mardi 29 mai 2012
lundi 28 mai 2012
120. Sorite.-- Le sorite est un syllogisme composé de plusieurs propositions tellement liées entre elles que l'attribut de la précédente devient le sujet de la suivante, pour arriver à une conclusion dont le sujet est celui de la première proposition et l'attribut de la dernière. Exemple :
L'écolier studieux fait la consolation de ses maîtres,
Celui qui fait la consolation de ses maîtres est agréable à Dieu,
Celui qui est agréable à Dieu est heureux,
Donc l'écolier studieux est heureux.
(Leçons de Logique)
dimanche 27 mai 2012
Charivari
Dessin d'Ydel
Il s'agit d'un cortège dans lequel de nombreux musiciens et passants font du bruit avec toutes sortes d'objets, généralement détournés de leur usage traditionnel (ustensiles de cuisine), ou instruments rudimentaires tels que crécelle, claquoir ou tambour à friction. Cette « contre-musique » fait pendant aux musiques religieuse, à l'harmonie. C'est une parodie.
Le terme désigne aussi bien le défilé en lui-même qu'un bruit discordant généré par de nombreuses personnes, du tapage ou encore du bruit accompagné de désordre. Dans ce dernier cas on parle aussi de chahut.Les autorités interdisaient la pratique du charivari qui troublait l'ordre public. (Wikipedia)
Il s'agit d'un cortège dans lequel de nombreux musiciens et passants font du bruit avec toutes sortes d'objets, généralement détournés de leur usage traditionnel (ustensiles de cuisine), ou instruments rudimentaires tels que crécelle, claquoir ou tambour à friction. Cette « contre-musique » fait pendant aux musiques religieuse, à l'harmonie. C'est une parodie.
Le terme désigne aussi bien le défilé en lui-même qu'un bruit discordant généré par de nombreuses personnes, du tapage ou encore du bruit accompagné de désordre. Dans ce dernier cas on parle aussi de chahut.Les autorités interdisaient la pratique du charivari qui troublait l'ordre public. (Wikipedia)
Bruno Bettelheim
Mais la fonction la plus importante des contes de fées pour l'individu en cours de croissance est bien autre que de lui donner des leçons sur la façon dont il doit se conduire en ce bas monde; la religion, les mythes et les fables sont pleins de cette sagesse. Les contes de fées ne prétendent pas décrire le monde tel qu'il est; ils ne donnent pas davantage de conseils sur ce qu'il convient de faire. S'il en était ainsi, le patient hindou serait poussé à se conformer à un modèle de comportement imposé, ce qui serait une thérapeutique déplorable, et même tout le contraire d'une bonne thérapeutique. Les vertus thérapeutiques du conte de fées viennent de ce que le patient trouve ses propres solutions en méditant ce que l'histoire donne à entendre sur lui-même et sur ses conflits internes à un moment précis de sa vie. La matière du conte qui a été choisi n'a en général rien à voir avec la vie apparente du malade, mais elle est étroitement liée à ses problèmes internes qui semblent incompréhensible et donc insolubles. Le conte de fées ne se réfère pas clairement au monde extérieur, bien qu'il puisse commencer d'une façon assez réaliste et qu'il soit tissé de faits quotidiens. La nature irréaliste de ces contes (qui leur est reprochée par les rationalistes obtus) et un élément important qui prouve à l'évidence que les contes de fées ont pour but non pas de fournir des informations utiles sur le monde extérieur mais de rendre compte des processus internes, à l'oeuvre dans un individu.
119. Epichérème. -- L'épichérème est un syllogisme dont l'une des prémisses ou toutes les deux sont accompagnée de leur preuve. Exemple :
Ceux qui savent vaincre sont heureux : la paix et le bonheur résultent que l'on remporte sur soi-même.
Or ceux qui sont fidèles à leurs devoirs savent vaincre,
Donc, ils sont heureux.
(Leçons de Logique)
samedi 26 mai 2012
Bruno Bettelheim
Dans les contes de fées, les processus internes de l'individu sont extériorisés et deviennent compréhensibles parce qu'ils sont représentés par les personnages et les événements de l'histoire. C'est la raison pour laquelle, dans la médecine traditionnelle hindoue, on soumettait à la méditation des personnes psychiquement désorientées un conte de fée qui mettait en scène son problème particulier. En contemplant l'histoire, pensait-on, le sujet devait être amené `prendre conscience à la fois de la nature de l'impasse où sa vie s'était fourvoyée et de la possibilité de trouver une solution. Ce que suggérait tel ou tel conte sur les espoirs et les désespoirs de l'homme et sur la façon de surmonter les épreuves permettait au patient de découvrir non seulement une façon de sortir de sa détresse, mais également un moyen de se découvrir lui-même, comme le faisait le héros de l'histoire.
vendredi 25 mai 2012
Bruno Bettelheim
Dans la civilisation hindou, l'histoire de Râma et de Sîta (incluse dans le poème sanscrit Râmâyana), qui parle de leur courage paisible et de l'amour passionné qui les unit, est le prototype des relations sentimentales et du mariage. Cette culture, en outre, engage chacun, homme ou femme, à revivre le mythe dans sa propre vie; le jour de son mariage, la femme hindoue est appelée ''Sitâ'' et, au cours de la cérémonie nuptiale, elle mime certains épisodes du mythe.
