dimanche 27 mai 2012
samedi 26 mai 2012
Bruno Bettelheim
Dans les contes de fées, les processus internes de l'individu sont extériorisés et deviennent compréhensibles parce qu'ils sont représentés par les personnages et les événements de l'histoire. C'est la raison pour laquelle, dans la médecine traditionnelle hindoue, on soumettait à la méditation des personnes psychiquement désorientées un conte de fée qui mettait en scène son problème particulier. En contemplant l'histoire, pensait-on, le sujet devait être amené `prendre conscience à la fois de la nature de l'impasse où sa vie s'était fourvoyée et de la possibilité de trouver une solution. Ce que suggérait tel ou tel conte sur les espoirs et les désespoirs de l'homme et sur la façon de surmonter les épreuves permettait au patient de découvrir non seulement une façon de sortir de sa détresse, mais également un moyen de se découvrir lui-même, comme le faisait le héros de l'histoire.
vendredi 25 mai 2012
Bruno Bettelheim
Dans la civilisation hindou, l'histoire de Râma et de Sîta (incluse dans le poème sanscrit Râmâyana), qui parle de leur courage paisible et de l'amour passionné qui les unit, est le prototype des relations sentimentales et du mariage. Cette culture, en outre, engage chacun, homme ou femme, à revivre le mythe dans sa propre vie; le jour de son mariage, la femme hindoue est appelée ''Sitâ'' et, au cours de la cérémonie nuptiale, elle mime certains épisodes du mythe.
117. Lois du syllogisme conjonctif.-- Le syllogisme conjonctif est celui dont la majeure est une proposition conjonctive, c'est-à-dire proposition dont les membres sont incompatibles.
PREMIÈRE LOI. - L'affirmation de l'un des membres entraîne la négation de l'autre. Exemple :
PREMIÈRE LOI. - L'affirmation de l'un des membres entraîne la négation de l'autre. Exemple :
On ne peut pas à l fois aimer Dieu et haïr son prochain.
Or X hait son prochain,
Donc X n'aime pas Dieu.
DEUXIÈME LOI. - La négation de l'un des membres entraîne l'affirmation de l'autre, s'il y a opposition contradictoire entre les deux. Exemple :
On ne peut pas à la fois être catholique et baptiste,
Or vous n'êtes pas catholique,
Donc vous êtes baptiste,
Cette conclusion n'est pas légitime, parce que être catholique et être baptiste ne sont pas opposés contradictoirement. Tous les non-catholiques ne sont pas, pour cela des baptistes. Ils peuvent être des adeptes des autres cultes nombreux qui se partagent le monde. Exemple :
On ne peut être à la fois théiste et athée,
Or vous n'êtes pas hâtée,
Donc vous êtes théiste.
Cette conclusion et légitime, parce que, entre le théisme et l'athéisme, il y a l'opposition contradictoire. (Leçons de Logique)
jeudi 24 mai 2012
Bruno Bettelheim
Pendant la plus grande partie de l'histoire humaine, la vie intellectuel de l'enfant, à part ses expériences immédiates au sein de sa famille, reposait sur les histoires mythiques et religieuses et sur les contes de fées. Cette littérature traditionnelle alimentait l'imagination de l'enfant et la stimulait. En même temps, comme ces histoires répondaient aux questions les plus importante qu'il pouvait se poser, elle apparaissaient comme un agent primordial de sa socialisation. Les mythes et les légendes religieuses qui leur sont très proches présentaient à l'enfant un matériel qui lui permettait de former ses concepts sur l'origine et les fins du monde et sur les idéaux sociaux auxquels il pouvait se conformer. Telles étaient les images d'Achille, le héros invincible, et du rusé Ulysse; d'Hercule, dont l'histoire montrait que l'homme le plus fort peut nettoyer les étables les plus sales sans perdre sa dignité; de saint Martin coupant en deux son manteau pour vêtir un mendiant. C'est bien avant Freud que le mythe d'Oedipe est devenu l'image qui nous permet de comprendre les problèmes toujours nouveaux et vieux comme le monde que nous posent les sentiments complexes et ambivalents que nous éprouvons vis-à-vis de nos parents. Freud s'est reporté à cette vieille histoire pour nous rendre conscients de l'inévitable chaudière d'émotions que chez enfant, à sa manière, doit affronter à partir d'un certain âge.
