vendredi 15 juin 2012
133. Induction et déduction. --
3) Certaines sciences sont surtout déductives, d'autres sont surtout inductives. Cependant, il y en a qui emploient indifféremment les deux procédés, telles les sciences politiques, économiques et morales. On peut démontrer les avantages de telle forme de gouvernement (sciences politiques) aussi bien par des faits (induction) que par des principes généraux. (Leçons de Logique)
3) Certaines sciences sont surtout déductives, d'autres sont surtout inductives. Cependant, il y en a qui emploient indifféremment les deux procédés, telles les sciences politiques, économiques et morales. On peut démontrer les avantages de telle forme de gouvernement (sciences politiques) aussi bien par des faits (induction) que par des principes généraux. (Leçons de Logique)
jeudi 14 juin 2012
Bruno Bettelheim
Il est impossible de savoir si dans la langue originelle du ''Pêcheur et du Génie'' il existait quelque chose d'équivalent à l'expression anglaise ''bottled-up'' feelings (sentiments refoulés, littéralement, ''comprimés dans une bouteille'') Mais cette image d'un confinement dans un vase clos devait être aussi valable à l'époque qu'elle l'est de nos jours. Sous une forme ou une autre, tout enfant connaît des expériences semblables à celles de notre petit garçon de trois ans, quoique, en général, d'une façon moins extrême et sans les réactions visibles qu'il a eues. L'enfant de lui-même, ignore ce qui a bien pu lui arriver; tout ce qu'il sait, c'est qu'il a été ''obligé de se conduire de cette façon. Tous les efforts tendant à essayer de faire comprendre rationnellement à l'enfant ce qui se passe ne peuvent avoir aucun effet sur lui et, par surcroît, le laisseront sur sa faim, car il ne pense pas encore d'une façon rationnelle.
133. Induction et déduction. -
2) Pour être différentes, l'induction et la déduction ne s'excluent pas; loin de là, elles se complètent, elles se rendent de mutuels services. L'une ne va pas sans l'autre. L'induction fournit les principes à la déduction. Ainsi, le principe général Tout homme est mortel est le résultat du procédé inductif qui permet de constater la mort dans chaque homme. D'autre part, la déduction joue le même rôle vis-à-vis de l'induction. C'est par la déduction que les hypothèses sont vérifiées, c'est par elle que l'on applique les lois générales aux cas particuliers. Par exemple, Pierre est mortel (cas particulier) parce que tout ce qui est humain doit mourir (loi générale).-- (Leçons de Logique)
2) Pour être différentes, l'induction et la déduction ne s'excluent pas; loin de là, elles se complètent, elles se rendent de mutuels services. L'une ne va pas sans l'autre. L'induction fournit les principes à la déduction. Ainsi, le principe général Tout homme est mortel est le résultat du procédé inductif qui permet de constater la mort dans chaque homme. D'autre part, la déduction joue le même rôle vis-à-vis de l'induction. C'est par la déduction que les hypothèses sont vérifiées, c'est par elle que l'on applique les lois générales aux cas particuliers. Par exemple, Pierre est mortel (cas particulier) parce que tout ce qui est humain doit mourir (loi générale).-- (Leçons de Logique)
mercredi 13 juin 2012
Bruno Bettelheim
Un petit garçon de trois ans dont les parents étaient partis au loin pour trois semaines donne un excellent exemple de cette progression des sentiments. Cet enfant, qui parlait très bien avant le départ de ses parents, continua de la faire avec la femme qui s'occupait de lui et avec d'autres personnes qu'il était amené à rencontrer. Mais, dès le retour de ses parents, il ne leur adressa plus la parole, ni à quelconque, pendant eux semaines. D'après ce qu'il avait dit à la personne qui s'occupait de lui, il est certain que pendant les premiers jours de leur absence il envisageait avec beaucoup de plaisir leur retour. A la fin de la première semaine, il commença à dire qu'il leur en voulait beaucoup de l'avoir laissé seul et qu'il se vengerait à leur retour. Une semaine plus tard, il renonçait même à parler de ses parents et se mettait violemment en colère contre quiconque faisait allusion à eux. Finalement, quand son père et sa mère furent de retour, il se détourna d'eux et se réfugia dans le mutisme. Malgré tous les efforts que faisaient ses parents pour l'atteindre, le petit garçon restait figé dans son refus. L'enfant ne redevint vraiment lui-même qu'après des semaines au cours desquelles ses parents, avec beaucoup de sollicitude, essayèrent de comprendre la situation difficile où il se trouvait. Il semble évident que, à mesure que le temps passait, la colère de l'enfant s'était accrue jusqu'à devenir si violente, si envahissante, qu'il en eut peur : s'il se laissait aller, craignait-il, peut-être voudrait-il détruire ses parents, ou peut-être le détruiraient-ils par vengeance. En refusant de parler, il se défendait : c'était sa façon de se protéger lui-même et de protéger ses parents contre les conséquences de la rage qui le dominait.