117. Lois du syllogisme conjonctif.-- Le syllogisme conjonctif est celui dont la majeure est une proposition conjonctive, c'est-à-dire proposition dont les membres sont incompatibles.
PREMIÈRE LOI. - L'affirmation de l'un des membres entraîne la négation de l'autre. Exemple :
PREMIÈRE LOI. - L'affirmation de l'un des membres entraîne la négation de l'autre. Exemple :
On ne peut pas à l fois aimer Dieu et haïr son prochain.
Or X hait son prochain,
Donc X n'aime pas Dieu.
DEUXIÈME LOI. - La négation de l'un des membres entraîne l'affirmation de l'autre, s'il y a opposition contradictoire entre les deux. Exemple :
On ne peut pas à la fois être catholique et baptiste,
Or vous n'êtes pas catholique,
Donc vous êtes baptiste,
Cette conclusion n'est pas légitime, parce que être catholique et être baptiste ne sont pas opposés contradictoirement. Tous les non-catholiques ne sont pas, pour cela des baptistes. Ils peuvent être des adeptes des autres cultes nombreux qui se partagent le monde. Exemple :
On ne peut être à la fois théiste et athée,
Or vous n'êtes pas hâtée,
Donc vous êtes théiste.
Cette conclusion et légitime, parce que, entre le théisme et l'athéisme, il y a l'opposition contradictoire. (Leçons de Logique)
jeudi 24 mai 2012
Bruno Bettelheim
Pendant la plus grande partie de l'histoire humaine, la vie intellectuel de l'enfant, à part ses expériences immédiates au sein de sa famille, reposait sur les histoires mythiques et religieuses et sur les contes de fées. Cette littérature traditionnelle alimentait l'imagination de l'enfant et la stimulait. En même temps, comme ces histoires répondaient aux questions les plus importante qu'il pouvait se poser, elle apparaissaient comme un agent primordial de sa socialisation. Les mythes et les légendes religieuses qui leur sont très proches présentaient à l'enfant un matériel qui lui permettait de former ses concepts sur l'origine et les fins du monde et sur les idéaux sociaux auxquels il pouvait se conformer. Telles étaient les images d'Achille, le héros invincible, et du rusé Ulysse; d'Hercule, dont l'histoire montrait que l'homme le plus fort peut nettoyer les étables les plus sales sans perdre sa dignité; de saint Martin coupant en deux son manteau pour vêtir un mendiant. C'est bien avant Freud que le mythe d'Oedipe est devenu l'image qui nous permet de comprendre les problèmes toujours nouveaux et vieux comme le monde que nous posent les sentiments complexes et ambivalents que nous éprouvons vis-à-vis de nos parents. Freud s'est reporté à cette vieille histoire pour nous rendre conscients de l'inévitable chaudière d'émotions que chez enfant, à sa manière, doit affronter à partir d'un certain âge.
116. Lois du syllogisme disjonctif. -- DEUXIÈME LOI. --
Si l'un des membres de la disjonctive est affirmé ou nié, les autres membres doivent être niés ou affirmés. Si tous les membres moins un sont affirmés ou niés, ce membre unique doit être nié ou affirmé. Exemple :
Si l'un des membres de la disjonctive est affirmé ou nié, les autres membres doivent être niés ou affirmés. Si tous les membres moins un sont affirmés ou niés, ce membre unique doit être nié ou affirmé. Exemple :
Les élèves de la classe A sont aussi studieux, ou plus studieux, ou moins studieux que les élèves de la classe B.
Or ils sont aussi studieux,
Donc ils ne sont pas ou plus ou moins studieux.
Or ils ne sont pas aussi studieux,
Donc ils sont ou plus, ou moins studieux.
