Les enfants qui appartenaient aux générations qui précédaient la nôtre, qui aimaient les contes de fées et sentaient leur importance, ne s'exposaient qu'au mépris des pédants, ainsi que le poète MacNeice en fit l'expérience.De nos jours, les enfants sont beaucoup gravement lésé; ils n'ont même pas la chance de connaître les contes de fées. La plupart d'entre eux, en effet, n'abordent les contes que sous une forme embellie qui affaiblit leur signification et les prive de leur portée profonde. Je veux parler des versions présentées par les films et les spectacles télévisés qui font des contes de fées des spectacles dénués de sens.
mercredi 23 mai 2012
116. Lois du syllogisme disjonctif. -- Le syllogisme disjonctif est celui dont la majeure est une proposition disjonctive.
PREMIÈRE LOI . -- La majeure disjonctive doit être complète. La disjonctive incomplète peut être vraie ou fausse dans tous ses membres, et l'on ne pourrait conclure. Le syllogisme suivant manque à cette loi.
Ou vous êtes canadien, ou vous êtes français,
Or vous n'êtes pas canadien,
Donc vous êtes français.
La majeure de ce syllogisme peut être fausse, il y a bien des gens qui ne sont ni canadiens ni français. Elle peut être vraie, beaucoup de gens sont canadiens et français. Pour conclure dans une disjonctive, il faut au moins un membre soit ou bien vrai ou bien faux. (Leçons de Logique)
mardi 22 mai 2012
Bruno Bettelheim
Les contes de fées, à la différence de toute autre forme de littérature, dirigent l'enfant vers la découverte de on identité et de sa vocation et lui montrent aussi par quelles expériences il doit passer pour développer plus avant son caractère. Les contes de fées nous disent que, malgré l'adversité, une bonne vie, pleine de consolations, est à notre portée, à condition que nous n'esquivions pas les combats pleins de risques sans lesquels nous ne trouverions jamais notre véritable identité. Ces histoires promettent à l'enfant que s'il ose s'engager dans cette quête redoutable et éprouvante, des puissances bienveillantes viendront l'aider à réussir. Elles mettent également en garde les timorés et les bornés de se trouver, se condamnent à une existence de bon à rien, ou à un sort encore moins enviable.
115. Lois du syllogisme conditionnel. -- QUATRIÈME LOI. --
Si l'on nie la condition, il ne s'ensuit pas qu'il aille nier le conditionné. Exemple :
Si l'on nie la condition, il ne s'ensuit pas qu'il aille nier le conditionné. Exemple :
Or vous n'êtes pas québécois (condition),
Donc vous n'êtes pas canadien (conditionné).
Le conditionné ou le conséquent est faux.--- La condition est une des causes, et non pas la cause unique du conditionné. (Leçons de Logique)
lundi 21 mai 2012
Bruno Bettelheim
Aujourd'hui, comme jadis, l'esprit de la moyenne des enfants doués d'un esprit créatif peut s'ouvrir à la compréhension des plus grandes choses de la vie grâce aux contes de fées et, de là, parvenir facilement à jouir des plus grandes oeuvres de littérature et de l'art. Le poète Louis MacNeice, par exemple, écrit :''Les vrais contes de fées on toujours eu pour moi, en tant que personne, une profonde signification, même au temps où, étant au collège, il m'était difficile d'avouer de telles choses sans perdre la face. Contrairement à ce que disent tant de gens de nos jours, le conte de fées, du moins du genre folklorique classique, est une affaire infiniment plus solide que la plupart des romans réalistes qui n'ont guère plus d'impact que des potins mondains. Parti de contes populaires, de contes plus sophistiqués, ceux d'Andersen par exemple, ou de la mythologie nordique, et d'histoires telles que le livres d'Alice et ''Bébés Tritons'', je suis passé, vers l'âge de douze ans, à la Reine des fées''2, Des critiques littéraires comme G.K. et C.S. Lewis ont senti que les contes de fées sont des ''explorations spirituelles'', et, partant, ''les plus semblables à la vie''. puisqu'ils révèlent ''la vie humaine comme si elle était contemplée, ressentie ou devinée de l'intérieur3''
115. Lois du syllogisme conditionnel. -- TROISIÈME LOI. --
Si l'on nie le conditionné ou le conséquent, il faut nier la condition ou l'antécédent. Exemple :
Or vous n'êtes pas canadien (conditionné),
Donc vous n'êtes pas québécois (condition).
