Comme l'enfant moderne, qui se sent souvent isolé, le héros de contes de fées poursuit parfois sa route dans la solitude; il est aidé par les choses primitives avec lesquelles il est en contact : un arbre, un animal, la nature, toutes choses dont l'enfant se sent le plus proche que ne l'est l'adulte. Le sort de ces héros persuade l'enfant que, comme eux. il peut se sentir abandonné dans le monde comme un hors-la-loi, il peut tâtonner dans l'obscurité mais que, comme eux, au cours de sa vie, il sera guidé pas à pas et recevra toute l'aide dont il pourra avoir besoin. Aujourd'hui, plus encore que par le passé, l'enfant a besoin d'être rassuré par l'image d'un être qui malgré son isolement, est capable d'établir des relations significatives et riches en récompenses avec le monde qui l'entoure.
jeudi 26 avril 2012
92. Troisième loi des termes : Le moyen terme ne doit jamais se trouver dans la conclusion.. -- La conclusion énonce que le petit et le grand terme conviennent ou ne conviennent pas entre eux suivant que tout deux ou l'un d'eux conviennent ou ne conviennent pas, dans les prémisses, au moyen terme. La comparaison se fait donc dans les deux première propositions. Et le moyen terme n'est exigé que pour la comparaison. S'il se rencontre dans la conclusion, il n'est donc pas à sa place. Exemple :
La Mère Marie de l'incarnation fut une grande sainte,
Or la Mère Marie de l'incarnation a été la première supérieure des Ursulines de Québec.
Donc la première supérieure des Ursulines de Québec a été une grande sainte --et la Mère Marie de l'Incarnation.
La ''Mère Marie de l'Incarnation'' et le moyen terme de ce syllogisme. Ce terme est de trop dans la conclusion. (Leçons de Logique)
mercredi 25 avril 2012
Bruno Bettelheim
Les enfants de nos jours, ne grandissent plus dans la sécurité d'une famille extensive, ni dans des communautés bien intégrées. Il est donc important, beaucoup plus qu'à l'époque où les contes ont été inventés, de procurer à l'enfant moderne des images de héros qui doivent s'aventurer tout seuls dans le monde et qui, sans savoir au départ comment leurs aventures finiront, découvrent des endroits où ils se sentent en sécurité, tout en suivent le droit chemin avec une confiance solide.
91. Deuxième loi des termes : les termes, dans la conclusion, de doivent pas avoir une extension plus grande que dans les prémisses. La conclusion donne le résultat de la comparaison faite dans les prémisses entre le petit, le grand et le moyen terme. Si le petit et le grand terme conviennent au moyen terme dans les prémisses, ils doivent convenir entre eux dans la conclusion; si l'un ne convient pas au moyen terme dans les prémisses, il ne peuvent convenir entre eux dans la conclusion. Il faut donc que ce soit exactement les mêmes termes dans la conclusion. Autrement, la conclusion ne serait pas le résultat de la comparaison. Exemple : Tout prête a le pouvoir d'absoudre les péchés,
Or tout prêtre est homme,
Donc tout homme a le pouvoir d'absoudre les péchés.
Dans les prémisses, parce qu'attribut d'une proposition affirmative, homme est un terme particulier, en effet tout prêtre est quelque homme. Dans la conclusion, parce qu'affecté du terme tout, homme est universel. Par conséquent, ayant une extension particulière dans la mineure, et une extension universelle dans la conclusion, le terme homme n'est plus exactement le même. Aussi bien ce syllogisme est faux.
(Leçons de Logique)
mardi 24 avril 2012
Bruno Bettelheim
Le héros de conte de fées (l'enfant) ne peut se trouver qu'en explorant le monde extérieur ; et, ce faisant, il découvrira aussi '' l'autre'' avec qui il pourra ensuite vivre heureux, c'est-a-dire sans avoir jamais à connaître l'angoisse de séparation. Le conte de fée est orienté vers l'avenir et sert de guide à l'enfant, dans des termes que peuvent saisir son conscient ou son inconscient; il l'aide à renoncer à ses désirs infantiles de dépendance et à parvenir à une existence indépendante plus satisfaisante.
