mercredi 18 avril 2012
mardi 17 avril 2012
Bruno Bettelheim
Le mal est présenté avec tous ses attraits --- symbolisés dans les contes par le géant tout-puissant ou par le dragon, par les pouvoirs de la sorcière, la reine rusée de Blanche-Neige --- et, souvent, il triomphe momentanément. De nombreux contes nous disent que l'usurpateur réussit pendant quelque temps à se tenir à la place qui appartient de droit au héros (comme les méchantes soeurs de Cendrillon). Ce n'est pas seulement parce que le méchant est puni à la fin de l'histoire que les contes ont une portée morale; dans les contes de fées, comme dans la vie, la châtiment ou la peur qu'il inspire, n'a qu'un faible effet préventif contre le crime; la conviction que le crime ne paie pas est beaucoup plus efficace, et c'est pourquoi les méchants des contes finissent toujours par perdre. Ce n'est pas le triomphe final de la vertu qui assure la moralité du conte mais le fait que l'enfant, séduit par le héros, s'identifie avec lui à travers toutes ses épreuves. A cause de cette identification, l'enfant imagine qu'il. partage toutes les souffrances du héros au cours de ses tribulations et qu'il triomphe avec lui au moment où la vertu l'emporte sur le mal, L'enfant accomplit tout seul cette identification, et les luttes intérieures et extérieures du héros impriment en lui le sens moral.
83. Différence entre la conséquence et le raisonnement. - Il y a une indépendance entre la conséquence et le conséquent ou la conclusion d'un raisonnement. En effet: 1) la conséquence peut être fausse et le conséquent vrai. L'exemple suivant le prouve :
Tout homme est mortel,
Or le pape et un homme,
Donc Paris est une grande ville.
Paris est une grande ville, ce conséquent est vrai. Par contre la conséquence est fausse, puisqu'il n'y a pas de lien, de trait d'union, entre ce troisième jugement et les deux premiers. --
2) La conséquence peut être vraie et le conséquent faux. Voici un exemple :
Celui qui est libre a le droit de tout faire,
Or l'homme est libre,
Donc, l'homme a le droit de tout faire.
L'homme a le droit de tout faire, ce conséquent est faux. Mais il est déduit légitimement des deux premiers jugements. La conséquence est vraie. (Leçons de Logique)
lundi 16 avril 2012
Bruno Bettelheim
Contrairement à ce qui se passe dans la plupart des histoires modernes pour enfants, le mal, dans les contes de fées, est aussi répandu que la vertu. Dans pratiquement tous les contes de fées, le bien et le mal sont matérialisés par des personnages et par leurs actions, de même que le bien et le mal sont omniprésents dans la vie et que chaque homme a des penchants pour les deux. C'est ce dualisme qui pose le problème moral; l'homme doit lutter pour le résoudre.
82. La forme du raisonnement. - Comme son nom l'indique, la forme du raisonnement est ce qui lui donne son caractère spécifique, distinctif. Or, la caractéristique d'un raisonnement est qu'un jugement soit déduit légitimement de deux autres. Et pour qu'un jugement soit déduit légitimement de deux autres, il faut qu'il y ait un lien, un trait d'union entre lui et ces deux autres. Ce lien, ce trait d'union entre les deux premiers jugements et le troisième, c'est la forme du raisonnement. La forme du raisonnement s'appelle la conséquence qu'il ne faut pas confondre avec le conséquent ou la conclusion qui est le nom du troisième jugement déduit des deux premiers. La matière et la forme d'un raisonnement sont ses éléments. (Leçons de Logique)
dimanche 15 avril 2012
Bruno Bettelheim
Les contes de fées ont pour caractéristique de poser des problèmes existentiels en termes brefs et précis. L'enfant peut ainsi affronter ces problèmes dans leur forme essentielle, alors qu'une intrigue plus élaborée lui compliquerait les choses. Le conte de fée simplifie touts les situations. Ses personnages sont nettement dessinés; et les détails, à moins qu'ils ne soient très importants, sont laissés de côté. Tous les personnages correspondent à un type; ils n'ont rien d'unique.
