduire en ce bas monde; la religion, les mythes et les fables sont pleins de cette sagesse. Les contes de fées ne prétendent pas décrire le monde tel qu'il est; ils ne donnent pas davantage de conseils sur ce qu'il convient de faire. S'il en était ainsi, le patient hindou serait poussé à se conformer à un modèle de comportement imposé, ce qui serait une thérapeutique déplorable, et même tout le contraire d'une bonne thérapeutique. Les vertus thérapeutiques du conte de fées viennent de ce que le patient trouve ses propres solutions en méditant ce que l'histoire donne à entendre sur lui-même et sur ses conflits internes à un moment précis de sa vie. La matière du conte qui a été choisi n'a en général rien à voir avec la vie apparente du malade, mais elle est étroitement liée à ses problèmes internes qui semblent incompréhensible et donc insolubles. Le conte de fées ne se réfère pas clairement au monde extérieur, bien qu'il puisse commencer d'une façon assez réaliste et  qu'il soit tissé de faits quotidiens. La nature irréaliste de ces contes (qui leur est reprochée par les rationalistes obtus) et un élément important qui prouve à l'évidence que les contes de fées ont pour but non pas de fournir des informations utiles sur le monde extérieur mais de rendre compte des processus internes, à l'oeuvre dans un individu.
119. Epichérème. -- L'épichérème est un syllogisme dont l'une des prémisses ou toutes les deux sont accompagnée de leur preuve. Exemple :
Ceux qui savent vaincre sont heureux : la paix et le bonheur résultent que l'on remporte sur soi-même.
Or ceux qui sont fidèles à leurs devoirs savent vaincre,
Donc, ils sont heureux.
(Leçons de Logique)
 
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Il reste des petits détails à terminer, finition du toit , quelques déclins ici et là et ce faisant, la finition de la véranda en déclin plutôt qu'en bardeaux, lui donne une apparence moins écrasée sur elle même.
Mon opinion. Posted by Picasa
 
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samedi 26 mai 2012

Bruno Bettelheim

Dans les contes de fées, les processus internes de l'individu sont extériorisés et deviennent compréhensibles parce qu'ils sont représentés par les personnages et les événements de l'histoire. C'est la raison pour laquelle, dans la médecine traditionnelle hindoue, on soumettait à la méditation des personnes psychiquement désorientées un conte de fée qui mettait en scène son problème particulier. En contemplant l'histoire, pensait-on, le sujet devait être amené `prendre conscience à la fois de la nature de l'impasse où sa vie s'était  fourvoyée et de la possibilité de trouver une solution. Ce que suggérait tel ou tel conte sur les espoirs et les désespoirs de l'homme et sur la façon de surmonter les épreuves permettait au patient de découvrir non seulement une façon de sortir de sa détresse, mais également un moyen de se découvrir lui-même, comme le faisait le héros de l'histoire.
118. Enthymème. - L'enthymème est un syllogisme dans lequel une des prémisses est sous-entendue. Exemple :
Tout fondateur de séminaire mérite de la patrie,
Donc Mgr Laval mérite de la patrie.
(Leçons de Logique)
Serge Chapleau - La Presse - 26 mai 2012

vendredi 25 mai 2012

Bruno Bettelheim

Dans la civilisation hindou, l'histoire de Râma et de Sîta (incluse dans le poème sanscrit Râmâyana), qui parle de leur courage paisible et de l'amour passionné qui les unit, est le prototype des relations sentimentales et du mariage. Cette culture, en outre, engage chacun, homme ou femme, à revivre le mythe dans sa propre vie; le jour de son mariage, la femme hindoue est appelée ''Sitâ'' et, au cours de la cérémonie nuptiale, elle mime certains épisodes du mythe.
117. Lois du syllogisme conjonctif.-- Le syllogisme conjonctif est celui dont la majeure est une proposition conjonctive, c'est-à-dire proposition dont les membres sont incompatibles.