90. Première loi des termes : Trois termes sont exigés :le grand, le petit et le moyen. -- Cette loi et basée sur l'essence même du syllogisme. Celui-ci , consiste dans la comparaison de deux termes, appelés extrêmes, avec un troisième nommé moyen terme. Donc, s'il y a plus ou moins que trois termes, la comparaison ne se fait point, et partant, il n'y a pas de syllogisme possible. ---Notons que les termes doivent être trois quant au sens. Il se peut rencontrer parfois quatre termes dont deux ont le même sens. Alors la loi est observée.
Exemple :
Bossuet est un grand orateur,
Or Bossuet est un mot de trois syllabes,
Donc un mot de trois syllabes est un grand orateur.
Dans ce syllogisme, quant aux mots, il y a trois termes, mais quant au sens, il y en a quatre, puisque Bossuet orateur et Bossuet mot de trois syllabes sont deux Bossuet distincts.
Les pape est partout respecté,
Or celui qui est partout respecté a bonne réputation.
Donc le chef de l'Église a bonne réputation.
Quant aux mots, ce syllogisme possède quatre termes; quant au sens, il n'en a que trois, parce que pape et chef de l'Église ont la même signification. (Leçons de Logique)
lundi 23 avril 2012
89. Lois du syllogisme. - Pour que la conclusion soit légitimement déduites des prémisses, il est nécessaire d'observer certaines lois dites ''lois du syllogisme'' Ces lois sont aux nombres de huit, dont quatre pour les termes, et quatre pour les propositions.
A. LOIS DES TERMES :
I 1. Trois termes sont exigés : le grand, le petit et le moyen terme.
II 2. Les termes dans la conclusion, ne doivent pas avoir une extension plus grande que dans les prémisses.
III 3. Le moyen terme ne doit jamais se trouver dans la conclusion.
IV 4. Le moyen terme doit être universel, au moins une fois.
B. LOIS DES PROPOSITIONS :
V 1. Si les deux prémisses sont négatives pas de conclusion possible.
VI 2. De deux prémisses affirmatives on ne peut pas déduire une conclusion négative.
VII 3. On ne peut rien conclure de deux prémisses particulières.
VIII 4. La conclusion suit toujours la partie la plus faible. (Leçons de Logique)
A. LOIS DES TERMES :
I 1. Trois termes sont exigés : le grand, le petit et le moyen terme.
II 2. Les termes dans la conclusion, ne doivent pas avoir une extension plus grande que dans les prémisses.
III 3. Le moyen terme ne doit jamais se trouver dans la conclusion.
IV 4. Le moyen terme doit être universel, au moins une fois.
B. LOIS DES PROPOSITIONS :
V 1. Si les deux prémisses sont négatives pas de conclusion possible.
VI 2. De deux prémisses affirmatives on ne peut pas déduire une conclusion négative.
VII 3. On ne peut rien conclure de deux prémisses particulières.
VIII 4. La conclusion suit toujours la partie la plus faible. (Leçons de Logique)
Bruno Bettelheim
Les gens mal informés peuvent voir dans ces conclusions de contes de fées une façon irréaliste de satisfaire les aspirations de l'enfant : c'est rester aveugle au message important que délivrent ces fins de contes. L'enfant apprend qu'en formant une véritable relation interpersonnelle il échappera à l'angoisse de séparation qui le hante (c'est le thème principal de nombreux contes et leur conclusion est toujours heureuse). Ces contes disent aussi que cette conclusion est impossible si l'enfant (contrairement à ce qu'il croit et espère) s'accroche éternellement aux jupes de se mère. S'il essaie de se délivrer de l'angoisse de séparation et de l'angoisse de mort en s'accrochant désespérément à ses parents, il subira le sort de Jeannot et Margot qui ont été obligés de quitter la maison familiale.
(Mathieu's first move of the day was an act of kindness, giving his balloon to Sabrina who lost hers in a fiery explosion yesterday. He does another one when we're at IGA and asks the cashier for a balloon in his cute accented voice: "Est ce que je peux avoir un ballon? Est- ce que je peux en prendre un pour ma soeur?".
He just asked her by himself, surprising me and her. If he wants something he's ready to ask for it which is good.'')