81. La matière du raisonnement. - La matière, ou, ce dont est fait un raisonnement, est de deux sortes : matière éloignée et matière prochaine. En analysant un raisonnement on trouve tout d'abord des jugements, et, ensuite, des idées qui constituent ce jugements. C'est dire que les jugements sont la matière prochaine d'un raisonnement et les idées en sont la matière éloignée. (Leçons de Logique)
samedi 14 avril 2012
Bruno Bettelheim
Par exemple, de nombreux contes de fées commencent avec la mort d'une mère ou d'un père ; dans ce contes la mort de l'un des parents crée des problèmes angoissants (c'est ce qu'on appréhende ou ce qui se passe dans la vie réelle). D'autres contes parlent d'un père ou d'une mère vieillissant qui décide de passer le relais à la nouvelles génération;Mais, auparavant, le successeur doit prouver qu'il est capable et digne de prendre la relève. Le conte des frères Grimm, ''Les Trois Plumes'', commence ainsi : ''Il était une fois un roi qui avait trois fils...Le roi vieillissant, sentant ses forces décliner et songeant à sa mort, ne savait pas auquel de ses trois fils il devait laisser le royaume en héritage''. Pour pouvoir se décider, le roi confie à chacun de ses fils une tâche difficile : celui qui réussira le mieux, ''ce sera lui le roi après sa mort''.
80. Le raisonnement est un acte parfait et imparfait. --- Que l'esprit humain puisse arriver à la connaissance des vérités inconnues en partant des vérités connues, c'est certainement une perfection. Et le raisonnement lui permet d'atteindre des connaissances nouvelles : à ce point de vue, le troisième acte de l'esprit est donc parfait. Mais que, pour arriver à l'acquisition de la vérité, notre intelligence doive se condamner à une marche longue et pénible, faire des détours sinueux, quémander l'aide d'un tiers, c' est une imperfection. Aussi bien, à ce point de vue, on peut appeler le raisonnement, acte imparfait, Dieu, les anges et les saints au ciel ne raisonnent pas. Ils ont la connaissance immédiate des choses. (Leçons de Logique)
Madagascar
(Ghislaine) Les baobabs, le marché, les différents moyens de transport. On peut constater les roues en bois sur certaines charrettes et la force que l'on déploie pour faire avancer une énorme charge. Puis aussi le retour d'enfants de riches après une dure journée de travail à l'école; je voulais vous montrer pourquoi le clou de girofle avait tant de saveur ainsi que les conditions dans lesquelles elles travaillent. Les malgaches les trient en ayant les deux pieds dedans. Il paraît que ça sentait très bon! Et pour finir des photos de lémuriens, l'Animal de Madagascar! (photos de Gaétan)
vendredi 13 avril 2012
Bruno Bettelheim
Les histoires modernes qui sont destinées aux jeunes enfants évitent d'aborder ces problèmes existentiels qui ont pourtant pour nous tous une importance cruciale. L'enfant a surtout besoin de recevoir, sous une forme symbolique, des suggestions sur la manière de traiter ces problèmes et de s'acheminer en sécurité vers la maturité. Les histoires séduisantes d'aujourd'hui (1976) ne parlent ni de la mort, ni du vieillissement, ni de l'espoir en une vie éternelle. Le conte de fées, au contraire, met carrément l'enfant en présence de toutes le difficultés fondamentales de l'homme.
Art de vivre (Émission de Radio-Canada . ''L'après-midi porte conseil''
Dans le magazine Philosophie de mars 2012, quatre philosophes nous expliquent pourquoi, mais aussi comment, notre quotidien s'accélère chaque année un peu plus. Nous avons le sentiment d'avoir atteint un point limite et de faire du surplace, pourtant nous devons continuer à vivre de plus en plus vite. Peut-on ralentir? ''Le Magazine Philosophie''Je vais essayer de me procurer ce numéro de mars, sinon regarder à la bibliotheque et faire une copie de cet article.
C'est vrai on pense avoir fini mais il y a toujours autres choses à faire.... pourtant je suis à ma retraite!!!!
Le Raisonnement.
79. Définition du raisonnement. - Le raisonnement est la troisième opération de l'esprit humain. Il est l'acte par lequel un jugement est déduit légitimement de deux autres. Ou encore, l'acte par lequel l'esprit humain d'une vérité connue infère un vérité inconnue.