133. Induction et déduction.
1) L'induction est employée dans les sciences positives, d'observation, expérimentales. La déduction, on s'en sert dans les sciences rationnelles. Ainsi la physique et la chimie sont des sciences inductives; l'arithmétique et la géométrie sont des sciences déductives. (Leçons de Logique)
1) L'induction est employée dans les sciences positives, d'observation, expérimentales. La déduction, on s'en sert dans les sciences rationnelles. Ainsi la physique et la chimie sont des sciences inductives; l'arithmétique et la géométrie sont des sciences déductives. (Leçons de Logique)
mardi 12 juin 2012
Bruno Bettelheim
C'est exactement ce qu'éprouve le petit enfant qui a été ''abandonné''. Il se console d'abord en imaginant combien il sera heureux lorsque sa mère reviendra; ou. s'il est consigné dans sa chambre, combien il sera content quand il aura la permission d'en sortir, et combien il en remerciera sa maman. Mais, à mesure que le temps s'écoule, la colère de l'enfant ne fait que croître, et il imagine les terribles revanches qu'il prendra contre ceux qui l'ont frustré. Le fait que, en réalité, il puisse être très heureux au moment du soulagement n'empêche pas ses pensées d'aller de la récompense à la punition envers ceux qui lui ont infligé un chagrin. C'est ainsi que l'évolution des pensées du génie constitue pour l'enfant une vérité psychologique.
131. Fondement de l'induction scientifique. -- Le fondement de l'induction scientifique est ce sur quoi s'appuie l'intelligence pour passer du particulier à l'universel. Qu'est-ce qui lui permet de conclure, par exemple, à la pesanteur de tous les corps, après avoir constaté cette propriété dans quelques corps seulement? C'est parce que la pesanteur tient à la nature même des corps, c'est une propriété qui découle nécessairement de leur essence. Or, nous savons que la nature ou l'essence des êtres est immuable. C'est pourquoi, une qualité propre qui découle nécessairement de l'essence, existant chez un être, doit se trouver chez tous les êtres de la même essence. C'est cette invariabilité des essences, c'est leur immutabilité, qui sert de point d'appui à l'intelligence lorsque de certains cas particuliers elle passe à la généralité. L'invariabilité des essences ou des natures est donc le fondement de l'induction scientifique.
(Leçons de Logique)
(Leçons de Logique)
lundi 11 juin 2012
Bruno Bettelheim
Selon la moralité des adultes, plus l'emprisonnement est long, plus le prisonnier doit être reconnaissant envers la personne qui le libère. Mais ce n'est pas du tout ce que raconte le génie. Au cours de premier siècle où il resta confiné dans le vase, le génie jura ''que si quelqu'un l'en délivrait, il le rendrait riche, même après sa mort; mais le siècle s'écoula et personne ne lui rendit ce bon office. Pendant le second siècle il fit le serment de donner accès à tous les trésors de la terre à quiconque le mettrait en liberté ;il ne fut pas plus heureux. Pendant le troisième, il promit de satisfaire chaque jour trois voeux de son libérateur, de quelque nature qu'ils puissent être; mais ce siècle se passa comme les autres et il demeurait toujours dans le même état. Enfin, enragé de se voir prisonnier si longtemps, il jura que si quelqu'un le délivrait par la suite, il le tuerait impitoyablement....''