Or ils ne sont pas ou plus ou moins studieux,
Donc ils sont aussi studieux.
mercredi 23 mai 2012
Bruno Bettelheim
Les enfants qui appartenaient aux générations qui précédaient la nôtre, qui aimaient les contes de fées et sentaient leur importance, ne s'exposaient qu'au mépris des pédants, ainsi que le poète MacNeice en fit l'expérience.De nos jours, les enfants sont beaucoup gravement lésé; ils n'ont même pas la chance de connaître les contes de fées. La plupart d'entre eux, en effet, n'abordent les contes que sous une forme embellie qui affaiblit leur signification et les prive de leur portée profonde. Je veux parler des versions présentées par les films et les spectacles télévisés qui font des contes de fées des spectacles dénués de sens.
116. Lois du syllogisme disjonctif. -- Le syllogisme disjonctif est celui dont la majeure est une proposition disjonctive.
PREMIÈRE LOI . -- La majeure disjonctive doit être complète. La disjonctive incomplète peut être vraie ou fausse dans tous ses membres, et l'on ne pourrait conclure. Le syllogisme suivant manque à cette loi.
Ou vous êtes canadien, ou vous êtes français,
Or vous n'êtes pas canadien,
Donc vous êtes français.
La majeure de ce syllogisme peut être fausse, il y a bien des gens qui ne sont ni canadiens ni français. Elle peut être vraie, beaucoup de gens sont canadiens et français. Pour conclure dans une disjonctive, il faut au moins un membre soit ou bien vrai ou bien faux. (Leçons de Logique)
mardi 22 mai 2012
Bruno Bettelheim
Les contes de fées, à la différence de toute autre forme de littérature, dirigent l'enfant vers la découverte de on identité et de sa vocation et lui montrent aussi par quelles expériences il doit passer pour développer plus avant son caractère. Les contes de fées nous disent que, malgré l'adversité, une bonne vie, pleine de consolations, est à notre portée, à condition que nous n'esquivions pas les combats pleins de risques sans lesquels nous ne trouverions jamais notre véritable identité. Ces histoires promettent à l'enfant que s'il ose s'engager dans cette quête redoutable et éprouvante, des puissances bienveillantes viendront l'aider à réussir. Elles mettent également en garde les timorés et les bornés de se trouver, se condamnent à une existence de bon à rien, ou à un sort encore moins enviable.
115. Lois du syllogisme conditionnel. -- QUATRIÈME LOI. --
Si l'on nie la condition, il ne s'ensuit pas qu'il aille nier le conditionné. Exemple :
Si l'on nie la condition, il ne s'ensuit pas qu'il aille nier le conditionné. Exemple :
Or vous n'êtes pas québécois (condition),
Donc vous n'êtes pas canadien (conditionné).
Le conditionné ou le conséquent est faux.--- La condition est une des causes, et non pas la cause unique du conditionné. (Leçons de Logique)
lundi 21 mai 2012
Bruno Bettelheim
Aujourd'hui, comme jadis, l'esprit de la moyenne des enfants doués d'un esprit créatif peut s'ouvrir à la compréhension des plus grandes choses de la vie grâce aux contes de fées et, de là, parvenir facilement à jouir des plus grandes oeuvres de littérature et de l'art. Le poète Louis MacNeice, par exemple, écrit :''Les vrais contes de fées on toujours eu pour moi, en tant que personne, une profonde signification, même au temps où, étant au collège, il m'était difficile d'avouer de telles choses sans perdre la face. Contrairement à ce que disent tant de gens de nos jours, le conte de fées, du moins du genre folklorique classique, est une affaire infiniment plus solide que la plupart des romans réalistes qui n'ont guère plus d'impact que des potins mondains. Parti de contes populaires, de contes plus sophistiqués, ceux d'Andersen par exemple, ou de la mythologie nordique, et d'histoires telles que le livres d'Alice et ''Bébés Tritons'', je suis passé, vers l'âge de douze ans, à la Reine des fées''2, Des critiques littéraires comme G.K. et C.S. Lewis ont senti que les contes de fées sont des ''explorations spirituelles'', et, partant, ''les plus semblables à la vie''. puisqu'ils révèlent ''la vie humaine comme si elle était contemplée, ressentie ou devinée de l'intérieur3''
115. Lois du syllogisme conditionnel. -- TROISIÈME LOI. --
Si l'on nie le conditionné ou le conséquent, il faut nier la condition ou l'antécédent. Exemple :
Or vous n'êtes pas canadien (conditionné),
Donc vous n'êtes pas québécois (condition).