116. Lois du syllogisme disjonctif. -- DEUXIÈME LOI. --
Si l'un des membres de la disjonctive est affirmé ou nié, les autres membres doivent être niés ou affirmés. Si tous les membres moins un sont affirmés ou niés, ce membre unique doit être nié ou affirmé. Exemple :
Si l'un des membres de la disjonctive est affirmé ou nié, les autres membres doivent être niés ou affirmés. Si tous les membres moins un sont affirmés ou niés, ce membre unique doit être nié ou affirmé. Exemple :
Les élèves de la classe A sont aussi studieux, ou plus studieux, ou moins studieux que les élèves de la classe B.
Or ils sont aussi studieux,
Donc ils ne sont pas ou plus ou moins studieux.
Or ils ne sont pas aussi studieux,
Donc ils sont ou plus, ou moins studieux.
Or ils ne sont pas ou plus ou moins studieux,
Donc ils sont aussi studieux.
mercredi 23 mai 2012
Bruno Bettelheim
Les enfants qui appartenaient aux générations qui précédaient la nôtre, qui aimaient les contes de fées et sentaient leur importance, ne s'exposaient qu'au mépris des pédants, ainsi que le poète MacNeice en fit l'expérience.De nos jours, les enfants sont beaucoup gravement lésé; ils n'ont même pas la chance de connaître les contes de fées. La plupart d'entre eux, en effet, n'abordent les contes que sous une forme embellie qui affaiblit leur signification et les prive de leur portée profonde. Je veux parler des versions présentées par les films et les spectacles télévisés qui font des contes de fées des spectacles dénués de sens.
116. Lois du syllogisme disjonctif. -- Le syllogisme disjonctif est celui dont la majeure est une proposition disjonctive.
PREMIÈRE LOI . -- La majeure disjonctive doit être complète. La disjonctive incomplète peut être vraie ou fausse dans tous ses membres, et l'on ne pourrait conclure. Le syllogisme suivant manque à cette loi.
Ou vous êtes canadien, ou vous êtes français,
Or vous n'êtes pas canadien,
Donc vous êtes français.
La majeure de ce syllogisme peut être fausse, il y a bien des gens qui ne sont ni canadiens ni français. Elle peut être vraie, beaucoup de gens sont canadiens et français. Pour conclure dans une disjonctive, il faut au moins un membre soit ou bien vrai ou bien faux. (Leçons de Logique)
mardi 22 mai 2012
Bruno Bettelheim
Les contes de fées, à la différence de toute autre forme de littérature, dirigent l'enfant vers la découverte de on identité et de sa vocation et lui montrent aussi par quelles expériences il doit passer pour développer plus avant son caractère. Les contes de fées nous disent que, malgré l'adversité, une bonne vie, pleine de consolations, est à notre portée, à condition que nous n'esquivions pas les combats pleins de risques sans lesquels nous ne trouverions jamais notre véritable identité. Ces histoires promettent à l'enfant que s'il ose s'engager dans cette quête redoutable et éprouvante, des puissances bienveillantes viendront l'aider à réussir. Elles mettent également en garde les timorés et les bornés de se trouver, se condamnent à une existence de bon à rien, ou à un sort encore moins enviable.
115. Lois du syllogisme conditionnel. -- QUATRIÈME LOI. --
Si l'on nie la condition, il ne s'ensuit pas qu'il aille nier le conditionné. Exemple :
Si l'on nie la condition, il ne s'ensuit pas qu'il aille nier le conditionné. Exemple :
Or vous n'êtes pas québécois (condition),
Donc vous n'êtes pas canadien (conditionné).
Le conditionné ou le conséquent est faux.--- La condition est une des causes, et non pas la cause unique du conditionné. (Leçons de Logique)
lundi 21 mai 2012
Bruno Bettelheim
Aujourd'hui, comme jadis, l'esprit de la moyenne des enfants doués d'un esprit créatif peut s'ouvrir à la compréhension des plus grandes choses de la vie grâce aux contes de fées et, de là, parvenir facilement à jouir des plus grandes oeuvres de littérature et de l'art. Le poète Louis MacNeice, par exemple, écrit :''Les vrais contes de fées on toujours eu pour moi, en tant que personne, une profonde signification, même au temps où, étant au collège, il m'était difficile d'avouer de telles choses sans perdre la face. Contrairement à ce que disent tant de gens de nos jours, le conte de fées, du moins du genre folklorique classique, est une affaire infiniment plus solide que la plupart des romans réalistes qui n'ont guère plus d'impact que des potins mondains. Parti de contes populaires, de contes plus sophistiqués, ceux d'Andersen par exemple, ou de la mythologie nordique, et d'histoires telles que le livres d'Alice et ''Bébés Tritons'', je suis passé, vers l'âge de douze ans, à la Reine des fées''2, Des critiques littéraires comme G.K. et C.S. Lewis ont senti que les contes de fées sont des ''explorations spirituelles'', et, partant, ''les plus semblables à la vie''. puisqu'ils révèlent ''la vie humaine comme si elle était contemplée, ressentie ou devinée de l'intérieur3''
115. Lois du syllogisme conditionnel. -- TROISIÈME LOI. --
Si l'on nie le conditionné ou le conséquent, il faut nier la condition ou l'antécédent. Exemple :
Or vous n'êtes pas canadien (conditionné),
Donc vous n'êtes pas québécois (condition).