Ex. : Tout ce qui vit doit se nourrir, or Charles, Annette vivent (vérité connue)
Donc, Charles, Annette doivent se nourrir (vérité légitimement déduite de la première)
Le raisonnement se définit encore comme suit : c'est une opération par laquelle l'esprit humain d'une connaissance donnée déduit une connaissance nouvelle. (Leçons de Logique)
79. Définition du raisonnement. - Le raisonnement est la troisième opération de l'esprit humain. Il est l'acte par lequel un jugement est déduit légitimement de deux autres. Ou encore, l'acte par lequel l'esprit humain d'une vérité connue infère un vérité inconnue.
Ex. : Tout ce qui vit doit se nourrir, or Charles, Annette vivent (vérité connue)
Donc, Charles, Annette doivent se nourrir (vérité légitimement déduite de la première)
Le raisonnement se définit encore comme suit : c'est une opération par laquelle l'esprit humain d'une connaissance donnée déduit une connaissance nouvelle. (Leçons de Logique)
jeudi 12 avril 2012
Bruno Bettelheim
Tel est exactement le message que les contes de fées, de mille manières différentes, délivrent à l'enfant : que la lutte contre les graves difficultés de la vie sont inévitables et font partie intrinsèque de l'existence humaine, mais que si, au lieu, de se dérober, on affronte fermement les épreuves inattendues et souvent injustes, on vient à bout de tous les obstacles et on finit par remporter la victoire.
78. Règles de la conversion des propositions. - Les propositions universelle négative (E) et particulière affirmative se convertissent simplement. Les propositions universelle négative (E) et universelle affirmative (A) se convertissent par accident. Les propositions universelle affirmative (A) et particulière négative (O) se convertissent par contraposition (Leçons de Logique)
mercredi 11 avril 2012
Bruno Bettelheim
La culture dominante, en ce qui concerne particulièrement les enfants, veut faire comme si le côté sombre de l'homme n'existait pas, et elle affecte de croire en un ''méliorisme'' optimiste, La psychanalyse elle-même est censée avoir pour but de rendre la vie facile... ce qui n'est pas du tout dans les intentions de son fondateur. Elle a été créée pour rendre l'homme capable d'accepter la nature problématique de la vie, sans se laisser abattre par elle et sans recourir à des feux-fuyants. Le précepte de Freud est que l'homme ne peut parvenir à donner un sens à son existence que s'il lutte courageusement contre ce qui lui parait être des inégalités écrasantes.
77. La conversion par contraposition. - La conversion est par la contraposition quand, après la transposition des termes d'une proposition, celle-ci devient indéfinie par la particule négative non pas. Ex. -- Quelques hommes sont justes. --- Quelques non pas justes sont non pas hommes. (Leçons de Logique)
mardi 10 avril 2012
Bruno Bettelheim
La mode veut que l'on cache ;a l'enfant que tout ce qui va mal dans la vie vient de notre propre nature : le penchant qu'ont tous les humains à agir agressivement, asocialement, égoïstement, par colère ou par angoisse. Nous désirons que nos enfants croient que l'homme est foncièrement bon. Mais les enfants savent qu'ils ne sont pas toujours bons; et souvent, même s'ils le sont, ils n'ont pas tellement envie de l'être. Cela contredit ce que leur racontent leurs parents, et l'enfant apparaît comme un monstre à ses propres yeux.
lundi 9 avril 2012
Bruno Bettelheim
Chez l'enfant comme chez l'adulte, l'inconscient est un déterminant puissant du comportement. Quand il est refoulé, le conscient finira par être en partie envahi par des dérivatifs, faute de quoi l'individu sera contraint d'exercer sur ces éléments inconscients un control si rigoureux. si compulsif, que sa personnalité se retrouvera gravement handicapée. Mais si le matériel inconscient peut à un certain degré accéder au conscient et se livrer à l'imagination, son potentiel de nocivité, pour nous-mêmes et pour les autres, et alors très réduit : une partie de sa force peut être mise au service d'objectifs positifs. Cependant, la majorité des parents croit que l'enfant doit être mis à l'abri de ce qui le trouble le plus : ses angoisses informes et sans nom, ses fantasmes chaotiques, colériques et même violents. Beaucoup pensent que seule la réalité consciente et des images généreuses devraient être présentées aux enfants, pour qu'il ne soient exposés qu'au coté ensoleillé des choses. Mais ce régime à sens unique ne peut nourrir l'esprit qu'à sens unique, et la vie n'est pas que soleil.