130. Lois de l'induction scientifique. --
1)L'observation et l'expérimentation des faits doivent être complètes. Si quelques faits étaient laissés de côté, on s'exposerait à attribuer à un phénomène une cause qui n'est certainement pas la sienne.---2) Les hypothèses doivent être possibles et ne contredire aucune loi déjà prouvé certaine. Une hypothèse non fondée, loin de conduire à la certitude, empêche au contraire d'y arriver. (Leçons de Logique)
1)L'observation et l'expérimentation des faits doivent être complètes. Si quelques faits étaient laissés de côté, on s'exposerait à attribuer à un phénomène une cause qui n'est certainement pas la sienne.---2) Les hypothèses doivent être possibles et ne contredire aucune loi déjà prouvé certaine. Une hypothèse non fondée, loin de conduire à la certitude, empêche au contraire d'y arriver. (Leçons de Logique)
dimanche 10 juin 2012
Bruno Bettelheim
L'histoire du ''Pêcheur et du Génie'' est plus riche en messages cachés que les autres versions du même thème; il contient en effet des détails importants qu'on ne trouve pas toujours dans les autres contes. On apprend, par exemple, pour quelle raison le génie a la cruauté de vouloir tuer l'homme qui lui rend la liberté; on sait aussi que les trois tentatives infructueuses ont été récompensées par une quatrième.
129. Les phases de l'induction scientifique. --
3) Inférence : Cette troisième phase est l'induction proprement dite. Elle est l'oeuvre exclusive de la raison, tandis que les deux premières sont l'oeuvre des facultés sensibles (expérience). En effet après avoir expérimenté et vérifié que le fer rougi au feu se dilate, on infère cette loi générale : La dilatation du fer rougi au feu est due à la chaleur. (Leçons de Logique)
3) Inférence : Cette troisième phase est l'induction proprement dite. Elle est l'oeuvre exclusive de la raison, tandis que les deux premières sont l'oeuvre des facultés sensibles (expérience). En effet après avoir expérimenté et vérifié que le fer rougi au feu se dilate, on infère cette loi générale : La dilatation du fer rougi au feu est due à la chaleur. (Leçons de Logique)
samedi 9 juin 2012
Bruno Bettelheim
Dans d'autres cultures, le même thème peut se présenter dans une version où le personnage méchant prend les traits d'une énorme bête féroce mencant de dévorer le héros qui sans sa présence d'esprit, serait tout à fait incapable de lutter contre un pareil adversaire. Le héros dit alors à haute voix qu'il est bien facile pour un esprit aussi puissant de prendre la forme d'une créature gigantesque, mais qu'il ne pourrait certainement pas se transformer en petit animal, comme un oiseau ou une souris. Ce défi à la vanité de l'esprit est pour lui un arrêt de mort. Pour bien montreer que rien ne lui est impossible, il se transforme en un petit animal que le héros n'a aucun mal à vaincre.
129. Les phase de l'induction scientifique. -
2) Vérification. Après avoir observé et expérimenté le phénomène, il s'agit d'en faire la vérification. On constate que le fer rougi se dilate. Tout naturellement on se demande quelle et la cause de cette dilatation. En répétant l'expérience, on constate à nouveau que chaque fois que le fer rougit, il se dilate. Alors par l'emploi de certaines méthodes, on se rend bien compte, on vérifie que le fer se dilate, parce que le feu l'a rougi. (Leçons de Logique)
2) Vérification. Après avoir observé et expérimenté le phénomène, il s'agit d'en faire la vérification. On constate que le fer rougi se dilate. Tout naturellement on se demande quelle et la cause de cette dilatation. En répétant l'expérience, on constate à nouveau que chaque fois que le fer rougit, il se dilate. Alors par l'emploi de certaines méthodes, on se rend bien compte, on vérifie que le fer se dilate, parce que le feu l'a rougi. (Leçons de Logique)
vendredi 8 juin 2012
Bruno Bettelheim
''Le pêcheur et le génie'' raconte l'histoire d'une pauvre pêcheur qui jette quatre fois son filet dans la mer. La première fois, il ramène une carcasse d'âne; la seconde, un panier plein de gravier et de fange. Sa troisième tentative n'est pas plus fructueuse: des pierres, des coquilles et des ordures. Au quatrième coup de filet, le pêcheur remonte un vase de cuivre jaune. Dès qu'il l'a ouvert, il s'en échappe un énorme nuage qui se matérialise sous la forme d'un génie qui menace de la tuer malgré ses supplications. Le pêcheur doit son salut à une astuce; il défie le génie en lui disant qu'il ne pourra jamais croire que, grand comme il est, il ait jamais pu tenir dans un récipient aussi petit; il pousse ainsi le génie à se réintroduire dans le vase pour prouver que c'est possible, Le pêcheur s'empresse de recouvrir le vase, de le sceller et de le rejeter dans la mer.