Le conditionné est l'effet inséparable de la condition qui en est la cause nécessaire. Donc, en niant l'effet on nie la cause qui en est inséparable. (Leçons de Logique)
dimanche 20 mai 2012
Bruno Bettelheim
LA VIE DEVINÉE DE L'INTÉRIEUR
''Le Petit Chaperon Rouge a été mon premier amour, je sens que si j'avais pu l'épouser, j'aurais connu le parfait bonheur'' Ces mots de Charles Dickens montrent que, pareil à des millions d'enfants inconnus, partout dans le monde et à toutes les époques, il a été charmé par les contes de fées. Même lorsqu'il eut atteint une célébrité internationale, Dickens reconnut publiquement l'influence profonde que les personnages et les événements des contes avaient eue sur sa formation et sur son génie créateur. Il ne se lassait pas d'exprimer son mépris pour ceux qui, au nom d'une rationalité mesquine et mal informée. insistaient pour que ces histoires fussent rendues rationnelles, expurgées, voire interdites, privant ainsi les enfants des richesses que les contes de fées pouvaient apporter à leur existence. Dickens comprenait très bien que l'imagerie des contes de fées, mieux que tout au monde, aide l'enfant à accomplir sa tâche la plus difficile, qui est aussi la plus importante: parvenir à une conscience plus mure afin de mettre de l'ordre dans les pressions chaotiques de son inconscient.1.
115. Lois du syllogisme conditionnel. -- DEUXIÈME LOI. --
Si l'on affirme le conditionné, il ne s'ensuit pas qu'il faille affirmer la condition ou l'antécédent. Exemple :
Si l'on affirme le conditionné, il ne s'ensuit pas qu'il faille affirmer la condition ou l'antécédent. Exemple :
Or vous êtes canadien (conditionné)
Donc vous êtes québécois (condition)
Il est évident que cette conclusion est fausse. La raison de cette loi est que la condition n'est pas la cause unique du conditionné. Il est vrai, en effet, qu' ''être québécois'' est une des causes d' ''être canadien'', mais non pas l'unique. (Leçons de Logique)
samedi 19 mai 2012
Bruno Bettelheim
Nous abordons ici une dernière limite. Le sens véritable et l'impact d'un conte de fées ne peuvent être appréciés, et son enchantement ne peut être ressenti, que si l'histoire est exposé sous sa forme originale. Se contenter de citer des épisodes essentiels d'un conte, c'est exactement si on voulait faire apprécier un poème en le résumant. Malheureusement, à défaut de pouvoir reproduire intégralement les contes que j'étudie, j'ai du me borner à décrire leurs principaux épisodes. Comme est il facile de se procurer la plupart de ces contes, j'espère que ce livre donnera à beaucoup de lecteurs et de lectrices l'occasion de lire ou de relire le texte intégral des contes que je cite* Qu'il s'agisse du ''Petit Chaperon Rouge'', de ''Cendrillon'' ou de n'importe quel autre conte de fées, seule la version originale permet d'apprécier ses qualités poétique et, en même temps, de comprendre comment il peuvent un jeune esprit prêt à réagir.
115. Lois du syllogisme conditionnel. -- PREMIÈRE LOI--
Si l'on affirme la condition ou l'antécédent, il faut affirmer le conditionné ou le conséquent. Exemple :
Si l'on affirme la condition ou l'antécédent, il faut affirmer le conditionné ou le conséquent. Exemple :
Si vous êtes québécois (condition), vous êtes canadien (conditionné),
Or, vous êtes québécois,
Donc vous êtes canadien.