75. La conversion simple - La conversion est simple, quand après la transposition de termes d'une proposition, celle-ci garde la même extension, Ex. : Quelques hommes sont savants (1) ---Quelques savants sont hommes (1). Aucun homme n'est ange (E) --- Aucun ange n'est homme (E) ---. (Leçons de Logique)
dimanche 8 avril 2012
Bruno Bettelheim
Les contes de fées et la conjoncture existentielle
Pour pouvoir régler les problèmes psychologiques de la croissance (c'est-à-dire surmonter les déceptions narcissiques, les dilemmes oedipiens, les rivalités fraternelles; être capable de renoncer aux dépendances de l'enfance; affirmer sa personnalité, prendre conscience de sa propre valeur et de ses obligations morales), l'enfant a besoin de comprendre ce qui se passe dans son être conscient et, grâce a cela, de faire face également à ce qui se passe dans son inconscient. Il peut acquérir cette compréhension (qui l'aidera à lutter contre ses difficultés) non pas en apprenant rationnellement la nature et le contenu de l'inconscient, mais en se familiarisant avec lui, en brodant des rêves éveillés, en élaborant et en ruminant des fantasmes issus de certains éléments du conte qui correspond aux pressions de son inconscient. En agissant ainsi, l'enfant transforme en fantasmes le contenu de son inconscient, ce qui lui permet de mieux lui faire face. C'est ici que l'on voit la valeur inégalée du conte de fée; il ouvre de nouvelles dimensions à l'imagination de l'enfant que celui-ci serait incapable de découvrir seul. Et, ce qui est encore plus important, la forme et la structure du conte de fées lui offrent des images qu'il peut incorporer à ses rêves éveillés et qui l'aident à mieux orienter sa vie.
74. La conversion. -- La conversion est la transposition des termes de la proposition, du sujet en attribut, de l'attribut en sujet, de manière que la nouvelle proposition soit affirmative ou négative, vraie ou fausse comme la première. Ex. : La justice n'est pas le courage. ---Le courage n'est pas la justice. (Leçons de Logique)
samedi 7 avril 2012
Bruno Bettelheim
Quand une donation de la fondation Spencer m'a fourni le loisir d'étudier la contribution que peut apporter la psychanalyse à l'éducation des enfants, constatant que la lecture (que l'enfant lise lui-même ou qu'on lui lise une histoire) joue un rôle essentiel dans cette éducation, il m'a paru judicieux de profiter de l'occasion pour explorer en détail et en profondeur l'apport inestimable des contes de fées folkloriques; j'espère ainsi aider les parents et les éducateurs à mieux comprendre les mérites uniques et les inciter à leur rendre la place qu'ils ont tenue pendant des siècles et des siècles dans la vie des enfants.
73. - Règles de l'opposition des propositions. --1) Deux contradictoires ne peuvent pas être à la fois vraies ou fausses, si l'une est vraie, l'autre est fausse et réciproquement. S'il est vrai que tout homme est sage (A), il est donc faux que quelque homme n'est pas sage (O) De deux contradictoires l'une est toujours la négation de l'autre --2) Deux contraires me peuvent être vraies à la fois, mais elles peuvent être fausses. Si tout homme est sage (A) il est faux de dire qu'aucun homme n'est sage (E). Mais en supposant qu'il est faux d'affirmer que tout homme est sage (A) il peut être aussi faux d'affirmer qu'aucun homme n'est sage (E) En effet, du moment qu'on nie la sagesse à tous les hommes, il ne s'ensuit pas nécessairement que personne ne la possède.Quelques-uns peuvent l'avoir. --3) Deux sous-contraires peuvent être vraies à la fois, mais elles ne peuvent être fausses en même temps. Il est vrai de dire que quelque homme est sage (I) et n'est pas sage (O), parce qu'il n'est pas question du même homme. Mais s'il est faux de dire que quelque homme est sage (I), il s'ensuit que la proposition : Quelque homme n'est pas sage (O) est vraie. (Leçons de Logique)
vendredi 6 avril 2012
Bruno Bettelheim
Plus j'essayais de comprendre pourquoi les contes réussissaient si bien à enrichir la vie intérieure de l'enfant, plus je me rendais compte que, plus profondément que tout autre matériel de lecture, ils débutent l'a où se trouve en réalité l'enfant dans son être psychologique et affectif, ils lui parlent de ses graves pressions intérieures d'une façon qu'il enregistre inconsciemment et --- sans minimiser les luttes intimes suscitées par la croissance --- ils lui font comprendre par l'exemple qu'il existe des solutions psychologiques les plus pressantes.