PREMIÈRE LOI. - L'affirmation de l'un des membres entraîne la négation de l'autre. Exemple  :
On ne peut pas à l fois aimer Dieu et haïr son prochain.
Or X hait son prochain,
Donc X n'aime pas Dieu.
DEUXIÈME LOI. - La négation de l'un des membres entraîne l'affirmation de l'autre, s'il y a opposition contradictoire entre les deux. Exemple :
On ne peut pas à la fois être catholique et baptiste,
Or vous n'êtes pas catholique,
Donc vous êtes baptiste,
Cette conclusion n'est pas légitime, parce que être catholique et être baptiste ne sont pas opposés contradictoirement. Tous les non-catholiques ne sont pas, pour cela des baptistes. Ils peuvent être des adeptes des autres cultes nombreux qui se partagent le monde. Exemple :
On ne peut être à la fois théiste et athée,
Or vous n'êtes pas hâtée,
Donc vous êtes théiste.
Cette conclusion et légitime, parce que, entre le théisme et l'athéisme, il y a l'opposition contradictoire. (Leçons de Logique)

jeudi 24 mai 2012

 
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Bruno Bettelheim

Pendant la plus grande partie de l'histoire humaine, la vie intellectuel de l'enfant, à part ses expériences immédiates au sein de sa famille, reposait sur les histoires mythiques et religieuses et sur les contes de fées. Cette littérature traditionnelle alimentait l'imagination de l'enfant et la stimulait. En même temps, comme ces histoires répondaient aux questions les plus importante qu'il pouvait se poser, elle apparaissaient comme un agent primordial de sa socialisation. Les mythes et les légendes religieuses qui leur sont très proches présentaient à l'enfant un matériel qui lui permettait de former ses concepts sur l'origine et les fins du monde et sur les idéaux sociaux auxquels il pouvait se conformer. Telles étaient les images d'Achille, le héros invincible, et du rusé Ulysse; d'Hercule, dont l'histoire montrait que l'homme le plus fort peut nettoyer les étables les plus sales sans perdre sa dignité; de saint Martin coupant en deux son manteau pour vêtir un mendiant. C'est bien avant Freud que le  mythe d'Oedipe est devenu l'image qui nous permet de comprendre les problèmes toujours nouveaux et vieux comme le monde que nous posent les sentiments complexes et ambivalents que nous éprouvons vis-à-vis de nos parents. Freud s'est reporté à cette vieille histoire pour nous rendre conscients de  l'inévitable chaudière d'émotions que chez enfant, à sa manière, doit affronter à partir d'un certain âge. 
116. Lois du syllogisme disjonctif. -- DEUXIÈME LOI. --
Si l'un des  membres de la disjonctive est affirmé ou nié, les autres membres doivent être niés ou affirmés. Si tous les membres moins un sont affirmés ou niés, ce membre unique doit être nié ou affirmé. Exemple :

Les élèves de la classe A sont aussi studieux, ou plus studieux, ou moins studieux que les élèves de la classe B.
Or ils sont aussi studieux,
Donc ils ne sont pas ou plus ou moins studieux.

Or ils ne sont pas aussi studieux,
Donc  ils sont ou plus, ou moins studieux.

Or ils ne sont pas ou plus ou moins studieux,
Donc ils sont aussi studieux.

mercredi 23 mai 2012

Bruno Bettelheim

Les enfants qui appartenaient aux générations qui précédaient la nôtre, qui aimaient les contes de fées et sentaient leur importance, ne s'exposaient qu'au mépris des pédants, ainsi que le poète MacNeice en fit l'expérience.De nos jours, les enfants sont beaucoup gravement lésé; ils n'ont même pas la chance de connaître les contes de fées. La  plupart d'entre eux, en effet, n'abordent les contes que sous une forme embellie qui affaiblit leur signification et les prive de leur portée profonde. Je veux parler des versions présentées par les films et les spectacles télévisés qui font des contes de fées des spectacles dénués de sens.
116. Lois du syllogisme disjonctif. -- Le syllogisme disjonctif est celui dont la majeure est  une proposition disjonctive.
PREMIÈRE LOI . --  La majeure disjonctive doit être complète. La disjonctive incomplète peut être vraie ou fausse dans tous ses membres, et l'on ne pourrait  conclure. Le syllogisme suivant manque à cette loi.
Ou vous êtes canadien, ou vous êtes français,
Or vous n'êtes pas canadien,
Donc vous êtes français.
La majeure de ce syllogisme peut être fausse, il y a bien des gens qui ne sont ni canadiens ni français. Elle peut être vraie, beaucoup de gens sont canadiens et français. Pour conclure dans une disjonctive, il faut au moins un membre soit ou bien vrai ou bien faux. (Leçons de Logique)