La raison de cette loi est que, dans l'ordre logique, la condition est la cause nécessaire du conditionné; à son tour, le conditionné est l'effet inséparable de la condition. (Leçons de Logique)
vendredi 18 mai 2012
Bruno Bettelheim
Ce livre a été écrit pour aider les adultes, et plus particulièrement ceux qui ont charge d'enfants, à comprendre plus facilement l'importance des contes de fées. Ainsi que je l'ai déjà fait remarquer, il est possible de découvrir, en dehors de celles qui sont proposées dans le texte qui va suivre, une foule d'interprétations pertinentes; les contes comme toutes les oeuvres d'art, possèdent une richesse et une profondeur qui vont bien au-delà de ce que peut tirer d'eux l'examen le plus complet. Ce que je dis dans ce livre ne doit être considéré qu'à titre d'exemple et de suggestion. Si le lecteur est facilité à aller voir à sa manière ce qui se passe derrière l'apparence d'un conte ou d'un autre, il en tirera de multiples significations personnelles dont l'enfant pourra bénéficier à son tour.
114. Syllogisme hypothétique. -- Le syllogisme hypothétique est celui dont la majeure est une proposition qui affirme qu'un chose est ou n'est pas, avec condition. Exemple :
Quand on sait se taire, on mérite la confiance,
Or ce monsieur ne sait pas se taire,
Donc, il ne mérite pas la confiance.
Le syllogisme hypothétique est conditionnel si l'hypothèse et exprimée par la particule conditionnelle. si: disjonctif, si elle est exprimée par la particule disjonctive, ou. (Leçons de Logique)
jeudi 17 mai 2012
Bruno Bettelheim
Les thèmes des contes de fées ne sont pas des symptômes névrotiques, quelque chose qu'il faut comprendre rationnellement pour mieux s'en débarrasser.Ces thèmes sont ressentis comme merveilleux par l'enfant parce qu'il se sent compris et apprécié au plus profond de ses sentiments, de ses espoirs et de ses angoisses, sans que tout cela soit mis de force et analysé sous la dure lumière d'une rationalité qui est encore hors de sa portée. Les contes de fées enrichissent la vie de l'enfant et lui donnent une qualité d'enchantement uniquement parce qu'il ne sait pas très bien comment ces contes ont pu exercer sur lui leur charme.
113. Syllogisme catégorique. -- Le syllogisme catégorique est celui dont la majeure est une proposition catégorique, c'est-à-dire une proposition qui affirme qu'une chose est ou n'est pas sans condition. Exemple :
Tout ce qui nuit à la santé doit être évité,
Or l'abus de l'alcool nuit à la santé,
Donc l'abus de l'alcool doit être évité.
(Leçons de Logique)
mercredi 16 mai 2012
Bruno Bettelheim
Le fait d'expliquer à l'enfant les raisons pour lesquelles un conte l'intéresse au plus haut point détruit, en outre, le pouvoir d'enchantement de l'histoire qui vient en très grande partie de ce que l'enfant ne connaît pas exactement le pourquoi de son plaisir. La perte de ce pouvoir d'enchantement s'accompagne d'un affaiblissement de la faculté qu'a l'histoire d'aider l'enfant à lutter tout seul et à régler par ses propres moyens le problème qui a trouvé un écho dans le conte. Les interprétations des adultes aussi judicieuses qu'elles puissent être, privent l'enfant de l'opportunité de sentir qu'il a, de lui-même, en entendant plusieurs fois l'histoire et en la ruminant, réglé une situation difficile. Nous évoluons, nous donnons un sens à la vie, nous découvrons la sécurité intérieure en comprenant et en résolvant tout seuls nos problèmes personnels et non pas en écoutant les explications des autres.
Marc Simard
L'auteur enseigne l'histoire au collège François-Xavier-Garneau, à Québec.
La Presse
L'affrontement entre les étudiants et le gouvernement au sujet des droits de scolarité nous révèle quelques enseignements sur la société québécoise.
L'auteur enseigne l'histoire au collège François-Xavier-Garneau, à Québec.
La Presse
L'affrontement entre les étudiants et le gouvernement au sujet des droits de scolarité nous révèle quelques enseignements sur la société québécoise.
1. Les «grévistes» veulent être écoutés, mais n'entendent rien.
Depuis le début des manifestations, les étudiants qui boycottent leurs cours exigent qu'on accueille leur discours, mais ils ne veulent pas entendre les arguments de leurs confrères majoritaires ni l'assourdissant «NON» que leur oppose la société. La génération des enfants-rois ne tolère pas d'être contredite ni même rappelée à l'ordre.