He just asked her by himself, surprising me and her. If he wants something he's ready to ask for it which is good.'')
dimanche 22 avril 2012
Bruno Bettelheim
Le conte de fées, au contraire, prend très au sérieux ces angoisses et ces dilemmes existentiels et les aborde directement : le besoin d'être aimé, et la peur d'être considéré comme un bon à rien; l'amour de la vie et la peur de la mort. En outre, il présente des solutions que l'enfant peut saisir selon son niveau de compréhension. Les contes de fées, par exemple, posent le problème du désir d'une vie éternelle en concluant parfois : ''Et s'ils ne sont pas morts, ils vivent encore à l'heure qu'il est.'' D'autres, qui se terminent ainsi : ''Et ils vécurent toujours heureux''. ne font pas croire un instant qu'il n'y a qu'une façon de moins souffrir de la brièveté de la vie : en établissant un lien vraiment satisfaisant avec l'autre. Quand on a réussi cela, dit le conte, on a atteint le point culminant de la sécurité affective de l'existence et on dispose de la relation la plus permanente dont puisse disposer l'homme; et cela seul peut dissiper la peur de la mort, le conte dit aussi que quand on a trouvé le véritable amour adulte, on n'a pas à désirer une vie éternelle, et c'est ce qu'exprime la conclusion d'autres contes de fées : ''Et ils vécurent désormais pendant de longues années de bonheur''
88. Terminologie du syllogisme. - Dans le syllogisme, il y a trois termes et trois propositions. Les trois termes se nomment : grand terme, moyen terme et petit terme. A leur tour les propositions s'appellent proposition majeure, proposition mineure et conclusion. --Le grand terme est l'attribut de la conclusion; le petit terme est le sujet de la conclusion; le moyen terme est celui qui est à la fois et dans la première et dans la deuxième proposition. -- La proposition majeure est celle qui contient et le grand et le moyen terme; la proposition mineure est celle qui contient et le petit et le moyen terme. Les deux premières propositions -- propositions majeure et mineure -- s'appellent antécédent ou prémisses. Le grand et le petit terme sont aussi appelés extrêmes. (Leçons de Logique)
samedi 21 avril 2012
Bruno Bettelheim
Les conflits intérieurs profonds, qui ont leur origine dans nos pulsions primitives et dans nos émotions violentes, sont ignorés dans la plupart des livres modernes pour enfants qui n'aident donc en rien ceux-ci à les affronter. Mais l'enfant est sujet à des accès désespérés de solitude et d'abandon, et il est souvent en proie à des angoisses mortelles. Très souvent, il est incapable d'exprimer ces sentiments par des mots ou ne le fait que par des moyens détournés : il a peur de l'obscurité ou d'un animal quelconque, ou il est angoissé par son corps. Comme les parents se sentent mal à l'aise quand ils observent ce émotions chez leur enfant, ils ont tendance à les négliger, ou ils amoindrissent à partir de leurs propres angoisses, croyant ainsi calmer les peurs de l'enfant.
vendredi 20 avril 2012
86. Espèces de raisonnements. - Il y a deux espèces de raisonnements : le raisonnement déductif et le raisonnement inductif. Le raisonnement déductif est l'acte par lequel l'esprit humain déduit légitimement un jugement particulier d'un jugement universel. --- Le raisonnement inductif est l'opération par laquelle l'esprit humain déduit un jugement universel d'un jugement particulier.
Exemple : Raisonnement déductif ou Déduction :
Exemple : Raisonnement déductif ou Déduction :
Tous les enfants bien élevés sont reconnaissants,
Or Jean-Marie et Charles sont bien élevés,
Donc Jean-Marie et Charles sont reconnaissants.
Exemple : Raisonnement inductif ou induction :
Jean-Marie et Charles sont reconnaissants,
Or Jean-Marie et Charles sont des enfants bien élevés,
Donc tous les enfants bien élevés sont reconnaissants.
N.B. ---Dans le langage courant, le raisonnement déductif, se confond avec le syllogisme.
(Leçons de Logique)
Bruno Bettelheim
Les contes amoraux, où le bon n'est opposé au méchant, ont un tout autre but. Le Chat Botté, par exemple, qui triche pour assurer le triomphe du héros, et Jack ( héros d'un cycle anglais de contes de fées), qui vole le trésor du géant, ne proposent pas un choix entre le bien et le mal, mais font croire à l'enfant que les plus faibles peuvent réussir dans la vie. Après tout, à quoi bon décider d'être bon alors qu'on se sent si insignifiant qu'on a peur de ne jamais arriver à rien? Ces contes n'ont aucune intention morale; ils veulent donner l'assurance que l'on peut réussir. Ils répondent ainsi à un problème existentiel très important : faut-il aborder la vie avec la conviction que l'on peut venir à bout de toutes les difficultés ou avec une mentalité de vaincu?
jeudi 19 avril 2012
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