129. Les phases de l'induction scientifique. --Il y a trois phases dans l'induction scientifique : l'expérience, la vérification et l'inférence.
1)Expérience. -- Elle consiste a considérer les faits. Elle comporte deux opérations : l'observation et l'expérimentation. Observer un fait, c'est en être témoin, c'est explorer un phénomène qui s'est produit indépendamment de la volonté de celui qui l'observe. L'observation existe dans les sciences astronomiques et météorologiques. On observe une éclipse de soleil, on constate qu'il pleut. Expérimenter un fait ,c'est le produire à volonté, c'est provoquer une apparition autant de fois que l'on veut. L'expérimentation a surtout sa place dans les sciences expérimentales, physiques et chimiques. On expérimente qu'un molécule d'est est composée de deux atomes d'hydrogène et d'un atome d'oxygène. Supposons le phénomène suivant : Un fer rougi au feu se dilate. On observe ce fait, on l'expérimente, en faisant rougir le fer autant de fois que l'on veut. (Leçons de Logique)
1)Expérience. -- Elle consiste a considérer les faits. Elle comporte deux opérations : l'observation et l'expérimentation. Observer un fait, c'est en être témoin, c'est explorer un phénomène qui s'est produit indépendamment de la volonté de celui qui l'observe. L'observation existe dans les sciences astronomiques et météorologiques. On observe une éclipse de soleil, on constate qu'il pleut. Expérimenter un fait ,c'est le produire à volonté, c'est provoquer une apparition autant de fois que l'on veut. L'expérimentation a surtout sa place dans les sciences expérimentales, physiques et chimiques. On expérimente qu'un molécule d'est est composée de deux atomes d'hydrogène et d'un atome d'oxygène. Supposons le phénomène suivant : Un fer rougi au feu se dilate. On observe ce fait, on l'expérimente, en faisant rougir le fer autant de fois que l'on veut. (Leçons de Logique)
An Obituary printed in the London Times - Interesting and sadly rather true.
Today we mourn the passing of a beloved old friend, Common Sense, who has been with us for many years. No one knows for sure how old he was, since his birth records were long ago lost in bureaucratic red tape. He will be remembered as having cultivated such valuable lessons as:
- Knowing when to come in out of the rain;
- Why the early bird gets the worm;
- Life isn't always fair;
- and maybe it was my fault.
Common Sense lived by simple, sound financial policies (don't spend more than you can earn) and reliable strategies (adults, not children, are in charge).
His health began to deteriorate rapidly when well-intentioned but overbearing regulations were set in place. Reports of a 6-year-old boy charged with sexual harassment for kissing a classmate; teens suspended from school for using mouthwash after lunch; and a teacher fired for reprimanding an unruly student, only worsened his condition.
Common Sense lost ground when parents attacked teachers for doing the job that they themselves had failed to do in disciplining their unruly children.
It declined even further when schools were required to get parental consent to administer sun lotion or an aspirin to a student; but could not inform parents when a student became pregnant and wanted to have an abortion..
Common Sense lost the will to live as the churches became businesses; and criminals received better treatment than their victims.
Common Sense took a beating when you couldn't defend yourself from a burglar in your own home and the burglar could sue you for assault.
Common Sense finally gave up the will to live, after a woman failed to realize that a steaming cup of coffee was hot. She spilled a little in her lap, and was promptly awarded a huge settlement.
Common Sense was preceded in death, by his parents, Truth and Trust, by his wife, Discretion, by his daughter, Responsibility, and by his son, Reason.
He is survived by his 4 stepbrothers;
I Know My Rights
I Want It Now
Someone Else Is To Blame
I'm A Victim
Not many attended his funeral because so few realized he was gone. If you still remember him, pass this on.
If not, join the majority and do nothing.
Today we mourn the passing of a beloved old friend, Common Sense, who has been with us for many years. No one knows for sure how old he was, since his birth records were long ago lost in bureaucratic red tape. He will be remembered as having cultivated such valuable lessons as:
- Knowing when to come in out of the rain;
- Why the early bird gets the worm;
- Life isn't always fair;
- and maybe it was my fault.
Common Sense lived by simple, sound financial policies (don't spend more than you can earn) and reliable strategies (adults, not children, are in charge).
His health began to deteriorate rapidly when well-intentioned but overbearing regulations were set in place. Reports of a 6-year-old boy charged with sexual harassment for kissing a classmate; teens suspended from school for using mouthwash after lunch; and a teacher fired for reprimanding an unruly student, only worsened his condition.