2. Les «grévistes» ne veulent pas négocier, mais gagner.
Plusieurs observateurs de bonne volonté insistent depuis plusieurs semaines pour que le gouvernement négocie avec les étudiants boycotteurs. Ils ne veulent pas comprendre que ceux-ci sont entrés en croisade avec comme seule perspective la victoire et que leur mouvement est manoeuvré par un groupe radical qui n'acceptera rien d'autre que le gel, dans une perspective de gratuité.
3. La démocratie étudiante est gravement malade.
Intimidation, violence, non-respect des injonctions, entorses aux droits démocratiques des opposants, les étudiants malmènent la démocratie et l'État de droit. Après cette crise, le gouvernement devra légiférer pour encadrer les associations étudiantes et leurs pratiques. Le vote électronique, notamment, devra leur être imposé.
4. Ce mouvement est corporatiste et même réactionnaire.
Dans ce débat, le progressisme est à «droite» et la réaction à «gauche». La proposition gouvernementale (augmentation des droits plus amélioration du régime de prêts et bourses) suppose de faire payer davantage les riches, de protéger l'accessibilité et de mieux financer les universités, valorisant ainsi la qualité de l'éducation. Les opposants campent sur le gel et suggèrent même qu'on coupe les universités et qu'on éviscère la recherche.
5. Le terrorisme est de retour au Québec, sous l'appellation de désobéissance civile.
Il a d'ailleurs reçu la bénédiction d'anciens du FLQ et de quelques artistes excités. Certains aiment croire que les casseurs et les perturbateurs des services publics proviennent de l'extérieur du mouvement étudiant. C'est de l'aveuglement volontaire.
6. Les syndicats et les groupes populaires ont fait dévier le débat.
Obnubilés par leur haine du gouvernement Charest, accusé de tous les maux, et du néo-libéralisme, qu'ils voient partout, ils sont entrés dans la danse avec comme objectif de faire tomber le gouvernement libéral. Ils s'appuient pour ce faire sur la CLASSE, pour laquelle le débat sur les droits n'est qu'une étape vers la révolution anarchiste.
7. Les enseignants qui soutiennent ou même encouragent les «grévistes» nuisent à la profession.
Les profs qui portent le carré rouge, manifestent ou défient des injonctions prétendent promouvoir les droits sociaux ou même faire oeuvre de pédagogie. Une brève conversation avec eux montre toutefois qu'ils sont obsédés par leur aversion à l'endroit des libéraux, leur hostilité envers le capitalisme et leur romantisme révolutionnaire. En défiant la loi et l'État de droit pour des motifs aussi mal fondés, ils piétinent leur éthique et ternissent l'image du corps enseignant.
8. Le gouvernement Charest ne peut pas céder à ces revendications.
Négocier une baisse des droits ou accepter un moratoire (requis par les syndicats et par les «roses») équivaudrait à légitimer la violence et à s'agenouiller devant les pressions d'un groupe minoritaire: la raison d'État ne le permet pas. De plus, un recul équivaudrait à un suicide politique pour le premier ministre et le PLQ.
9. Le recours aux tribunaux est entré dans les moeurs.
À moins que le gouvernement n'accorde aux associations étudiantes le droit de grève en l'encadrant strictement, les étudiants brimés feront de plus en plus de demandes d'injonctions. On peut même penser que ceux qui ont subi des dommages dus à ce conflit intenteront des recours collectifs contre leurs associations, les syndicats d'enseignants qui ont appuyé le boycottage et les institutions qui n'ont pas rempli leurs devoirs légaux.
10. La démocratie est à la fois vulnérable et solide.
Les Che et autres Trotsky en herbe jouent une pantomime de Mai 68 et s'imaginent faire la révolution. Mais outre qu'ils oublient les leçons de l'histoire (notamment comment les étudiants français furent torpillés par leurs alliés syndicaux), ils sont aveugles à une des grandes lois des bouleversements révolutionnaires: que ceux-ci ne peuvent aboutir que s'ils ont le soutien de la population, de la police et de l'armée.