jeudi 5 avril 2012
Bruno Bettelheim
L'intérêt que je porte aux contes de fées ne résulte pas de cette analyse technique de leurs mérites. Au contraire, il vient de ce que, au cours de mon expérience, je me suis souvent demandé pourquoi les enfants normaux et anormaux, et à tous les niveaux d'intelligence, trouvent les contes de fées beaucoup plus satisfaisants que toute autre histoires qu'on peut leur proposer.
71. Opposition subalterne. - L'opposition subalterne est celle qui existe entre deux propositions dont l'une est universelle et l'autre particulière. Les subalternes diffèrent par la quantité. Ex. - Tous les hommes sont sages --- Quelques hommes sont sages. Aucun homme n'est sage --- Quelque homme n'est pas sage. (Leçons de Logique)
mercredi 4 avril 2012
70. Opposition sous-contraire . - L'opposition sous-contraire est celle qui existe entre deux propositions particulières dont l'une est affirmative et l;'autre négative. Ex. - Quelques hommes sont instruits. Quelques hommes ne sont pas instruits. Les sous-contraires diffèrent entre elles par la qualité. (Leçons de Logique)
transcrit du blog de Martin :
Mathieu told me today: "You know, when you drink with a straw, you're actually drinking from the bottom of the glass, instead of the top." Now that seems to be a very simple statement, but it's the actual physical observation from a five year old. A very good one at that.''
Moi: ''Cet enfant à des observations étonnantes qui me laisse bouche bée wow!!!''
Mathieu told me today: "You know, when you drink with a straw, you're actually drinking from the bottom of the glass, instead of the top." Now that seems to be a very simple statement, but it's the actual physical observation from a five year old. A very good one at that.''
Moi: ''Cet enfant à des observations étonnantes qui me laisse bouche bée wow!!!''
Bruno Bettelheim
A force d'avoir répétés pendant des siècles (sinon des millénaires) les contes de fées se sont de plus en plus affinés et se sont chargés des significations aussi bien apparentes que cachées; ils sont arrivés à s'adresser simultanément à tous les niveaux de la personnalité humaine, en transmettant leurs messages d'une façon qui touche aussi bien l'esprit inculte de l'enfant que celui plus perfectionné de l'adulte. En utilisant sans le savoir le modèle psychanalytique de la personnalité humaine. Ils s'adressent des messages importants à l'esprit conscient, pré conscient et inconscient, quel que soit le niveau atteint par chacun d'eux. Ces histoires, qui abordent des problèmes humains universels, et en particulier ceux des enfants, s'adressent à leur moi en herbe et favorisent son développement, tout en soulagent les pressions pré conscientes et inconscientes. Tandis que l'intrigue du conte évolue, les pressions du ça se précisent et prennent corps, et l'enfant voit comment il peut les soulager tout en se conformant aux exigences du moi et du surmoi.