Common Sense lost ground when parents attacked teachers for doing the job that they themselves had failed to do in disciplining their unruly children.
It declined even further when schools were required to get parental consent to administer sun lotion or an aspirin to a student; but could not inform parents when a student became pregnant and wanted to have an abortion..
Common Sense lost the will to live as the churches became businesses; and criminals received better treatment than their victims.
Common Sense took a beating when you couldn't defend yourself from a burglar in your own home and the burglar could sue you for assault.
Common Sense finally gave up the will to live, after a woman failed to realize that a steaming cup of coffee was hot. She spilled a little in her lap, and was promptly awarded a huge settlement.
Common Sense was preceded in death, by his parents, Truth and Trust, by his wife, Discretion, by his daughter, Responsibility, and by his son, Reason.
He is survived by his 4 stepbrothers;
I Know My Rights
I Want It Now
Someone Else Is To Blame
I'm A Victim
Not many attended his funeral because so few realized he was gone. If you still remember him, pass this on.
If not, join the majority and do nothing.
jeudi 7 juin 2012
Bruno Bettelheim
''Le Pêcheur et le Génie'' - Le conte de fées comparé à la fable.
L'un des contes des Mille et Une Nuit ''Le Pêcheur et le Génie'' présente un tableau presque complet du thème de conte de fées qui met en scène un géant en conflit avec une personne normale*. Ce thème est commun à toutes les cultures sous une forme ou sous une autre, étant donné que les enfants, partout dans le monde, tremblent et piaffent d'impatience sous le pouvoir que détiennent sur eux les adultes. les enfants savent que, s'ils ne s'inclinent pas devant les exigences des adultes, ils n'ont qu'une façon d'échapper à leur colère; en tant plus malin qu'eux.
128. Induction vulgaire. -- L'induction vulgaire est une induction incomplète qui conclut au général en partant des particuliers considérés dans leurs qualités accidentelles. Exemple :
Cette table, ce livre, cet encrier, sont noirs,
Or, cette table, ce livre, cet encrier sont des corps,
Donc, tous les corps sont noirs.
(Leçons de Logique)
mercredi 6 juin 2012
Chose beaucoup plus importante, si nous, les parents, racontons ces histoires à nos enfants, nous leur apportons en même temps le plus beau de réconforts : que nous les approuvons de jouer avec l'idée qu'ils sont capables de l'emporter sur les géants. Si l'enfant lisait l'histoire, au lieu de l'écouter, le résultat ne serait pas le même; lorsqu'il lit tout seul, l'enfant peut penser qu'il n'y a au monde qu'une seule personne -- l'étranger qui a écrit le livre ou qui l'a arrangé --- qui approuve l'idée de rouler ou d'abattre le géant. Mais quand ce sont ses parents qui lui racontent l'histoire, l'enfant peut être sûr qu'ils approuvent les fantasmes qui lui permettent de se venger des menaces que fait peser sur lui la domination des adultes.
127. Induction scientifique. -- L'induction scientifique et une induction incomplète qui conclut en général en partant des particuliers considérés dans leur essence ou leurs propriétés essentielles. Exemple :
La table, le livre, l'encrier sont pesants,
Or, la table, le livre, l'encrier sont des corps.
Donc, tous les corps sont pesants. La pesanteur est une propriété essentielle des corps.
(Leçons de Logique)
mardi 5 juin 2012
Bruno Bettelheim
Cette anecdote révèle l'une des sources de la répugnance qu'éprouvent les adultes à raconter des contes de fées : nous nous sentons mal à l'aise à l'idée que, de temps en temps, nous apparaissons à nos enfants comme des géants menaçant... ce que nous sommes bel et bien dans la réalité. De même, nous n'admettons pas volontiers qu'il puissent penser qu'il est facile de nous berner, de nous traiter comme des imbéciles, et qu'ils puissent se complaire à cette idée. Mais, qu'on leur raconte ou non des contes de fées, nous sommes à leurs yeux -- comme le montre l'histoire de ce petit garçon -- des géants égoïstes qui désirent garder pour eux-mêmes toutes les choses merveilleuses qui nous donnent le pouvoir. Les contes de fées rassurent les enfants en leur montrant que, finalement, ils peuvent être plus forts que les géants, c'est-à-dire qu'ils peuvent grandir et être eux mêmes comme des géants et acquérir les mêmes pouvoirs. Ces derniers sont '' les puissantes espérances qui font de nous des hommes''.