Partager - à lire absolument mardi 15 mai 2012
Bruno Bettelheim
S'il arrive aux parents de deviner correctement les raisons pour lesquelles l'enfant a été ému par un conte de fées, ils feront bien de garder pour eux leur découverte. Les expériences et les réactions du jeune enfant sont pour la plupart inconscientes et elles doivent le rester jusqu'à ce qu'il ait atteint un âge plus mur qui lui permet de mieux comprendre, il est toujours indiscret d'interpréter les pensées inconscientes d'un individu et de lui rendre conscient ce qu'il désire cacher dans sa préconscience, et cela est particulièrement vrai pour les enfants. Il est aussi important, pour le bien-être de l'enfant, qu'il sente que ses parents partagent ses émotions en prenant plaisir au même conte, que de savoir qu'ils ignorent ses pensées les plus intimes jusqu'au moment où il aura décidé de les révéler. Si les parents indiquent qu'ils les connaissent déjà, ils empêchent l'enfant de leur faire le plus précieux des cadeaux en partageant avec eux ce qu'il a de plus secret de de plus intime. Et comme, par surcroît, les parents sont beaucoup plus puissants que l'enfant, leur dominance peut paraître sans limites (et donc envahissante et destructive) s.ils donnent à l'enfant l'impression qu'ils peuvent lire dans ses pensées avant même qu'il ait commencé à en prendre conscience.
111. Syllogisme modal. -- Le syllogisme modal est celui qui se compose de propositions modales, c'est-à-dire, de propositions dans lesquelles le mode de convenance ou de non convenance de l'attribut au sujet est exprimé. Exemple :
Il est impossible que l'homme descende du singe,
Or Jean est nécessairement un homme,
Donc il est impossible que Jean descende du singe.
(Leçons de Logique)
lundi 14 mai 2012
Bruno Bettelheim
Comme nous ne pouvons pas savoir à quel âge précis un conte de fées particulier a le plus d'importance pour un certain enfant, il est impossible de choisir parmi les innombrables contes celui qu'il convient de lui raconter. Seul l'enfant, par l'intensité de ses réactions émotives à l'égard de tel ou tel conte, peut montrer que son inconscient, ou son conscient, est atteint. Naturellement, la mère (ou le père) commencera par raconter à l'enfant un conte qu'elle a aimé pendant sa propre enfance ou qui lui plaît sur le moment. Si l'enfant n'est pas accroché par l'histoire, c'est le signe que ses thèmes n'ont pas éveillé chez lui, à cette époque de sa vie, une réaction significative. Le mieux est de lui raconter un autre conte le lendemain soir. Il montrera bientôt que tel conte a pour lui de l'importance, par sa réaction immédiate ou en demandant inlassablement qu'on lui répète. Si tout va bien, l'enthousiasme de l'enfant deviendra contagieux et le conte prendra également de l'importance pour le narrateur adulte, ne serait-ce que parce qu'il voit le plaisir de l'enfant, Le moment viendra, finalement, où l'enfant aura tiré de son histoire préférée tout le bénéfice qu'il pouvait en attendre; peut-être aussi les problèmes qui le faisaient réagir à cette histoire auront-ils été remplacés par d'autres qui seraient mieux exprimés par un autre conte. Il peut alors se désintéresser du premier pour se passionner davantage encore pour un autre. Pour le choix des contes de fées, il est toujours bon de se laisser guider par l'enfant.
110. Le syllogisme absolu.-- Le syllogisme absolu est celui qui formé de propositions absolues, c'est-à-dire, de propositions dans lesquelles le mode de convenance ou de non convenance de l'attribut au sujet n'est pas exprimé. Exemple :
Les animaux ont des facultés sensitives,
Or le cheval est un animal,
Donc le cheval a des facultés sensitives.
(Leçons de Logique)
dimanche 13 mai 2012
Bruno Bettelheim
Ces exemples expliquent pourquoi je me concentre dans ce livre sur les thèmes principaux et ils montrent que les contes de fées ont une puissante signification psychologique pour les enfants te tout âge, qu'ils soient fille ou garçon, quels que soient l'âge et le sexe des héros. Les contes ont une signification personnelle très riche parce qu'ils permettent des changements d'identification selon les problèmes que doit affronter l'enfant. A la lumière de sa première identification avec la Margot qui était heureuse de se laisser mener par Jeannot, et de sa seconde identification avec la Margot triomphant de la sorcière, le jeune fille dont je parle plus haut a pu évoluer vers son indépendance d'une façon plus sure et plus enrichissante. Quant au petit garçon dont il a été question tout à l'heure, après avoir été rassuré par la sécurité offerte par la tour, il a pu, un peu plus tard, se réjouir de savoir que son propre corps pourrait lui assurer une sécurité beaucoup plus stable.