Le conditionné est l'effet inséparable de la condition qui en est la cause nécessaire. Donc, en niant l'effet on nie la cause qui en est inséparable. (Leçons de Logique)
dimanche 20 mai 2012
Bruno Bettelheim
LA VIE DEVINÉE DE L'INTÉRIEUR
''Le Petit Chaperon Rouge a été mon premier amour, je sens que si j'avais pu l'épouser, j'aurais connu le parfait bonheur'' Ces mots de Charles Dickens montrent que, pareil à des millions d'enfants inconnus, partout dans le monde et à toutes les époques, il a été charmé par les contes de fées. Même lorsqu'il eut atteint une célébrité internationale, Dickens reconnut publiquement l'influence profonde que les personnages et les événements des contes avaient eue sur sa formation et sur son génie créateur. Il ne se lassait pas d'exprimer son mépris pour ceux qui, au nom d'une rationalité mesquine et mal informée. insistaient pour que ces histoires fussent rendues rationnelles, expurgées, voire interdites, privant ainsi les enfants des richesses que les contes de fées pouvaient apporter à leur existence. Dickens comprenait très bien que l'imagerie des contes de fées, mieux que tout au monde, aide l'enfant à accomplir sa tâche la plus difficile, qui est aussi la plus importante: parvenir à une conscience plus mure afin de mettre de l'ordre dans les pressions chaotiques de son inconscient.1.
115. Lois du syllogisme conditionnel. -- DEUXIÈME LOI. --
Si l'on affirme le conditionné, il ne s'ensuit pas qu'il faille affirmer la condition ou l'antécédent. Exemple :
Si l'on affirme le conditionné, il ne s'ensuit pas qu'il faille affirmer la condition ou l'antécédent. Exemple :
Or vous êtes canadien (conditionné)
Donc vous êtes québécois (condition)
Il est évident que cette conclusion est fausse. La raison de cette loi est que la condition n'est pas la cause unique du conditionné. Il est vrai, en effet, qu' ''être québécois'' est une des causes d' ''être canadien'', mais non pas l'unique. (Leçons de Logique)
samedi 19 mai 2012
Bruno Bettelheim
Nous abordons ici une dernière limite. Le sens véritable et l'impact d'un conte de fées ne peuvent être appréciés, et son enchantement ne peut être ressenti, que si l'histoire est exposé sous sa forme originale. Se contenter de citer des épisodes essentiels d'un conte, c'est exactement si on voulait faire apprécier un poème en le résumant. Malheureusement, à défaut de pouvoir reproduire intégralement les contes que j'étudie, j'ai du me borner à décrire leurs principaux épisodes. Comme est il facile de se procurer la plupart de ces contes, j'espère que ce livre donnera à beaucoup de lecteurs et de lectrices l'occasion de lire ou de relire le texte intégral des contes que je cite* Qu'il s'agisse du ''Petit Chaperon Rouge'', de ''Cendrillon'' ou de n'importe quel autre conte de fées, seule la version originale permet d'apprécier ses qualités poétique et, en même temps, de comprendre comment il peuvent un jeune esprit prêt à réagir.
115. Lois du syllogisme conditionnel. -- PREMIÈRE LOI--
Si l'on affirme la condition ou l'antécédent, il faut affirmer le conditionné ou le conséquent. Exemple :
Si l'on affirme la condition ou l'antécédent, il faut affirmer le conditionné ou le conséquent. Exemple :
Si vous êtes québécois (condition), vous êtes canadien (conditionné),
Or, vous êtes québécois,
Donc vous êtes canadien.
La raison de cette loi est que, dans l'ordre logique, la condition est la cause nécessaire du conditionné; à son tour, le conditionné est l'effet inséparable de la condition. (Leçons de Logique)
vendredi 18 mai 2012
Bruno Bettelheim
Ce livre a été écrit pour aider les adultes, et plus particulièrement ceux qui ont charge d'enfants, à comprendre plus facilement l'importance des contes de fées. Ainsi que je l'ai déjà fait remarquer, il est possible de découvrir, en dehors de celles qui sont proposées dans le texte qui va suivre, une foule d'interprétations pertinentes; les contes comme toutes les oeuvres d'art, possèdent une richesse et une profondeur qui vont bien au-delà de ce que peut tirer d'eux l'examen le plus complet. Ce que je dis dans ce livre ne doit être considéré qu'à titre d'exemple et de suggestion. Si le lecteur est facilité à aller voir à sa manière ce qui se passe derrière l'apparence d'un conte ou d'un autre, il en tirera de multiples significations personnelles dont l'enfant pourra bénéficier à son tour.
114. Syllogisme hypothétique. -- Le syllogisme hypothétique est celui dont la majeure est une proposition qui affirme qu'un chose est ou n'est pas, avec condition. Exemple :
Quand on sait se taire, on mérite la confiance,
Or ce monsieur ne sait pas se taire,
Donc, il ne mérite pas la confiance.
Le syllogisme hypothétique est conditionnel si l'hypothèse et exprimée par la particule conditionnelle. si: disjonctif, si elle est exprimée par la particule disjonctive, ou. (Leçons de Logique)
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