lundi 4 juin 2012
Je me souviens...
d'avoir mangé pour la première fois un sous marin à Portland, Maine au Woolworth (magasin à chaîne genre WalMart) en juillet 1961, on était partis de Sherbrooke où il faisait une chaleur torride pour aller camper à Hermit Island, Bath, Maine - naturellement néophytes que j'étais rendu à Portland J'ai réalisé qu'il ne faisait pas tellement chaud sur le bord de l'océan... donc arrêt à Portland pour acheter des vêtements un peu plus chaud pour moi. Ma belle soeur Louise, Jacques et Alexandre. Pourquoi Jacques avait-il son gros chandail? (Il devait le garder dans la voiture). Cette fin de semaine là on a brulé pas mal de buches et mes chaussures avec..j'approchais trop près du feu .Il y avait de la brume à couper au couteau, on a entendu la corne de brume toute la nuit. Je connaissais les deux sons par coeur. A aigu et A grave
'' The sandwich originated in several different Italian American communities in the Northeastern United States from the late 19th to mid 20th centuries.[4] Portland, Maine claims to be the birthplace of the "Italian sandwich" and it is considered Maine's signature sandwich.[4] The popularity of this Italian-American cuisine has grown from its origins in Connecticut, Pennsylvania, Delaware, New York, New Jersey, and Massachusetts to most parts of the United States, and with the advent of chain restaurants, is now available in many parts of the world.[5][6][7] In Europe it would simply be known as a baguette, or a ciabatta, named after traditional breads long baked in France and Italy. (From Wikipedia, the free encyclopedia)
| SUBWAY : Founded | Bridgeport, Connecticut, U.S. (August 28, 1965) |
|---|
Bruno Bettelheim
Encouragé par une discussion sur l'importance que les contes de fées peuvent avoir pour les enfants, une mère surmonta le peu d'empressement qu'elle mettait à raconter à son fils ces histoires ''sanglantes'' et ''menacantes''. En bavardant avec lui, elle avait pu constater qu'il avait déjà eu des fantasmes où des gens en mangeaient d'autres. Elle lui raconta donc l'histoire de ''Jack le tueur de géants*''. A la fin de l'histoire, l'enfant eut cette réaction : ''Les géants n'existent pas, dit?'' Avant que sa mère ait eu le temps d'exprimer la réponse rassurante qu'elle avait au bout de la langue -- et qui aurait détruit la valeur que l'histoire pouvait avoir sur lui -- il reprit : ''Mais il y a les ''grands'' et ils sont comme les géants...'' Du haut de ses cinq ans, il comprenait le message réconfortant du conte : bien que les adultes puissent être expérimentés comme des géants effrayants, un petit garçon malin peut l'emporter sur eux.
dimanche 3 juin 2012
Bruno Bettelheim
Pour comprendre comment l'enfant considère à sa manière les contsde fées, prenons comme exemple les innombrables histoires où le jeune héros se montre plus malin qu'un géant qui lui fait peur ou qui, même, menace sa vie. Ce que ces ''géants'' réprésentent pour l'enfant d'une facon intuitive est parfaitement mis en valeur par cette réaction spontanée d'un petit garcon de 5 ans:
L'INDUCTION
124. Définition de l'induction. -- L'induction est un raisonnement qui conclut du particulier au général. Exemple :
Les animaux vertébrés et invertébrés ont la faculté de se nourrir,
Or les vertébrés et les invertébrés forment tout le genre animal.
Donc, tous le genre animal à la faculté de se nourrir.
(Leçons de Logique)
samedi 2 juin 2012
Bruno Bettelheim
Il est évident que ce critères ne s'appliquent pas à la totalité des histoires qui sont classées sous l'appellation ''contes de fées''. Un grand nombre de ces récits sont de simples divertissements, des contes de mise en garde ou de actions et des événements --- aussi fabuleux qu'ils puissent être ---, ce qu'il faut faire. Les fables exigent et menacent -- elles moralisent -- ou elles se contente de distraire. Pour décider si telle ou telle histoire est un conte de fées ou quelque de chose de tout à fait différent, il suffit de se demander si on peut à bon endroit l'appeler un ''cadeau d'amour'' destiné à un enfant. C'est une assez bonne façon de parvenir à une classification.