mardi 3 avril 2012
Bruno Bettelheim
C'est grâce aux contes de fées que l'enfant peut découvrir cette signification, Comme beaucoup d'autres notions psychologiques modernes, celle-ci a été depuis longtemps pressentie par les poètes, Schiller, par exemple, a écrit : ''Je trouvais plus de sens profond dans les contes de fées qu'on me racontait dans mon enfance que dans les vérités enseignées par la vie''
69. Opposition contraire. - L'opposition contraire est celle qui existe entre deux propositions universelles dont l'une est affirmative et l'autre négative. Ex. : Toutes les âmes humaines sont immortelles. Toutes les âmes humaines ne sont pas immortelles. Les propositions contraires sont opposées qualitativement. (Leçons de Logique)
lundi 2 avril 2012
Bruno Bettelheim
L'enfant , parce que la vie lui semble souvent déroutante, a le plus grand besoin qu'on lui donne une chance de se comprendre mieux au sein du monde complexe qu'il doit affronter. Il faut donc l'aider à mettre un peu de cohérence dans le tumulte de ses sentiments. Il a besoin d'idées qui lui permettent de mettre de l'ordre dans sa maison intérieure et sur cette base dans sa vie également. Il a besoin - et il est inutile d'insister sur ce point à l'époque actuelle de notre histoire - d'une éducation qui, subtilement, uniquement par sous-entendus, lui fasse voir les avantages d'un comportement conforme à la morale, non par l'intermédiaire de préceptes éthiques abstraits, mais par le spectacle des aspects tangibles du bien et du mal qui prennent pour lui toute leur signification.
68. Opposition contradictoires. - L'oppostion contradictoire est celle qui existe entre deux propositions dont l'une est universelle, l'autre particulière, l'une affirmative, l'autre négative. Ex. : Tous les anges sont des êtres spirituels. Quelques anges ne sont pas des êtres spirituels. Les contradictoires s'opposent donc quantitativement et qualitativement. (Leçons de Logique)
dimanche 1 avril 2012
67. Opposition des propositions. - L'opposition des propositions et l'affirmation et la négation simultanées du même attribut du même sujet, au même point de vue. Sont opposés deux propositions dont l'une est universelle, l'autre particulière (différentes par la quantité) - dont l'une est affirmative, l'autre négative (différentes par la qualité) Son encore opposées deux propositions lorsqu'elles diffèrent et par la quantité et par la qualité. (Leçons de Logique)
Bruno Bettelheim
Sur tous ces points, et sur beaucoup d'autres, rien ne peut être plus enrichissant et plus satisfaisant dans toute la littérature enfantine (à de très rares exceptions près) que les contes de fées puisées dans le folklore, et cela est aussi vrai pour les enfants que pour les adultes. A vrai dire, si on se contente d'aborder superficiellement les contes de fées, ils ont peu de choses à nous apprendre sur les conditions de vie propres à la société des masse que nous connaissons aujourd'hui ; ces contes ont été créés bien avant son événement. Mais ils ont infiniment plus de choses à nous apprendre sur les problèmes intérieurs de l'être humain et sur leurs solutions, dans toutes les sociétés que n'importe quel autre type d'histoires à la portée de l'entendement de l'enfant.Comme il est appelé à être exposé à tout moment à la société dans laquelle il vit, l'enfant apprendra certainement à s'adapter aux conditions qu'elle lui offre, pourvu que ses ressources intérieures le lui permettent.
samedi 31 mars 2012
Bruno Bettelheim
Pour qu'une histoire accroche vraiment l'attention de l'enfant, il faut qu'elle le divertisse et qu'elle éveille sa curiosité. Mais, pour enrichir sa vie, il faut en outre qu'elle stimule son imagination`qu'elle l'aide à développer son intelligence et à voir clair dans ses émotions; qu'elle soit accordée à ses angoisses et à ses aspirations; qu'elle lui fasse prendre conscience de ses difficultés, tout en lui suggérant des solutions aux problèmes qui le troublent. Bref, elle doit, en un seul et même temps, se mettre en accord avec tous les aspects de sa personnalité sans amoindrir, au contraire en la reconnaissant pleinement, la gravité de la situation de l'enfantt en lui donnant par la même occasion confiance en lui et en son avenir.
66. La proposition. - La proposition est l'expression du jugement. De même que nous exprimons l'idée par le terme, ainsi nous exprimons le jugement par la proposition. Elle contient plusieurs termes, et pour ce motif, elle est une phrase qui énonce qu'une chose est ou n'est pas. Ex. : Les communautés sont utiles. Les hommes ne sont pas parfaits. (Leçons de Logique)
Météo / Moyennes du mois de mars
Neige : 16.2
Pluie : 35.9
Maximum : 6.1 / 25.0 le 21 mars
Minimum : -1.9 / -25.0 le 6 mars
Nuages : 6/10
Vents : 9hm / 25 km les 26 et 29 mars
dominants SW
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