samedi 12 mai 2012
Bruno Bettelheim
''Rapunzel'' (Raiponce) nous raconte que la sorcière a enfermé l'héroïne dans la tour quand elle avait douze ans.L'histoire de ''Raiponce'' semble donc être également celle d'une fillette pubère et d'une mère jalouse qui veut l'empêcher de devenir indépendante; c'est un problème caractéristique de l'adolescence, qui est résolu lorsque Raiponce épouse le prince. Mais un petit garçon de cinq ans a tiré de cette histoire un réconfort d'un genre tout différent. Le jour où il apprit que sa grand-mère, qui s'occupait de lui pendant la journée, devait aller à l'hôpital (sa mère travaillait et il n'y avait pas de père à la maison) il demanda qu'on lui lise l'histoire de Raiponce à ce moment critique de sa vie, deux éléments du conte avaient pour lui de l'importance. Il y avait d'abord le fait que le substitut de la mère (la sorcière), en enfermant l'héroïne dans la tour, la mettait en sécurité; ce comportement égoïste avait aux yeux de l'enfant, et dans les circonstances où il se trouvait, quelque chose de rassurant. Un autre thème de l'histoire avait pour cet enfant encore plus d'importance : le fait que Raiponce trouve le moyen d'échapper à son triste sort en s'aidant de son propre corps --ses tresses, qu'elle laisse prendre le long de la tour et qui permettent au prince de grimper jusqu'à elle. L'enfant était rassuré de savoir qu'il pourrait le cas échéant se servir de son corps comme d'une bouée de sauvetage pour garantir sa propre sécurité. Cela nous montre que le conte de fées -- parce qu'il concerne d'une façon imaginative les problèmes humains essentiels -- peut avoir beaucoup à offrir à un petit garçon même si le personnage principal de l'histoire est une adolescente.
vendredi 11 mai 2012
107. Syllogisme oratoire. -- Le syllogisme oratoire est celui dont les propositions et les termes sont arrangés comme on le fait dans le langage courant. Exemple : En ce monde ceux qui ne se soumettent pas à la volonté. de Dieu sont malheureux. Il est facile de ramener ce syllogisme oratoire à un syllogisme scolastique. (Leçons de Logique)
Bruno Bettelheim
Le thème central de ''Blanche Neige'' est l'histoire d'une enfant pubère surpassant de différentes façons sa méchante belle-mère qui, par jalousie, lui refuse une vie indépendante, ce qui symbolise par le fait que la marâtre essaie de supprimer l'héroïne. L'histoire avait pourtant, pour une certaine petite fille de cinq ans, un sens profond très éloigné de ces problèmes de puberté. Sa mère était froide et distante, ce qui laissait l'enfant désemparée. Le conte lui montra qu'elle avait tort de se désespérer : Blanche-Neige, trahie par sa belle-mère, était sauvé par des êtres du sexe masculin : les nains et, plus tard le prince. Cette enfant ne s'est pas désespérée de l'éloignement de sa mère et, encouragée par l'exemple de Blanche-Neige, s'est tournée vers son père qui réagit favorablement. La conclusion heureuse du conte a permis à l'enfant de sortir de l'impasse où l'avait fourvoyée le peu d'intérêt que lui manifestait sa mère. Ainsi, le même conte de fées peut délivrer un message important à un enfant de treize ans aussi bien qu'à un autre e cinq ans, bien que leurs interprétations personnelles soient très différentes.
jeudi 10 mai 2012
DIFFÉRENTES ESPÈCES DE SYLLOGISMES
106. Syllogisme scolastique. -- Le syllogisme scolastique ou en forme est celui qui se compose de trois propositions arrangées de manière que la troisième découle nécessairement des deux autres. Exemple :
106. Syllogisme scolastique. -- Le syllogisme scolastique ou en forme est celui qui se compose de trois propositions arrangées de manière que la troisième découle nécessairement des deux autres. Exemple :
Celui qui accomplit son devoir est heureux,
Or Jean accomplit son devoir,
Donc Jean est heureux.