123. Lois du syllogisme .-
TROISIÈME LOI - Il faut que le dilemme conclue de manière à ce qu'il ne puisse être rétorqué contre son auteur; cette loi est basée sur la nature même du dilemme. Le dilemme suivant manque à cet loi, Exemple :
TROISIÈME LOI - Il faut que le dilemme conclue de manière à ce qu'il ne puisse être rétorqué contre son auteur; cette loi est basée sur la nature même du dilemme. Le dilemme suivant manque à cet loi, Exemple :
Ou votre vie sera longue ou elle sera brève; s i elle est longue, vous vous priverez d'une foule de plaisirs légitimes, en entrant dans l'état religieux; si elle est brève, vous n'irez pas loin dans la voie de la perfection, objet de vos désirs. Donc vous ne devez pas choisir la vie religieuse.
On répond en rétorquant .....
Si ma vie est brève, je renoncerai à très peu de plaisirs, même légitimes;
Si elle est longue, je pourrai aller très loin dans la voie de la perfection, objet de mes désirs.
Donc, je choisirai l'état religieux.
(Leçons de Logique)
vendredi 1 juin 2012
Martin : ''I'm a strong believer in going "above and beyond" the requirements, may it be in what you do, things you get and places you go. That there's beauty in things you see, and things you don't. That if you're building something, that even the hidden parts should be well done and nice. I try to teach this to my kids.
Every week in English Sabrina must right three sentences using one word out of a list of 10-12 of the words of the week. To go above and beyond I told her you should write more sentences and use ALL the words in the list, which she has since the beginning of the year.
Well yesterday it paid off. Sabrina got a "3 Cheers" for her extra effort. We're so proud.''
Bravo Sabrina continue ton excellent travail.
Bruno Bettelheim
Les personnages et les événements des contes de fées personnifient et illustrent eux aussi des conflits intérieurs; mais ils suggèrent toujours avec beaucoup de subtilité. comment il convient de résoudre ces conflits et quelles sont les démarches qui peuvent nous conduire vers une humanité supérieure. Le conte de fée est présenté sous une forme simple, familière; l'auditeur n'est soumis à aucune exigence. Cela évite au tout jeune enfant de se sentir obligé d'agir d.une façon particulière, et il n'est jamais amené à éprouver un sentiment d'infériorité. Bien loin de manifester des exigences, le conte de fées rassure, donne de l'espoir pour l'avenir et contient la promesse d'une conclusion heureuse. Il et ce que Lewis Caroll a appelé un ''cadeau d'amour'', expression qu'il serait difficile d'appliquer au mythe*.
*Enfant au front pur, sans nuages et aux yeux pleins de rêves et de merveilles!
Malgré la fugacité du temps et la demie-vie qui nous séparent toi et moi,
Je suis sûr que ton bon sourire accueillera le cadeau d'amour qu'est ce conte de fées.
C.L. Dodgson (Lewis Caroll)
dans 'De l'autre coté du miroir'
123. Lois du dilemme.
DEUXIÈME LOI. - Il faut qu'entre chaque membre de la disjonction et la conclusion il y ait un lien logique et nécessaire; chaque membre de la disjonctive est la condition, et la conclusion, le conditionné. Entre la condition et le conditionné il y a un lien logique et nécessaire, relation de cause à effet. Exemple :
DEUXIÈME LOI. - Il faut qu'entre chaque membre de la disjonction et la conclusion il y ait un lien logique et nécessaire; chaque membre de la disjonctive est la condition, et la conclusion, le conditionné. Entre la condition et le conditionné il y a un lien logique et nécessaire, relation de cause à effet. Exemple :
Ou vous êtes sujet britannique, ou vous ne l'êtes pas ,
Si vous l'êtes, vous êtes canadien,
Si vous ne l'êtes pas, vous êtes français,
Donc vous ne méritez pas protection.
Ce dilemme n'est pas conforme à la deuxième loi. De ce que quelqu'un est sujet britannique ou non, il ne s'ensuit pas logiquement et nécessairement qu'il soit canadien ou français. (Leçons de Logique)
jeudi 31 mai 2012
Bruno Bettelheim
Les mythes et les contes de fées ont beaucoup en commun. Mais dans les mythes, beaucoup plus que dans les contes de fées, le héros culturel est présenté à l'auditeur comme un personnage qu'il doit s'efforcer d'imiter toute sa vie, aussi parfaitement que possible.