Le conditionné est l'effet inséparable de la condition qui en est la cause nécessaire. Donc, en niant l'effet on nie la cause qui en est inséparable. (Leçons de Logique)
dimanche 20 mai 2012
Bruno Bettelheim
LA VIE DEVINÉE DE L'INTÉRIEUR
''Le Petit Chaperon Rouge a été mon premier amour, je sens que si j'avais pu l'épouser, j'aurais connu le parfait bonheur'' Ces mots de Charles Dickens montrent que, pareil à des millions d'enfants inconnus, partout dans le monde et à toutes les époques, il a été charmé par les contes de fées. Même lorsqu'il eut atteint une célébrité internationale, Dickens reconnut publiquement l'influence profonde que les personnages et les événements des contes avaient eue sur sa formation et sur son génie créateur. Il ne se lassait pas d'exprimer son mépris pour ceux qui, au nom d'une rationalité mesquine et mal informée. insistaient pour que ces histoires fussent rendues rationnelles, expurgées, voire interdites, privant ainsi les enfants des richesses que les contes de fées pouvaient apporter à leur existence. Dickens comprenait très bien que l'imagerie des contes de fées, mieux que tout au monde, aide l'enfant à accomplir sa tâche la plus difficile, qui est aussi la plus importante: parvenir à une conscience plus mure afin de mettre de l'ordre dans les pressions chaotiques de son inconscient.1.
115. Lois du syllogisme conditionnel. -- DEUXIÈME LOI. --
Si l'on affirme le conditionné, il ne s'ensuit pas qu'il faille affirmer la condition ou l'antécédent. Exemple :
Si l'on affirme le conditionné, il ne s'ensuit pas qu'il faille affirmer la condition ou l'antécédent. Exemple :
Or vous êtes canadien (conditionné)
Donc vous êtes québécois (condition)
Il est évident que cette conclusion est fausse. La raison de cette loi est que la condition n'est pas la cause unique du conditionné. Il est vrai, en effet, qu' ''être québécois'' est une des causes d' ''être canadien'', mais non pas l'unique. (Leçons de Logique)
samedi 19 mai 2012
Bruno Bettelheim
Nous abordons ici une dernière limite. Le sens véritable et l'impact d'un conte de fées ne peuvent être appréciés, et son enchantement ne peut être ressenti, que si l'histoire est exposé sous sa forme originale. Se contenter de citer des épisodes essentiels d'un conte, c'est exactement si on voulait faire apprécier un poème en le résumant. Malheureusement, à défaut de pouvoir reproduire intégralement les contes que j'étudie, j'ai du me borner à décrire leurs principaux épisodes. Comme est il facile de se procurer la plupart de ces contes, j'espère que ce livre donnera à beaucoup de lecteurs et de lectrices l'occasion de lire ou de relire le texte intégral des contes que je cite* Qu'il s'agisse du ''Petit Chaperon Rouge'', de ''Cendrillon'' ou de n'importe quel autre conte de fées, seule la version originale permet d'apprécier ses qualités poétique et, en même temps, de comprendre comment il peuvent un jeune esprit prêt à réagir.
115. Lois du syllogisme conditionnel. -- PREMIÈRE LOI--
Si l'on affirme la condition ou l'antécédent, il faut affirmer le conditionné ou le conséquent. Exemple :
Si l'on affirme la condition ou l'antécédent, il faut affirmer le conditionné ou le conséquent. Exemple :
Si vous êtes québécois (condition), vous êtes canadien (conditionné),
Or, vous êtes québécois,
Donc vous êtes canadien.
La raison de cette loi est que, dans l'ordre logique, la condition est la cause nécessaire du conditionné; à son tour, le conditionné est l'effet inséparable de la condition. (Leçons de Logique)
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