(Leçons de Logique)
Bruno Bettelheim
D'autres traits de la même histoire peuvent offrir à l'enfant plus âgé un réconfort et un guide dont il a grand besoin. Je connais une jeune fille qui, au début de son adolescence, à été fascinée par ''Jeannot et Margot'' et qui s'est trouvé soulagée de lire et de relire l'histoire et de bâtir des fantasmes autour d'elle. Étant enfant, elle était dominée par un frère légèrement plus âgé qu'elle. Il lui avant, en quelques sorte, montré le chemin comme le fait Jeannot en semant des cailloux qui lui permettent de revenir avec sa soeur à la maison familiale. Étant parvenue à l'adolescence, cette jeune fille continua de compter sur son frère, et ce passage du conte avait pour elle quelque choses de rassurant. Mais, en même temps, elle souffrait de la domination de son frère. Sans qu'elle en eut conscience à l'époque, sa lutte pour son indépendance tournait autour de l'image de Jeannot. L'histoire disait à son inconscient qu'en se laissant guider par son frère (Hansel) elle reculait au lieu d'avancer (ils reviennent s'accrocher à leurs parents); un autre détail avait pour elle un sens: c'est Jeannot, au début de l'histoire, qui est le chef, mais c'est Margot qui, à la fin, conquiert la liberté et l'indépendance pour son frère et pour elle en réduisant la sorcière à l'impuissance. Cette jeune fille, étant parvenue à l'âge adulte, finit par comprendre que le conte l'avait beaucoup aidée à se dégager de sa dépendance vis-a-vis de son frère et lui avait montré que cette dépendance précoce n'engageait absolument pas l'avenir. Ainsi, un conte qui, pour une certaine raison, avait eu pour elle un sens quand elle était enfant, l'avait guidée au cours de son adolescence pour une raison toute différente.
mercredi 9 mai 2012
105. Conclusion directe et indirecte. -- La conclusion d'un syllogisme est directe lorsque ses termes y occupent la même place que dans les prémisses. Exemple:
Les enfants intelligents et laborieux sont estimables,
Or les enfants de M.S. sont intelligents et laborieux,
Donc les enfants de M.X. sont estimables.
La conclusion d'un syllogisme est indirecte lorsque ses termes n'y occupent pas la même place que dans les prémisses. Exemple :
La vertu est une source de joie,
Or la vertu est une bonne habitude,
Donc une bonne habitude est une source joie.
(Leçons de Logique)
Bruno Bettelheim
Par exemple, dans mon étude sur ''Jeannot et Margot'', (Hansel et Gretel, Frères Grimm) j'ai insisté sur les efforts que faisaient les deux héros du conte pour s'accrocher à leurs parents alors que le moment était venu pour eux de se tourner tout seuls vers le monde extérieur, et j'ai insisté également sur la nécessité de dépasser l'oralité primitive, symbolisée par l'engouement des deux enfants pour la maison en pain d'épice. Il semblerait donc que ce conte de fées a le maximum de choses à offrir au jeune enfant que s'apprête à faire ses pemiers pas dans le monde. Il donne corps à ses angoisses et lui montre que se appréhensions, même sous leur forme la plus exagérée (la peur d'être dévoré), sont injustifiées : les deux héros sortent victorieux de leurs aventures et leur ennemi le plus menaçant, la sorcière subit une défaite totale. On pourrait donc parfaitement soutenir que ce conte a le maximum d'attrait et de valeur pour l'enfant à l'âge où les contes de fées commencent à exercer leur action bénéfique, c'est-à-dire vers quatre ou cinq ans.
mardi 8 mai 2012
Bruno Bettelheim
Si ce livre n'avait été consacré qu'à un ou deux contes, il aurait été possible de mettre en valeur un plus grand nombre de leurs facettes; mais je n'aurais pas pu pour autant sonder leur profondeur: Chaque histoire, en effet, à des significations à trop de niveaux différents. L'importance qu'un conte peut avoir pour un certain enfant, et à un âge particulier, dépend de son niveau de développement psychologique et de ces problèmes dominants du moment. Tandis que j'écrivais ce livre, il m'a paru raisonnable de me contrer sur les significations essentielles des contes, tout en me rendant compte que je négligeais d'autres aspects qui pouvaient être significatifs pour tel ou tel enfant en raison des difficultés qu'il devait affronter.
lundi 7 mai 2012
103. Troisième figure du syllogisme. -- Quand le moyen terme est sujet et dans la majeure et dans la mineure, le syllogisme est appelé syllogisme de la troisième figure. Exemple :
Tous les papes ont été infaillibles,
Or quelques papes furent des allemands,
Donc quelques allemands ont été infaillibles.
Ici le moyen terme est papes. (Leçons de Logiques)
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