123. Lois du dilemme. -- Les lois du dilemme peuvent se ramener à trois.
PREMIÈRE LOIS -- La majeure disjonctive doit être complète; autrement l'adversaire pourrait alléguer une autre hypothèse non énoncée et échapper ainsi à la conclusion.
Le dilemme suivant manque à cette loi. Exemple :
PREMIÈRE LOIS -- La majeure disjonctive doit être complète; autrement l'adversaire pourrait alléguer une autre hypothèse non énoncée et échapper ainsi à la conclusion.
Le dilemme suivant manque à cette loi. Exemple :
Après ses études classiques, mon fils sera ou médecin ou notaire.
S'il est médecin, il mènera une existence misérable, puisque c'est une profession dont l'exercice est très souvent pénible.
S'il est notaire, il sera pauvre toute sa vie : c'est une profession peu lucrative et très encombrée.
Donc, mon fils ne fera pas d'étude classique.
A part la médecine et le notariat, il y a d'autres carrières auxquelles conduit un cours classique. (Leçons de Logique)
Brome / météo mai 2012
Neige : 0.0
Pluie : 225.6
Maximum : 18.5 / 30.0 le 20 mai
Minimum : 10.4 / 4.5 le 5 mai
Nuages : 6/10
Vents : 10km / 50km le 16 mai
dominants : SE
mercredi 30 mai 2012
Bruno Bettelheim
Certains contes de fées, et certaines histoires folkloriques, ont évolué à partir des mythes; d'autres leur ont été incorporés. Les deux formes incarneraient l'expérience cumulative d'une société où les hommes voulaient se souvenir de la sagesse du passé et la transmettre aux générations futures. Ces contes ont fourni des notions profondes qui ont soutenu l'humanité tout au long des aventures de son existence, héritage qui n'a jamais été révélé sous une forme aussi simple, aussi directe, aussi accessible aux enfants.
122- Le dilemme .--Le dilemme est un argument dont la majeure est une proposition disjonctive à deux membres qui --l'un affirmé et l'autre nié dans la mineure -- donnent toujours une conclusion opposée à l'adversaire réel ou imaginaire. Exemple :
Les rois, ou ils sont méchants, ou ils sont bons,
S'ils sont méchants, quels affreux tourments ils se préparent!
S'ils sont bons, quelles difficultés n'ont-ils pas à vaincre!
Les rois sont donc à plaindre.
Ce dilemme de Fénélon (Télémaque, Livre VI) peut être opposé à ceux qui vantent le bonheur des tètes couronnées. (Leçons de Logique)
mardi 29 mai 2012
121. Polysyllogisme. Le polysyllogisme est un argument composé de plusieurs syllogismes liés entre eux de manière que la conclusion du premier devienne l'antécédent du second. Exemple :
L'effort intellectuel est une condition du progrès dans les études,
Or beaucoup d'élèves ne font aucun effort intellectuel.
Donc, beaucoup d'élèves ne progressent pas dans leurs études.
Or ceux qui ne progressent pas dans les études risquent de manquer leur avenir,
Donc, beaucoup d'élèves risquent de manquer leur avenir.
(Leçons de Logique)Bruno Bettelheim
Dans la plupart des cultures, il n'existe pas de ligne de partage bien nette entre les mythes, d'une part, les contes folkloriques et les contes de fées d'autre part. Les uns et les autres constituaient la littérature des sociétés précédant l'écriture, les langues nordiques n'ont qu'un seul mot pour l'ensemble : 'Saga'. les Allemands réservent le mot 'Sage' aux mythes et nomment les contes de fées 'Marchen'. On peut regretter que les Anglais et les Français donnent à ces histoires un nom qui met en valeur le rôle qu'y jouent le fées alors que dans la plupart d'entre elles les fées n'interviennent pas. Les mythes et les contes de fées ne parviennent à une forme définitive que lorsqu'ils sont consignés par écrit et cessent d'être soumis à des modifications perpétuelles. Avant d'êtres écrites, ces histoires ont été soit condensés, soit largement développées à force d'être répétées au cours des siècles. Certainement se sont fondues avec d'autres. Toutes ont été modifiées par les conteurs qui ajoutaient des éléments qu'ils croyaient particulièrement intéressants pour leurs auditeurs ou qui se rapportaient aux préoccupations du moment et aux problèmes particuliers de l'époque.
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